Les AVP (accidents de la voie publique) regroupent les chocs entre un véhicule et un animal. Ces accidents peuvent être très graves et parfois mortels. Si votre animal était tenu en laisse ou en harnais au moment du choc, le conducteur du véhicule peut être tenu pour responsable ; ce n'est pas le cas s'il déambulait en liberté sur la route.
Prévoyez un lieu au calme où la chienne se sentira en sécurité pour élever sa portée. Une caisse de mise bas (avec barres anti-écrasement) est préférable à un simple panier pour les grandes chiennes. Prévoyez une garniture de nid facile à changer (journaux, alèses, tapis type vet bed®) et une source de chaleur : le nid doit être à 30 °C la première semaine, tout en laissant à la chienne la possibilité de se réfugier dans un coin moins chaud. Habituez la future mère à sa caisse plusieurs jours à l'avance pour éviter tout stress.
Durée totale très variable : en moyenne 4 à 8 heures, mais parfois jusqu'à 24-36 heures pour de grosses portées ou une primipare. Rupture de la poche des eaux, fortes contractions, puis apparition du chiot entouré de sa poche (amnios) verdâtre. La poche se perce seule ou est percée par la mère en la léchant ; si elle n'est pas ouverte dans les 2 minutes, il faut le faire pour éviter que le chiot inspire du liquide. Le placenta est expulsé 5 à 10 minutes plus tard, souvent mangé par la mère, qui coupe aussi le cordon.
Une mise bas doit toujours être surveillée, même si la plupart des chiennes se débrouillent seules : il faut savoir être patient et n'intervenir qu'à bon escient. Gardez à portée de main le numéro de votre vétérinaire ou du vétérinaire de garde.
Une chienne ou un chien n'a pas besoin de se reproduire pour être en bonne santé physique ou mentale. Le choix des partenaires est essentiel : ils ne doivent présenter aucune tare décelable (atopie, cataracte...), être en bonne santé, et si possible avoir passé les tests de santé demandés par le club de race. Pour des animaux de race pure, il faut les faire confirmer et déclarer la saillie à la SCC pour permettre l'inscription des chiots au LOF. Une chienne ne devrait reproduire qu'à partir de ses secondes chaleurs, et ne pas avoir de première portée après 6 ans. Avant la saillie, il convient de la vermifuger et de vérifier son statut vaccinal.
Nettoyage des parties génitales conseillé 24 heures avant la saillie (poils autour de la vulve et à l'extrémité du fourreau pouvant être coupés chez les races à poils longs). Il est préférable qu'un des deux partenaires soit expérimenté. Le déroulement comprend une phase de cour et de jeux, le chevauchement puis la pénétration, et le verrouillage (le mâle se retourne, sans rester sur la femelle) — certaines saillies restent fécondantes même sans verrouillage. Il faut toujours surveiller la saillie, intervenir en cas de problème, et vérifier que le pénis du mâle est bien réintégré dans le fourreau après l'érection. Attention : plusieurs mâles peuvent féconder la même portée ; renouveler la saillie 48 heures après.
En semence fraîche : même taux de réussite (85 %) et même prolificité qu'en saillie naturelle. Indiquée en cas d'échec de la saillie naturelle (manque de libido, différence de taille...). Peut être réalisée par l'éleveur ou le vétérinaire : prélèvement du mâle par masturbation, vérification de la semence, puis insémination à l'aide d'une sonde souple à ballonnet ou d'une sonde rigide, la chienne étant maintenue postérieur relevé une dizaine de minutes. Renouvellement conseillé 48 heures après.
En semence réfrigérée ou congelée : réalisée uniquement par des vétérinaires formés. La semence réfrigérée doit être utilisée dans les 48 heures suivant le prélèvement, avec un suivi de chaleurs rigoureux. La semence congelée peut être conservée de nombreuses années dans l'azote liquide ; l'insémination intra-utérine est alors préférable pour préserver le taux de gestation et la prolificité.
Les 10 conseils de mon vétérinaire pour l'arrivée d'un chiot :
Les régimes à base de viande crue (RBVC), aussi appelés BARF (Bones and Raw Food), sont de plus en plus populaires chez les propriétaires de chiens et de chats souhaitant proposer une alimentation jugée plus « naturelle ». Ils se composent de viande, d'abats et d'os crus, parfois complétés de fruits, légumes, huiles, noix, graines et compléments alimentaires. Il existe des régimes faits maison et des régimes crus d'origine commerciale.
Les propriétaires qui donnent de la viande crue à leurs animaux évoquent certains bénéfices (amélioration du pelage, du bien-être, de l'immunité, de la longévité), mais ces avantages restent pour la plupart anecdotiques et non démontrés scientifiquement. À l'inverse, les rations faites maison peuvent être déséquilibrées, dépourvues de certains nutriments essentiels, et entraîner de graves problèmes de santé, en particulier chez les jeunes animaux en croissance (hyperthyroïdie secondaire, perforation du tube digestif, fractures dentaires...).
Les chiens nourris avec des aliments crus faits maison peuvent excréter des bactéries pathogènes (Salmonella, Campylobacter, Yersinia...), généralement absentes chez les animaux nourris avec une alimentation conventionnelle. L'alimentation crue permet aussi à certains parasites de boucler leur cycle (Toxocara spp, Toxoplasma gondii, Echinococcus granulosus, entre autres), avec des conséquences sanitaires pour l'animal comme pour son entourage. Une congélation à -20 °C pendant 1 à 2 jours inactive la plupart des parasites présents dans la viande et les abats.
Les animaux infectés après avoir mangé des aliments crus peuvent transmettre des bactéries pathogènes et zoonotiques à leurs propriétaires, par contact direct avec leurs excréments ou par contamination croisée lors de la préparation de la ration. Les chiens ayant ingéré des abats crus contaminés par des kystes d'Echinococcus granulosus peuvent excréter des œufs immédiatement infestants pour l'Homme. Les chats ingérant des kystes de Toxoplasma gondii présents dans de la viande crue non congelée peuvent excréter des oocystes dans leurs selles, un risque particulier pour les femmes enceintes n'ayant jamais été exposées au parasite.
La meilleure façon de prévenir le risque sanitaire reste de ne pas nourrir les animaux avec un régime à base de viande ou d'abats crus. Si un tel régime est malgré tout choisi, privilégier de la viande ou des abats préalablement congelés réduit le risque de transmission parasitaire. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Source : ESCCAP France (European Scientific Counsel Companion Animal Parasites).
L'oreille du chien se compose de trois parties. L'oreille externe comprend le cartilage auriculaire (le pavillon), puis le conduit auditif, d'abord vertical puis horizontal, qui se termine par la membrane tympanique (tympan). L'oreille moyenne, une cavité contenant les osselets, communique avec l'arrière-gorge via la trompe d'Eustache et se prolonge par la bulle tympanique. L'oreille interne, la plus profonde, contient la cochlée, l'organe de l'audition, ainsi que les structures de l'équilibre, à proximité du muscle temporal.
Cette anatomie particulière — un conduit auditif coudé, en L, bien plus long que chez l'Homme — explique pourquoi le chien est prédisposé aux otites : l'humidité et les débris s'évacuent moins facilement, surtout chez les races aux oreilles tombantes ou aux conduits poilus. Une bonne hygiène auriculaire régulière et une consultation rapide en cas de grattage, d'odeur ou de secouements de tête permettent d'éviter que les affections de l'oreille externe ne s'étendent vers l'oreille moyenne ou interne, plus difficiles à traiter.
Les angiostrongylus (Angiostrongylus vasorum) sont des vers non digestifs de la famille des nématodes, qui vivent dans l'artère pulmonaire et le ventricule droit de leur hôte. Le ver adulte parasite le chien, le renard (réservoir de la maladie) et d'autres carnivores, mais jamais le chat.
La femelle pond ses œufs dans l'artère pulmonaire et le ventricule droit ; les larves migrent vers les alvéoles pulmonaires, remontent l'arbre respiratoire, sont dégluties puis évacuées dans les selles. Dans l'environnement, elles sont ingérées par des hôtes intermédiaires (escargots, limaces) ; le chien se contamine en avalant ces derniers, et les larves se développent en vers adultes dans l'artère pulmonaire et le ventricule droit.
Absents au début de l'infestation, puis : toux importante, dyspnée, anémie, abattement, anorexie, troubles de la coagulation. Une forte infestation peut entraîner une insuffisance cardiaque droite ou une mort soudaine ; une infestation chronique peut causer pneumonie, anorexie, amaigrissement, cachexie et hypertension pulmonaire.
Antiparasitaires en pipette ou en comprimé selon l'espèce, le poids et le mode de vie. Rythme de vermifugation recommandé : chiots dès 2 semaines puis 4, 6 et 8 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; chatons dès 3 semaines puis 5, 7 et 9 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; adultes tous les 3 mois ; femelles reproductrices en même temps que leurs petits. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Liste des principaux antiparasitaires externes utilisables chez le chat disponibles en France. Les données proviennent des RCP des différents produits, consultables sur le site de l'ANSES (ircp.anmv.anses.fr).
| Nom déposé | Présentation | Cible / activité | Âge min. | Poids min. | Gestante | Allaitante | Molécule(s) | Délivrance | Remarques |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Advantage | spot-on | Puces (dès 3/4 sem) | 8 sem | — | oui | oui | Imidaclopride | sans ordonnance | Utilisable chez le lapin de plus de 10 semaines |
| Advocate | spot-on | Puces (4 sem), gale des oreilles, gale notoédrique, capillariose pulmonaire, thélaziose, dirofilariose (prévention), nématodes gastro-intestinaux et pulmonaires | 9 sem | 1 kg | non | non | Imidaclopride, Moxidectine | ordonnance (liste II) | Utilisable chez les furets de plus de 800 g (puces, dirofilariose) ; toxique pour les oiseaux, notamment les canaris |
| Bravecto | spot-on | Puces (12 sem), tiques (12 sem), gale des oreilles | 11 sem | 1,2 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Fluralaner | ordonnance | — |
| Bravecto Plus | spot-on | Puces (12 sem), tiques (12 sem), gale des oreilles, dirofilariose (prévention dès 8 sem), nématodes gastro-intestinaux | 9 sem | 1,2 kg | non | non | Fluralaner, Moxidectine | ordonnance (liste II) | Traitement des mâles reproducteurs non recommandé |
| Capstar | comprimé | Puces (non rémanent) | 4 sem | 1 kg | oui | oui | Nitenpyram | sans ordonnance | — |
| Comfortis | comprimé | Puces (4 sem) | 14 sem | 1,2 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Spinosad | ordonnance | Administrer pendant ou immédiatement après le repas ; prudence chez les chats épileptiques |
| Credelio | comprimé | Puces (1 mois), tiques (1 mois) | 8 sem | 0,5 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Lotilaner | ordonnance | — |
| Effipro duo | spot-on | Puces (5 sem), tiques (1 sem) | 10 sem | 1 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Fipronil, Pyriproxyfène | sans ordonnance | Ne pas utiliser chez les lapins |
| Felpreva | spot-on | Puces (13 sem), tiques (13 sem), gale des oreilles, gale notoédrique, nématodes et cestodes gastro-intestinaux, nématodes pulmonaires | 10 sem | 1 kg | non | non | Tigolaner, Emodepside, Praziquantel | ordonnance | Attention aux femmes enceintes ; interactions possibles avec ivermectine et autres lactones macrocycliques, érythromycine, prednisolone, cyclosporine |
| Frontline (spot-on) | spot-on | Puces (4 sem), tiques (2 sem), poux broyeurs | 8 sem | 1 kg | oui | oui | Fipronil | sans ordonnance | Ne pas utiliser chez les lapins |
| Frontline (spray) | spray | Puces (40 j), tiques (2 sem), poux broyeurs | — | — | innocuité non établie | innocuité non établie | Fipronil | sans ordonnance | Ne pas utiliser chez les lapins |
| Frontline Combo | spot-on | Puces (4 sem), tiques (2 sem), poux broyeurs | 8 sem | 1 kg | oui | oui (pas d'étude sur la toxicité pour les chatons de moins de 8 semaines en contact avec une chatte traitée) | Fipronil, (S)-Méthoprène | sans ordonnance | Ne pas utiliser chez les lapins |
| Nexgard Combo | spot-on | Puces (1 mois), tiques (1 mois), gale des oreilles, gale notoédrique, cestodes et nématodes gastro-intestinaux/pulmonaires, dirofilariose (prévention), Capillaria plica (traitement) | 8 sem | 0,8 kg | oui | oui | Esafoxolaner, Eprinomectine, Praziquantel | ordonnance | Innocuité non établie chez les mâles reproducteurs |
| Program 80 | solution injectable | Puces (6 mois) | — | 4 kg | oui | oui | Lufénuron | ordonnance | Ne pas utiliser chez le chien |
| Seresto | collier | Puces (7/8 mois), tiques (8 mois) | 10 sem | — | innocuité non établie | innocuité non établie | Imidaclopride, Fluméthrine | sans ordonnance | — |
| Strectis | spot-on | Puces (8 sem), tiques (5 sem) | 8 sem | 0,5 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Fipronil, Méthoprène | sans ordonnance | Ne pas utiliser chez les lapins |
| Stronghold | spot-on | Puces (1 mois), poux broyeurs, dirofilariose (prévention), ascaris et ankylostomes adultes | 6 sem | — | oui | oui | Sélamectine | ordonnance | — |
| Stronghold Plus | spot-on | Puces (5 sem), tiques (4/5 sem), poux broyeurs, ascaris et ankylostomes adultes, dirofilariose (prévention) | 8 sem | 1,25 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Sélamectine, Sarolaner | ordonnance | — |
| Vectra Felis | spot-on | Puces (1 mois) | 7 sem | 0,6 kg | innocuité non établie | innocuité non établie | Dinotéfurane, Pyriproxyfène | sans ordonnance | — |
Source : RCP des produits, ANSES-ANMV (ircp.anmv.anses.fr). Mise à jour septembre 2022 — à vérifier périodiquement, ces autorisations évoluent.
La solitude s'apprend par petites étapes, jamais en laissant le chien seul une journée entière d'un coup. On revient toujours avant qu'il ne s'agite.
Organisez-vous pour que le chien ne reste pas seul plus longtemps qu'il ne le supporte (famille, voisin, garderie, pet-sitter).
Destructions près des portes, aboiements prolongés, malpropreté ou salivation pendant les absences : ils peuvent signaler une anxiété de séparation. Parlez-en au vétérinaire, et ne punissez pas au retour.
Rituels de départ et d'arrivée — Objectif : Que départs et retours ne soient plus des moments de tension.
À éviter : Les grands adieux et les retrouvailles très excitées.
Acquisition de l'autonomie — Objectif : Que le chien supporte d'être à distance de vous.
À éviter : Le laisser vous suivre partout, y compris aux toilettes.
Jeu des portes — Objectif : Habituer le chien aux portes fermées entre vous.
À éviter : Revenir quand il pleure ou gratte : il apprend que cela vous fait revenir.
Kong™ fourré et mastications — Objectif : Offrir une activité de mastication longue et apaisante.
À éviter : Des jouets trop petits (risque d'ingestion) ou des os cuits.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Dans la grande majorité des cas, la chienne s'occupe seule de ses chiots : ouverture des poches, stimulation de la respiration par léchage, coupe du cordon ombilical. Si elle a besoin d'aide : ouvrir les poches environ 2 minutes après la naissance pour dégager le nez et la bouche, dégager les voies respiratoires (par exemple à l'aide d'un mouche-bébé), couper le cordon en posant une ligature à environ 1 cm de la paroi abdominale, vérifier l'absence d'anomalie congénitale (anus non perforé, fente palatine, bec-de-lièvre), sécher et réchauffer le chiot, puis le mettre à la mamelle pour qu'il boive le colostrum.
Favorisez le comportement maternel dans un environnement calme et familier, sans intervenir plus que nécessaire. Nettoyez minutieusement le nid après la mise bas puis au moins une fois par jour, avec une alimentation adaptée à volonté. Pendant 5 à 6 jours, surveillez la température rectale de la chienne (elle ne doit pas dépasser 39 °C) et l'aspect du lait et des mamelles : mamelles dures, décolorées, ou lait épais/jaune/malodorant doivent faire consulter en urgence (risque de mammite).
Le nid doit être chauffé à 30 °C la première semaine pour maintenir la température des chiots au-dessus de 35 °C — en dessous, le chiot ne digère plus et il ne faut pas chercher à l'alimenter. Pesez les chiots chaque jour pour vérifier leur prise de poids ; ceux qui grossissent moins vite doivent être surveillés de près et placés de préférence aux mamelles les plus productives. Dans les premières semaines, le chiot ne peut pas éliminer seul : à défaut de la mère, masser la région périnéale avec un gant humide après chaque repas jusqu'à 3 semaines. Un chiot qui arrête de téter doit recevoir de l'eau sucrée ou une aide de votre vétérinaire, les chiots étant très sensibles à la déshydratation.
Pour les chiots orphelins ou une mère défaillante, un lait maternisé spécial chiot est nécessaire (biberon si le réflexe de succion est présent, sondage pour les plus faibles — votre vétérinaire peut vous montrer le geste). À partir de 3 semaines, on peut commencer à proposer des bouillies de croquettes ou de la pâtée pour débuter le sevrage.
L'arthrose est une maladie chronique qui touche les articulations, surtout le coude, la hanche et le genou. Elle est secondaire à la destruction du cartilage, la membrane qui entoure et protège les articulations. L'arthrose est fréquente et touche surtout les chiens âgés de grande race. Plusieurs facteurs de risque existent : le surpoids, la dysplasie, les antécédents de fracture ou de rupture ligamentaire.
L'arthrose provoque une douleur plus ou moins intense, à l'origine de symptômes tels que :
L'objectif du traitement est de réduire la progression de l'arthrose et de prendre en charge la douleur du chien :
Lorsque les symptômes d'une crise d'arthrose commencent à apparaître, contactez rapidement votre vétérinaire pour mettre en place le traitement adéquat. Des analyses de sang régulières sont également recommandées pour utiliser certains médicaments sans risque (notamment les anti-inflammatoires).
L'arthrose ne se guérit pas. Le pronostic est bon car cette maladie ne diminue pas l'espérance de vie, mais elle peut néanmoins réduire considérablement le confort du chien à cause de la douleur engendrée.
L'arthrose progresse en plusieurs stades, du plus léger au plus sévère :
Ce suivi de la progression lésionnelle aide votre vétérinaire à adapter le traitement et son suivi clinique.
Une litière par chat, plus une, dans des pièces différentes si possible.
Dans un endroit calme, facile d'accès, loin des gamelles et du couchage, jamais dans un passage ni à côté d'un appareil bruyant.
Un bac assez grand (au moins une fois et demie la longueur du chat), à bords bas pour un chat âgé. Beaucoup de chats préfèrent un bac découvert et une litière fine, agglomérante et sans parfum. Changez de produit progressivement, en proposant l'ancien et le nouveau côte à côte.
Retirez les selles et les blocs chaque jour. Videz et lavez le bac à l'eau chaude chaque semaine, sans eau de Javel ni produit parfumé.
Consultez d'abord votre vétérinaire : une douleur urinaire ou articulaire est fréquente. Nettoyez les souillures avec un produit enzymatique, ne le grondez jamais.
Litière : tout ce qu'il faut savoir — Objectif : Une litière que le chat a envie d'utiliser.
À éviter : Les produits javellisés ou parfumés et les emplacements bruyants.
Organisation du territoire du chat — Objectif : Aménager la maison pour répondre aux besoins du chat et limiter les conflits.
À éviter : Regrouper gamelle, eau et litière au même endroit.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Repérez les dates à risque (14 juillet, 31 décembre, saison des orages). Parlez au vétérinaire d'un éventuel traitement plusieurs jours à l'avance, pas le soir même, et testez-le avant le jour J. Les produits sans ordonnance suffisent rarement pour une vraie phobie.
Préparez un coin où il aime se cacher (chambre, sous un lit, placard) : ce jour-là, même un endroit habituellement interdit est permis. Mettez un fond sonore (radio, télévision) à volume modéré.
Agissez avant que la peur ne monte. Restez près de lui s'il le recherche, ou occupez-vous tranquillement dans la même pièce s'il préfère s'isoler. Si les feux sont tirés tout près, partez en voiture vers un endroit plus calme avant qu'ils ne commencent.
Les fugues sont fréquentes, même chez un chien qui n'avait jamais eu peur : identification à jour, promenade avant la tombée de la nuit, en laisse et harnais bien ajusté, portail et fenêtres fermés.
Gronder le chien, le laisser dehors, l'emmener voir les feux, même dans les bras.
Peur des bruits — Objectif : Aider le chien à traverser les épisodes de bruit (orage, feux d'artifice).
À éviter : Gronder le chien qui a peur, ou le forcer à rester près de la source du bruit.
Contre-conditionnement aux bruits — Objectif : Que le bruit devienne annonciateur de bonnes choses.
À éviter : Monter le volume trop vite : l'exercice aggraverait la peur.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Les calculs urinaires sont de petits cailloux qui se forment dans les urines à partir de cristaux (struvite, oxalate…) : une affection assez fréquente chez le chien. Ils sont plus ou moins gros, se trouvent généralement dans la vessie mais peuvent aussi descendre dans l'urètre. Les chiens en surpoids, nourris avec une alimentation de mauvaise qualité, sont les plus touchés.
Variables selon la localisation des calculs : envie d'uriner en permanence, émission d'urine au goutte-à-goutte, douleur en urinant, urines malodorantes ou teintées de sang, léchage du bas-ventre. Si le calcul bloque l'urètre, le chien n'arrive plus du tout à uriner — c'est une urgence.
Une obstruction urinaire doit être prise en charge en urgence : pose d'une sonde urinaire pour débloquer l'urètre, traitement antidouleur et anti-inflammatoire, perfusion. Une fois l'obstruction résolue, une alimentation spéciale (croquettes ou pâtées adaptées) est prescrite pour éviter les récidives ; en cas d'obstructions trop fréquentes, une chirurgie peut être envisagée. Pour des calculs présents uniquement dans la vessie, le traitement passe par une alimentation spécialisée pour les dissoudre, associée à des antidouleurs et anti-inflammatoires, avec une chirurgie de retrait possible si besoin.
Le pronostic est toujours réservé en cas d'obstruction complète de l'urètre. En dehors de ce cas, si les calculs sont pris en charge assez vite, le pronostic est plutôt bon.
Document obligatoire avant acquisition d’un furet.
Rappel des obligations légales, des besoins du chat (bien-être, alimentation, soins, identification), et des questions à se poser avant l’adoption.
Document légal rappelant les responsabilités du futur détenteur : besoins du chien, bien-être/bientraitance, coûts, identification obligatoire, catégories règlementées, etc. À lire et signer avant toute acquisition (décret 2022-1012).
Document officiel prévu par le Décret 2022-1012 du 18 juillet 2022 relatif à la protection des animaux de compagnie. Il rappelle les obligations légales, les besoins spécifiques du lapin (alimentation, hébergement, soins, socialisation) et les implications financières et organisationnelles liées à son adoption.
Document officiel définissant les bonnes pratiques d’élevage et de sélection. Vise à garantir santé, bien-être, et aptitudes comportementales des chiens de protection des troupeaux.
La robe merle est une couleur de pelage fréquente chez certaines races : teinte dominante avec des taches diluées irrégulières. On distingue le bleu merle (robe grise) et le rouge merle (robe marron) ; les yeux sont souvent bleus ou vairons. Cette robe est d'origine génétique, liée à une variation du gène appelé allèle M.
Beauceron, Berger australien, Berger des Pyrénées, Berger des Shetlands, Border Collie, Chihuahua, Colley, Corgi, Teckel, entre autres.
L'allèle M se transmet de façon dominante : il suffit qu'un seul parent soit merle pour que le chiot hérite de l'allèle. Certains chiens sont porteurs du gène sans que leur robe ne le montre : on parle de « merles fantômes ».
Les chiots issus du croisement de deux chiens merles (donc porteurs de deux allèles M, dits « double merle ») ont un risque élevé d'être aveugles, sourds ou atteints de malformations. Il est donc conseillé de réaliser un test ADN chez tout chien destiné à la reproduction, afin de détecter un éventuel allèle M et d'éviter une portée double merle.
Un enfant et un chien ne restent jamais ensemble sans la surveillance active d'un adulte, même avec un chien « très gentil ».
Ne pas déranger un chien qui mange, dort ou mâche un objet. Ne pas le serrer dans ses bras, ne pas lui faire de bisous sur la tête, ne pas le poursuivre. Lui laisser toujours une issue.
Il détourne la tête, se lèche les babines, bâille, se fige, montre le blanc des yeux, grogne. À ce moment, on arrête l'interaction.
Donnez au chien un refuge interdit aux enfants. Utilisez des barrières. Ne punissez jamais un grognement : c'est un avertissement utile.
Isolement protecteur — Objectif : Que le chien dispose d'un endroit où il se sent en sécurité.
À éviter : Sortir le chien de force de son refuge.
Situation ouverte — Objectif : Qu'un chien qui a peur puisse toujours s'éloigner plutôt que de mordre.
À éviter : Se pencher au-dessus du chien ou le prendre de force.
Grognement : pas de ça chez nous ! — Objectif : Gérer un grognement sans escalade ni prise de risque.
À éviter : Punir le grognement : le chien risque de mordre sans prévenir.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Fiches éducatives pour enfants et familles, permettant d’apprendre en s’amusant le respect des animaux et leurs besoins fondamentaux.
L'entraînement doit se faire progressivement, sur plusieurs jours à semaines : dès son plus jeune âge, touchez régulièrement l'extrémité de ses pattes en appuyant légèrement comme pour faire sortir les griffes, posez le coupe-griffe à côté de lui pour qu'il s'y habitue, puis réalisez les points ci-dessus progressivement — une étape par jour, en récompensant chaque réussite, et ne passez à l'étape suivante qu'une fois la précédente bien assimilée.
Les mêmes étapes s'appliquent, à l'exception des points 2 et 5 qui sont spécifiques au chat.
Avant tout, il faut déterminer la cause de ce comportement indésirable : mauvaise santé dentaire, angoisse de séparation, stress, poussée dentaire ou ennui peuvent être à l'origine de ces mauvaises habitudes.
Un programme d'exercice quotidien (jeu de balle, promenade) permet de dépenser l'énergie que le chien pourrait détourner vers le mordillement des meubles. Cacher des récompenses, proposer des jouets distributeurs de nourriture ou faire travailler le chien pour obtenir une friandise apporte une stimulation mentale qui prévient également ces comportements.
Aménagez un endroit sûr et réconfortant (cage ou pièce fermée avec nourriture, eau et jouets) pour prévenir tout danger tout en apportant confort et plaisir à votre chien pendant votre absence. Votre vétérinaire peut vous aider à identifier la cause si le comportement persiste.
La socialisation — la rencontre avec d'autres individus de la même espèce — est indispensable pour le chiot. Tous les propriétaires devraient savoir comment socialiser leur chiot en toute sécurité : l'excitation de l'acquisition d'un nouveau compagnon ne doit pas faire oublier que des soins vétérinaires sont essentiels avant de le présenter à d'autres animaux.
Votre chiot a besoin d'une protection vaccinale complète avant :
Une seule injection de la primovaccination ne constitue pas une protection suffisante : le protocole débute généralement vers 8 semaines et la dernière injection a lieu vers 16 semaines (le calendrier pouvant être ajusté selon chaque animal — suivez les conseils de votre vétérinaire).
Une coproscopie, un traitement vermifuge et un traitement antiparasitaire externe régulier sont vivement recommandés pour protéger votre chiot et ses compagnons de jeu contre les parasites internes et externes.
…détruit mes affaires ? La cause principale est souvent l'ennui : proposez de longues balades pour dépenser son énergie, cachez les objets de valeur, utilisez un répulsif, laissez des jouets résistants garnis de friandises pendant votre absence, et apprenez-lui l'indépendance (ne pas le laisser dormir avec vous, ignorer ses sollicitations, rester neutre à votre retour).
…ne répond pas quand je l'appelle ? Entraînez-vous chez vous dans un espace clos : accroupissez-vous, parlez d'une voix aiguë, appelez-le puis donnez un ordre (« assis », « au pied »), récompensez-le lorsqu'il vient sans jamais courir après lui, et entraînez-vous au moment des repas.
…aboie sans arrêt ? Cherchez la cause (ennui, peur, anxiété, défense du territoire, recherche d'attention). Apprenez l'ordre « silence » en récompensant le calme, ou à l'inverse l'ordre « aboyer » pour mieux le contrôler. Ne criez jamais plus fort que lui ; un collier anti-aboiement peut être envisagé en dernier recours.
…n'est pas propre ? Sortez-le le plus souvent possible dans un endroit calme, immédiatement après le réveil, les repas et les jeux. Ne mettez pas fin à la promenade juste après ses besoins, félicitez-le systématiquement, et limitez son espace lorsqu'il est seul.
…tire en laisse ? Captez son attention (paroles, ordres, gestes), changez de direction dès qu'il tire en répétant « au pied » et félicitez-le lorsqu'il obéit. Marchez laisse détendue avec une friandise à la main ; le harnais est préférable au collier.
…est agressif envers les autres chiens ? Organisez des rencontres contrôlées avec un chien de gabarit et de tempérament équilibré, dans un lieu calme et sécurisé. Restez calme, ne tirez pas sur la laisse, habituez-le positivement à la muselière et parlez-en à votre vétérinaire.
…a tendance à mordiller/pincer ? Soyez à l'initiative des contacts et ignorez ses sollicitations tant qu'il n'a pas renoncé à mordiller ; poussez un petit cri ou soufflez dès qu'il mordille, proposez une activité de mastication adaptée, et isolez-le 5 à 10 minutes si besoin.
…ne supporte pas la voiture ? Habituez-le dès le plus jeune âge : conduisez doucement, proposez un jouet, félicitez et récompensez après le trajet. N'accordez pas d'attention à ses pleurs, arrêtez-vous toutes les 1 à 2 heures sur les longs trajets, sécurisez-le (harnais ceinture, grille, cage de transport) et demandez conseil à votre vétérinaire en cas de mal des transports.
…quémande à table ? Ne lui donnez jamais à manger à table et ignorez-le totalement. Apprenez-lui à rejoindre son panier pendant les repas à l'aide de friandises et de l'ordre « au panier », et prévoyez une séance de jeu ou une longue balade avant le repas.
…saute sur les gens ? Ignorez-le lorsqu'il saute (ne le regardez pas, ne lui parlez pas), accordez-lui de l'attention une fois calmé, et apprenez-lui à s'asseoir avant les caresses.
Explications sur la maladie épileptique : causes, symptômes, examens diagnostiques. Importance du suivi médical et du traitement adapté.
Une conjonctivite est une inflammation de la conjonctive, le tissu qui recouvre la sclère (le blanc de l'œil) et l'intérieur des paupières. Une blépharite est une inflammation de la paupière. Ces deux affections sont généralement douloureuses et se manifestent par un œil rouge et larmoyant ; lors de conjonctivite, l'animal présente aussi une sensation d'éblouissement.
Les conjonctivites et blépharites peuvent avoir une origine bactérienne (Staphylococcus, Streptococcus, Mycoplasma...), mais aussi :
Ces affections étant douloureuses et pouvant facilement entraîner des complications, la mise en place d'un traitement est importante : suivez les recommandations de votre vétérinaire, qui prescrira généralement un nettoyant oculaire, un protecteur cornéen et/ou un traitement antibiotique et/ou corticoïde selon la cause identifiée. Pour éviter les récidives, il est essentiel de respecter la durée complète du traitement prescrit, même si les symptômes s'améliorent rapidement.
Retirer toute nourriture 6 à 8 heures minimum avant l'heure prévue de l'intervention (attention aux autres gamelles, aux restes de repas, à l'accès à l'extérieur pour un chat chasseur). L'eau reste à volonté jusqu'au départ pour la clinique. Pour un chien, une balade avant le départ lui permet de faire ses besoins. Pour un chat, le mettre au calme dans sa caisse, avec une couverture, des phéromones ou un linge imprégné de l'odeur de la maison si besoin.
À poursuivre le jour de l'anesthésie : traitement thyroïdien, anti-inflammatoire ou comportemental, anxiolytiques, traitement cardiaque, antibiotiques, corticoïdes (à ne jamais arrêter brutalement).
À éviter le jour de l'anesthésie : anti-hypertenseurs (IEC), anticoagulants (à arrêter 2 semaines avant une chirurgie).
Demandez toujours l'avis de votre vétérinaire avant d'interrompre un traitement ou avant toute anesthésie. Chaque animal étant unique, respectez avant tout les consignes spécifiques données par votre vétérinaire traitant.
Les griffes d'un chien s'usent normalement seules sur un sol abrasif (goudron par exemple) ; si ce n'est pas suffisant, il faut les couper pour éviter les complications. Des griffes trop longues rendent la marche inconfortable voire douloureuse, et augmentent le risque de griffe incarnée, fissurée ou cassée (plaies douloureuses, abcès).
Lorsqu'elles ne s'usent pas assez (chiens portés, chiens âgés, anomalie de positionnement d'une griffe…). Les ergots, qui ne touchent pas le sol, sont à couper plus régulièrement. Entendre les griffes cogner le sol, un chien qui boite, ou sentir ses griffes quand il saute sur vous sont des signes qu'une coupe est nécessaire : surveillez régulièrement les griffes de votre animal.
À l'avant, le chien possède 5 doigts : le premier, appelé « ergot », est en face interne et ne touche pas le sol (il correspond à notre pouce) ; les quatre autres sont en contact avec le sol. À l'arrière, il possède 4 doigts en contact avec le sol ; le premier est absent, sauf chez certaines races comme le Beauceron.
La coupe doit être réalisée avec un coupe-griffes adapté à la taille du chien, chez votre vétérinaire ou à la maison après qu'un professionnel vous en ait montré le geste — le plus difficile étant d'identifier la limite jusqu'où couper. Il est recommandé d'habituer l'animal à cette manipulation dès son plus jeune âge : sans habitude, la coupe des griffes peut vite devenir une source de stress et sa réalisation plus difficile.
Depuis le 26 mars 2021, il est interdit par la loi d'enterrer le corps de son animal de compagnie dans son jardin ou en forêt, quel que soit son poids. Les solutions possibles sont les services de crémation ou l'inhumation dans un cimetière animalier.
Permet d'être présent le jour de l'incinération, sur le site du crématorium. Ce service comprend la prise en charge et le transfert de l'animal depuis la clinique (ou une prise en charge à domicile en option), la possibilité de se faire accompagner par un conseiller funéraire, de se recueillir dans un salon privé après une toilette funéraire, et d'assister à distance au début de la crémation. Les cendres sont ensuite remises dans une urne standard ou décorative. Tarifs à partir de 345 € pour un chien ou un chat, et de 255 € pour un NAC.
Incinération individualisée, avec restitution des cendres dans une urne standard ou décorative. L'animal est identifié par une plaque métallique numérotée tout au long du processus, aux côtés d'autres compagnons ayant fait le même choix ; la restitution se fait chez le vétérinaire ou en agence. Tarifs à partir de 194 € pour un chien ou un chat, et de 142 € pour un NAC.
Incinération collective de plusieurs animaux, ce qui rend impossible la restitution individuelle des cendres : celles-ci sont inhumées dans un site dédié et privé. Tarifs à partir de 82,50 € pour un chien ou un chat, et de 66 € pour un NAC.
Une crise d'épilepsie résulte d'une activité électrique anormale dans le cerveau. On distingue deux grands types : la crise généralisée (l'animal est inconscient) et la crise partielle (l'animal reste conscient).
Dure de quelques secondes à quelques minutes (souvent perçue comme plus longue par le propriétaire). L'animal est inconscient, avec raideur musculaire, pédalage des membres, claquement de la mâchoire, tête relevée en arrière, hypersalivation, émission d'urine et/ou de selles, respiration irrégulière.
Dure généralement quelques minutes. L'animal reste conscient : comportements inhabituels (absences, mouvement involontaire d'une patte, tremblements de la tête, « gobage de mouches », hurlements de panique, mouvements rapides des yeux, gémissements, hypersalivation, sursauts).
Le type, la durée ou la fréquence des crises ne permettent pas à eux seuls de déterminer l'origine de l'épilepsie (idiopathique, structurale ou réactive) : seul un examen vétérinaire le peut. Restez vigilant et informez votre vétérinaire si la fréquence ou l'intensité des crises augmente.
On parle de cryptorchidie (ou ectopie testiculaire) lorsqu'un ou les deux testicules ne sont pas descendus dans le scrotum. C'est une anomalie assez répandue chez le chien, plus rare chez le chat. Elle n'entraîne pas de signes cliniques spécifiques ; le diagnostic définitif est généralement posé avant 6 mois pour les petites races, 6 à 12 mois pour les grandes races.
Les testicules se développent dans l'abdomen pendant la vie embryonnaire puis migrent vers le scrotum au cours de la croissance. Si cette migration ne se fait pas correctement, un ou les deux testicules restent en position abdominale, inguinale ou sous-cutanée, en avant du scrotum.
Certaines races sont plus concernées : Chihuahua, Yorkshire, Teckel, Schnauzer miniature, Boxer, Bouledogue anglais, Husky, Caniche, Shetland, Berger allemand, notamment. En raison du caractère héréditaire suspecté, il est déconseillé de faire reproduire les chiens atteints.
Le traitement consiste, dans la majorité des cas, à retirer chirurgicalement le testicule mal positionné (plusieurs techniques existent), avec analyse histologique systématique. Le pronostic est bon après le retrait.
Le cycle sexuel de la chienne dure en moyenne 6 mois, avec une forte variation selon la race et l'individu — il est important que le cycle reste régulier. Il débute à la puberté, en moyenne vers 6 mois pour les petites races, jusqu'à 15, voire 24 mois pour les races géantes. Il comprend 4 phases : proœstrus, œstrus, métœstrus (ou diœstrus) et anœstrus. Les « chaleurs », d'une durée moyenne de 21 jours, correspondent au proœstrus et à l'œstrus. Il n'y a pas de ménopause chez la chienne, et elle n'a pas besoin d'avoir des chiots pour être en bonne santé physique ou mentale.
Proœstrus (environ 10 jours) : pertes sanguinolentes et vulve enflée (signes parfois absents), phase de croissance des follicules ovariens ; la chienne attire le mâle mais refuse généralement l'accouplement.
Œstrus (7 jours en moyenne, de 3 à 30 jours) : les écoulements deviennent moins abondants et moins sanguinolents, la chienne recherche et accepte l'accouplement. L'ovulation libère les ovocytes, qui doivent mûrir 48 heures avant la fécondation.
Métœstrus (environ 2 mois) : taux de progestérone élevé que la chienne soit gestante ou non, la vulve reprend sa taille normale, relâchement de la sangle abdominale, développement du tissu mammaire. C'est la période à risque de grossesse nerveuse (comportement maternant, chienne plus « collante ») et de pyomètre (infection de l'utérus) : consultez rapidement votre vétérinaire en cas de doute. Il est conseillé de stériliser les chiennes qui font des grossesses nerveuses à chaque cycle.
Anœstrus (4 à 5 mois en moyenne) : période de repos sexuel, dont la régularité est importante — une variabilité de sa durée évoque souvent un trouble de la reproduction. C'est la période privilégiée pour la stérilisation.
Encadre les conditions de cession des animaux de compagnie (information, certificats, protection animale). Important pour éleveurs et adoptants.
Les chats cachent naturellement leurs douleurs. Le propriétaire est le mieux placé pour observer, au quotidien, les changements de comportement liés à l'arthrose.
Pensez à la semaine écoulée et demandez-vous si votre chat présente l'un des signes suivants, liés à une douleur articulaire :
Votre chat monte en ramenant simultanément ses deux pattes arrière sur la prochaine marche, ou il s'arrête pour faire des pauses.
Votre chat descend en diagonale, ou une marche à la fois, ou bien il s'arrête pour faire des pauses.
Votre chat ralentit ou fait des pauses ; il garde ses pattes arrière rapprochées l'une de l'autre lorsqu'il court.
Votre chat hésite avant de sauter, n'atteint pas sa cible en un seul saut, ou utilise ses pattes avant pour s'accrocher et se hisser à l'endroit qu'il veut atteindre.
Votre chat hésite avant de descendre, fait plusieurs petits sauts au lieu d'un grand, ou tend ses pattes avant vers le sol et se laisse glisser au lieu de sauter.
Votre chat se déplace à une vitesse plus lente et alterne entre la course et la marche, ou garde ses pattes arrière proches l'une de l'autre.
Si vous avez constaté l'un de ces changements, il est possible que votre chat ressente des douleurs arthrosiques. Faites part de vos observations à votre vétérinaire, qui réalisera un examen complet pour confirmer le diagnostic. Cette liste d'observation n'est pas à elle seule un outil de diagnostic.
La douleur chronique liée à l'arthrose peut affecter la vitalité, le confort et le bien-être émotionnel de votre chat, parfois avant même l'apparition d'une boiterie visible. En pensant à la semaine écoulée, vous pouvez évaluer votre chat (de « très peu » à « beaucoup ») sur les critères suivants :
L'arthrose peut toucher des chats de tout âge, et concerne plus de 60 % des chats de plus de 6 ans. Sans prise en charge, elle a tendance à s'aggraver avec le temps.
Sources : Musculoskeletal Pain Screening Checklist (MiPSC) © 2019 North Carolina State University ; Reid J, Nolan AM, Scott EM. Measuring pain in dogs and cats using structured behavioural observation. Vet J 2018;236:72-79 ; Slingerland LI, et al. Cross-sectional study of the prevalence and clinical features of osteoarthritis in 100 cats. Vet J 2011;187(3):304-9.
La dermatite atopique est une inflammation chronique de la peau, source de démangeaisons sévères. Elle est due à une anomalie de la barrière cutanée associée à une allergie à des allergènes de l'environnement (acariens, poussières, aliments…) : la peau, plus sèche et plus perméable, laisse passer les allergènes comme une passoire. Ce n'est pas contagieux. Assez fréquente, elle se déclenche généralement entre 6 mois et 3 ans, dure toute la vie du chien et peut s'aggraver à certaines saisons.
Apparaissent par crises plus ou moins régulières : rougeurs qui démangent énormément, parfois avec perte de poils (surtout au niveau du visage, des plis et du ventre) ; otites (oreilles rouges, chien qui se secoue la tête).
La dermatite atopique ne se guérit pas, mais plusieurs traitements permettent de la contrôler lors des crises : soins locaux (shampoings, sprays hydratants et apaisants, pommades anti-inflammatoires, nettoyants auriculaires), corticoïdes, immunomodulateurs, médicaments anti-démangeaisons, alimentation spécifique, et antibiotiques en cas de surinfection. Votre vétérinaire vous proposera le traitement le plus adapté à votre chien.
Dès les premiers symptômes d'une crise, contactez rapidement votre vétérinaire pour mettre en place un traitement adéquat. Un chien atteint le restera toute sa vie (pas de guérison possible), mais les traitements permettent de réduire la gravité des crises.
Le chiot dort 90 % du temps, rampe pour se déplacer, est sourd et aveugle (oreilles et yeux fermés), a besoin de chaleur (mère ou lampe chauffante). Il présente plusieurs réflexes : périnéal (déclenché quand la mère le lèche pour qu'il se soulage), de fouissement (pousse contre tout obstacle rencontré par sa tête), de thermotactisme (recherche de la chaleur, qui l'aide à trouver le ventre maternel). Il est sensible aux phéromones : au niveau des tétines pour stimuler la tétée, dans le liquide amniotique pour le lien d'attachement, sur la ligne des mamelles pour l'apaisement.
Les yeux et les oreilles s'ouvrent : le chiot voit et entend, ce qui lui permet de commencer à s'orienter. Les réflexes de fouissement, de thermotactisme et périnéal disparaissent ; le lien d'attachement à la mère se construit.
Le chiot joue avec ses frères et sœurs, la queue de sa mère, des feuilles, des insectes ; il s'exerce physiquement (course, sauts) pour son développement musculaire et sensoriel. Grâce à l'odorat, il trouve un lieu d'élimination loin du nid et devient propre s'il a accès à l'extérieur ; il apprend à reconnaître les odeurs, les formes et les mouvements, et communique avec sa mère (gémissements, aboiements, grognements). Vers la 4e semaine apparaissent les premières dents (aliments solides possibles) ; il mordille pour apprendre l'autocontrôle de la morsure, réprimandé par la mère lors des jeux et des bagarres avec ses frères et sœurs, ce qui régule son équilibre émotionnel.
Dans cette période, une fenêtre sensible de socialisation s'étend de 3 semaines à 3 mois, en deux phases : de la 3e à la 5e semaine, le chiot est attiré par tous les individus quelle que soit leur espèce et mémorise les caractéristiques de son répertoire d'espèces connues (un chiot non manipulé par l'humain avant sa 5e semaine risque d'y être moins familiarisé) ; de la 5e à la 7e semaine, l'attirance pour la nouveauté diminue progressivement jusqu'à 12 semaines, au-delà desquelles toute nouvelle espèce rencontrée sera plus longue à intégrer.
Toutes les stimulations de l'environnement sont perçues et classées comme agréables ou non : face à un stimulus nouveau, si le chiot a peur, il se réfugie auprès de sa mère qui le rassure et l'événement est alors associé à du positif ; si la mère a peur également, le chiot l'associera au contraire à du négatif.
Le diabète sucré est une maladie liée à une hyperglycémie chronique (taux de glucose sanguin trop élevé), secondaire à un problème de production d'insuline par le pancréas — l'hormone qui régule la glycémie. C'est une maladie assez fréquente chez les chiens âgés, surtout les femelles non stérilisées en surpoids.
L'objectif est de réduire les symptômes et de contrôler la glycémie : injections d'insuline selon les recommandations de votre vétérinaire (qui vous montrera le geste), alimentation riche en protéines et faible en glucides (des aliments industriels adaptés existent), perte de poids si besoin, et stérilisation chirurgicale fortement recommandée chez les femelles non stérilisées pour faciliter le contrôle de la glycémie.
Des consultations de contrôle sont nécessaires pour mesurer la glycémie et adapter la dose d'insuline si besoin. Des tremblements, une faiblesse voire des convulsions signent une hypoglycémie : essayez de donner du sucre ou du miel sur les gencives et contactez votre vétérinaire. Le diabète ne se guérit pas, mais avec un traitement adapté le pronostic est bon à long terme.
Une crise d'épilepsie ne veut pas dire que l'animal est épileptique : une crise convulsive est un symptôme, comme le vomissement, et différentes maladies ou anomalies peuvent en être la cause.
À savoir : certains aliments et toxiques peuvent provoquer des convulsions. Soyez vigilant et informez votre vétérinaire si la fréquence ou l'intensité des crises augmente.
Respectez scrupuleusement les indications de l'ordonnance : durée, dose, fréquence, voie et moment d'administration. Ne donnez jamais un médicament à un autre animal sans l'avis du vétérinaire. Si la durée de conservation après ouverture ou la date de péremption sont dépassées, rapportez le médicament à votre vétérinaire ou pharmacien. Lavez-vous bien les mains après chaque administration.
Conservez les médicaments dans leur boîte, avec la notice et l'ordonnance, dans une pharmacie hors de portée des enfants et distincte de celle des humains. Si un médicament doit être réfrigéré, placez-le dans une boîte marquée au nom de l'animal.
Respectez les consignes du vétérinaire concernant le moment d'administration (avant, pendant ou après le repas). Pour les médicaments à base d'argile ou de charbon, espacez les prises d'au moins 30 minutes avec les autres traitements ou repas. Si votre animal vomit plus d'une heure après l'administration, ne redonnez pas le médicament et contactez votre vétérinaire.
La plupart sont toxiques pour les poissons et organismes aquatiques : évitez que votre chien se baigne dans les 3 jours suivant l'application. Ne lavez pas l'animal dans les 48 heures avant et après l'application (le produit se diffusant via le sébum), sous peine de réduire son efficacité. Certaines pipettes peuvent tacher le cuir ou le plastique ; portez des gants et lavez-vous bien les mains après application, sans caresser l'animal dans les heures qui suivent (en particulier pour les enfants et femmes enceintes), et évitez de le faire dormir sur le lit ce soir-là. Attention : certaines pipettes pour chiens sont toxiques, voire mortelles pour les chats.
Essuyez le collier avant de le poser, et ajustez-le pour qu'il reste bien contre la peau tout le tour du cou tout en laissant passer deux doigts. Retirez-le en cas de baignade, car il peut être toxique pour les poissons et autres organismes aquatiques (et cela réduit sa durée d'efficacité). Ne laissez pas les enfants toucher ou jouer avec le collier, et lavez-vous les mains après manipulation.
L'éclampsie (ou tétanie puerpérale) est causée par une hypocalcémie importante, due à une forte mobilisation du calcium sanguin de la chienne pour la fabrication des os des fœtus en fin de gestation puis pour la production de lait. Elle peut apparaître à tout moment à partir de la fin de la gestation, mais se développe le plus souvent 3 à 4 semaines après la mise bas, quand la consommation de lait des chiots est maximale. C'est une vraie urgence : l'animal est hospitalisé dans la majorité des cas.
Toutes les chiennes peuvent être touchées, mais celles de petite taille ou ayant de grandes portées sont plus à risque (Caniche, Chihuahua, Pinscher nain, notamment). Les chattes peuvent également être concernées.
Donnez un aliment adapté à la gestation et à la lactation, avec des taux de calcium et de phosphore bien équilibrés. Ne supplémentez jamais la ration en calcium pendant la gestation, cela perturberait la régulation autonome du calcium ; évitez une alimentation riche en maïs ou en riz, qui diminue son absorption. Faites suivre votre chienne par votre vétérinaire.
Un allaitement artificiel au biberon avec du lait maternisé peut être mis en place pour les chiots. Au retour de la chienne, une alternance entre allaitement maternel et biberon peut la soulager, associée si besoin à une supplémentation en calcium et une alimentation adaptée prescrites par votre vétérinaire.
Au moins 2 à 3 sorties par jour, dont une longue où le chien peut renifler librement (longe de 5 à 10 m si le rappel n'est pas fiable). Renifler fatigue et apaise.
Changez d'itinéraires, de lieux, de surfaces ; prévoyez des rencontres choisies avec des chiens équilibrés.
Un adulte dort 12 à 14 heures par jour : prévoyez un couchage au calme, respecté par tous.
Jeu de pistage — Objectif : Utiliser le flair pour fatiguer mentalement le chien et l'apaiser.
À éviter : Aider le chien trop vite : laissez-le chercher.
Jeux intellectuels — Objectif : Occuper le chien avec des activités de réflexion.
À éviter : Laisser le chien s'énerver sur un jeu trop difficile.
Kong™ fourré et mastications — Objectif : Offrir une activité de mastication longue et apaisante.
À éviter : Des jouets trop petits (risque d'ingestion) ou des os cuits.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Un chat d'intérieur qui s'ennuie peut devenir anxieux, agressif dans le jeu ou malpropre. Ses besoins de chasse, d'exploration et de hauteur doivent trouver un exutoire.
2 à 3 courtes séances de jeu par jour, une partie de la ration à « chasser », des hauteurs pour observer, des cachettes, des griffoirs.
Herbe à chat, nouvelles cachettes de temps en temps (cartons), fenêtre sécurisée sur l'extérieur.
Chasse à la croquette — Objectif : Permettre au chat d'exprimer sa chasse de façon adaptée.
À éviter : Des jeux qui finissent sans « proie » à attraper.
Se contrôler dans le jeu — Objectif : Des jeux intenses qui se terminent calmement.
À éviter : Arrêter brutalement le jeu en pleine excitation.
Jeux intellectuels — Objectif : Occuper le chien avec des activités de réflexion.
À éviter : Laisser le chien s'énerver sur un jeu trop difficile.
Poste d'observation — Objectif : Offrir au chat une hauteur sûre d'où il observe sans être atteint.
À éviter : Le déloger de son poste.
Organisation du territoire du chat — Objectif : Aménager la maison pour répondre aux besoins du chat et limiter les conflits.
À éviter : Regrouper gamelle, eau et litière au même endroit.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Le crapaud possède des glandes à venin sur le dos. Une pression sur son corps libère ce venin, qui pénètre dans l'organisme au contact des muqueuses (yeux, gueule) — la peau saine est en revanche une barrière suffisante. L'intoxication, courante au printemps et en été après le coucher du soleil, survient quand le chien joue avec un crapaud en le prenant dans sa gueule ou en le léchant (plus rarement en l'avalant).
Une fois dans le sang, les molécules toxiques agissent surtout sur le cœur et le système nerveux ; le venin, acide, est aussi irritant. Les signes apparaissent rapidement : hypersalivation immédiate, troubles neurologiques (démarche ébrieuse, hallucinations, tremblements, convulsions), troubles cardiaques, abattement, lésions oculaires (ulcères, conjonctivite), vomissements et autres troubles digestifs dans les cas graves.
La gravité dépend de la taille du chien, de celle du crapaud et de l'importance du contact.
L'hospitalisation est souvent recommandée, voire indispensable dans les cas graves : perfusions, surveillance cardiaque (auscultation, électrocardiogramme), traitements adaptés aux signes (neurologiques, digestifs, oculaires) et mesures de réanimation si besoin. Pour un petit chien, le contact avec un crapaud peut être fatal ; pour un grand chien, le pronostic est généralement bon.
La chenille processionnaire (Thaumetopoea pityocampa, la chenille du pin étant l'espèce la plus rencontrée) est la larve d'un papillon nocturne, facilement reconnaissable car les chenilles se déplacent en file les unes derrière les autres. C'est au printemps (généralement mars-avril, de plus en plus tôt) qu'elles partent en procession pour se métamorphoser. Leurs poils contiennent une toxine urticante et allergisante, dangereuse pour le chat, le chien (le plus touché) et l'Homme.
Les lésions touchent surtout la bouche, les yeux et la face (plus rarement l'appareil respiratoire par inhalation des poils) et sont très douloureuses. Dans les 2 heures suivant le contact : salivation excessive, vomissements, gonflement de la face et des babines, démangeaisons, gonflement de la langue qui peut rougir avec des zones blanches. En 24 à 48 h, une partie de la langue peut nécroser et tomber (le chien peut vivre correctement avec un fragment de langue en moins, mais des difficultés à boire et se nourrir sont possibles dans les cas graves). Ulcères cornéens, hématomes, détresse respiratoire ou état de choc peuvent également survenir, notamment en cas d'inhalation des poils.
L'hospitalisation est souvent nécessaire : injections d'antidouleur, d'anti-inflammatoire, d'anticoagulant, d'antibiotique, perfusions, lavage buccal sous anesthésie, pose d'une sonde de réalimentation, voire résection chirurgicale d'une partie de la langue et mesures de réanimation en cas de complications (choc anaphylactique, œdème de Quincke). Le pronostic dépend de l'importance du contact et de l'étendue des lésions ; il peut être réservé, le décès pouvant survenir dans les cas graves.
À cette saison, évitez de promener vos animaux dans les zones plantées de pins. Des mesures de traitement de l'environnement existent, à répéter chaque année : contactez un professionnel.
On peut comparer le cerveau à un récipient qui se remplit d'eau, où les odeurs, les divers stimuli et les émotions représentent les gouttes d'eau.
Le niveau monte, mais le « robinet d'évacuation » permet de ne jamais dépasser un niveau maximal, au-delà duquel l'eau déborderait.
Le robinet est défectueux : l'eau monte plus vite qu'elle ne s'écoule, jusqu'à parfois déborder — c'est la crise d'épilepsie. Lors de crises groupées ou en salves, c'est que le niveau n'a pas eu le temps de redescendre depuis la crise précédente et reste critique.
Le traitement prescrit par le vétérinaire fait en quelque sorte office de second robinet d'évacuation. Il est donc primordial de bien l'administrer, mais aussi de limiter le stress et les émotions fortes. Malgré cela, des crises peuvent tout de même survenir — ce n'est pas synonyme d'échec du traitement.
Soyez vigilant et informez votre vétérinaire si la fréquence ou l'intensité des crises augmente.
Une crise d'épilepsie peut comporter jusqu'à 3 phases, mais elles ne sont pas toutes observées chez tous les individus.
L'animal sent la crise arriver : il peut chercher le contact ou au contraire vouloir s'isoler, haleter, être agité ou vomir. Durée : de 10 secondes à plusieurs heures.
C'est la crise proprement dite.
Période de récupération liée à l'épuisement cérébral : l'animal peut être agressif et ne pas vous reconnaître, être impatient et faire les cent pas, avoir faim et soif, subir une perte de vision temporaire, perdre l'équilibre, ou être très calme ou au contraire très agité. Durée : de 10 secondes à plusieurs jours.
Restez vigilant et informez votre vétérinaire si la fréquence ou l'intensité des crises augmente.
L'épillet est une partie des plantes de la famille des graminées, qui ressemble à un épi de blé. Sa forme lui permet de s'accrocher facilement aux poils et de progresser toujours dans le même sens, pointe vers l'avant. Il s'agit d'un danger rencontré principalement durant l'été, motif de consultation très fréquent à cette période. L'épillet peut s'introduire dans n'importe quel orifice naturel de l'animal (oreille, nez, vagin...) et peut même traverser la peau une fois fixé aux poils. À force de renifler, un épillet nasal peut remonter puis tomber dans la gorge et être avalé, ou partir en direction des poumons — le cas le plus grave.
Il s'agit d'une urgence vraie : contactez un vétérinaire rapidement. Ne rien administrer à l'animal.
Le vétérinaire réalise des analyses sanguines puis une sédation profonde voire une anesthésie générale. Les deux narines sont inspectées avec un otoscope et l'épillet est retiré avec une pince s'il est visualisé. Si l'animal n'éternue plus ni ne renifle, l'épillet a probablement été avalé ou rejeté ; s'il continue d'éternuer et de renifler, l'épillet est encore présent mais plus profond, et l'usage d'un endoscope est parfois nécessaire (technique pouvant être différée en cas de saignements). Une fois retiré, des éternuements et saignements peuvent persister 48 heures ; des anti-inflammatoires sont parfois prescrits pour calmer la rhinite causée par le passage de l'épillet. Le pronostic est le plus souvent très bon si l'extraction est rapide.
L'épillet est une partie des plantes de la famille des graminées, qui ressemble à un épi de blé et ne progresse que dans un sens (pointe vers l'avant) une fois accroché aux poils. C'est un danger fréquent en été. Il vient se loger derrière une des paupières, ou plus rarement dans le canal lacrymal ; l'animal garde généralement l'œil fermé, mais l'épillet est parfois visible.
Œil fermé, grattage ou frottement de l'œil, écoulements. Des complications d'ulcère cornéen ou, dans les cas graves, de perforation de l'œil sont possibles.
C'est une urgence vraie : contactez un vétérinaire rapidement et ne mettez rien dans l'œil de l'animal.
Le vétérinaire réalise un examen ophtalmologique, des analyses sanguines puis une sédation (parfois une anesthésie générale) ; l'œil est inspecté et l'épillet retiré à la pince. Un traitement complémentaire, voire une chirurgie dans les cas les plus graves, peut être nécessaire, avec le port d'une collerette recommandé. Une gêne peut persister 48 h après le retrait. Le pronostic est le plus souvent bon si l'extraction est rapide et sans complication.
L'épillet est une partie des plantes de la famille des graminées, qui ressemble à un épi de blé et ne progresse que dans un sens (pointe vers l'avant) une fois accroché aux poils. C'est un danger fréquent en été. L'oreille est, avec le nez, sa localisation la plus fréquente ; les animaux aux oreilles tombantes sont particulièrement touchés.
Secouements de tête d'apparition brusque, grattage de l'oreille, tête penchée du côté touché, refus qu'on touche l'oreille concernée, odeur nauséabonde et écoulements si l'épillet est présent depuis longtemps. Des complications d'otite ou de perforation du tympan sont fréquentes.
C'est une urgence vraie : contactez un vétérinaire rapidement et ne mettez rien dans l'oreille de l'animal.
Le vétérinaire réalise des analyses sanguines puis une sédation (parfois une anesthésie générale) ; les deux oreilles sont inspectées à l'otoscope et l'épillet retiré à la pince s'il est visualisé. Selon l'état du conduit auditif et la présence éventuelle d'une otite, des traitements (antibiotiques, anti-inflammatoires, nettoyants auriculaires) sont mis en place. Une gêne peut persister 48 h après le retrait. Le pronostic est le plus souvent très bon si l'extraction est rapide.
L'épillet est une partie des plantes de la famille des graminées, qui ressemble à un épi de blé. Sa forme lui permet de s'accrocher facilement aux poils et de ne progresser que dans un seul sens (pointe vers l'avant). C'est un danger rencontré surtout en été, motif de consultation très fréquent à cette période : l'épillet peut s'introduire dans n'importe quel orifice naturel (oreille, nez, vagin…) et même traverser la peau une fois fixé aux poils. Il peut rester à l'entrée du vagin, progresser en sous-cutané et former un abcès, ou remonter jusqu'à l'utérus où il provoque inflammation voire infection ; une perforation utérine est possible et nécessite une prise en charge importante.
Léchage de la région génitale, agitation, tournis, frottement de l'arrière-train au sol, écoulements vulvaires nauséabonds parfois purulents, fièvre en cas d'infection, et dans les cas avancés abattement et perte d'appétit.
Une échographie permet généralement de localiser l'épillet dans les voies génitales, complétée par un bilan sanguin. Cela peut être une urgence : contactez rapidement votre vétérinaire.
La prise en charge se fait sous anesthésie générale : vidange et retrait de l'épillet en cas d'abcès (parfois guidé par échographie), retrait par endoscopie s'il est dans le vagin, ou chirurgie s'il est dans l'utérus ou a perforé la paroi utérine jusqu'à la cavité abdominale. Antibiotiques, anti-inflammatoires et port de la collerette sont souvent prescrits. Le pronostic est en général bon, mais devient réservé en cas de perforation utérine.
L'épillet est une partie des plantes de la famille des graminées, qui ressemble à un épi de blé et ne progresse que dans un sens (pointe vers l'avant) une fois accroché aux poils. C'est un danger fréquent en été, pouvant s'introduire dans n'importe quel orifice naturel, y compris le fourreau chez le mâle, où il peut rester (inflammation, infection) ou passer sous la peau et former un abcès.
Léchage de la région génitale, douleurs au niveau du fourreau, écoulements nauséabonds parfois purulents, fièvre en cas d'infection, et dans les cas avancés abattement et perte d'appétit.
Une échographie permet généralement de localiser l'épillet, complétée par un bilan sanguin. Cela peut être une urgence : contactez rapidement votre vétérinaire.
Selon les cas, une sédation voire une anesthésie générale permet d'explorer le fourreau et de retirer l'épillet à la pince s'il n'est pas passé sous la peau ; en cas d'abcès, celui-ci est vidé (parfois guidé par échographie) et une désinfection de la plaie est à poursuivre à la maison. Antibiotiques, anti-inflammatoires et port de la collerette sont prescrits en cas d'inflammation ou d'infection. Le pronostic est souvent très bon si l'épillet est retiré rapidement.
L'assurance animale prend en charge les soins vétérinaires selon la formule choisie, un fonctionnement similaire aux mutuelles en médecine humaine : à l'issue de chaque visite, le vétérinaire remplit une feuille de soins envoyée à l'assurance avec la facture pour permettre le remboursement.
L'idéal est d'assurer l'animal le plus tôt possible, dès l'âge de 2 mois en général et jusqu'à 5-8 ans selon la race et la compagnie. Attention au délai de carence (48 h à 6 mois selon les contrats et les soins) : pendant cette période, aucune garantie ne s'applique si l'animal tombe malade. Mieux vaut ne pas attendre d'être face à un problème pour souscrire.
Les formules varient selon le taux de remboursement (50, 75, 90 %…), les franchises et les plafonds annuels ; le prix dépend de la formule, de l'espèce et de la race. Vérifiez les conditions d'exclusion (certaines pathologies ne sont pas prises en charge selon les races) et si les frais de médecine préventive (vaccins, stérilisation…) sont couverts.
Malgré un coût non négligeable, l'assurance permet de faire face sereinement aux imprévus et aux accidents, de prodiguer des soins de qualité sans se soucier des dépenses, et les cotisations peuvent être vite rentabilisées, notamment si la prévention est couverte.
Commencez par une pièce séparée. Échangez les odeurs (couvertures, caresses avec un linge), puis permettez de se voir à travers une barrière, en donnant des friandises ou les repas de chaque côté. Les vraies rencontres viennent ensuite, courtes et sous surveillance.
Plusieurs points d'eau, de nourriture, de litière, de couchage et de griffade, répartis dans la maison. Ajoutez des cachettes et des postes en hauteur pour que chacun puisse s'éviter.
Un chat qui se cache, bloque un passage, fixe l'autre, souille la maison ou se lèche beaucoup. Les tensions silencieuses sont fréquentes : parlez-en au vétérinaire.
Le chat doit toujours pouvoir se réfugier en hauteur ou dans une pièce interdite au chien. Récompensez le chien quand il reste calme près du chat.
Zone de repli en cas de relation difficile — Objectif : Que chaque chat dispose d'un lieu où il est tranquille.
À éviter : Obliger les chats à partager un espace restreint.
Remise en contact des chats — Objectif : Présenter un nouveau chat, ou réintroduire des chats en conflit, sans créer de tension durable. Comptez plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
À éviter : Mettre les chats directement face à face, ou les laisser « régler ça entre eux ».
Poste d'observation — Objectif : Offrir au chat une hauteur sûre d'où il observe sans être atteint.
À éviter : Le déloger de son poste.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
La gale des oreilles (ou otacariose) chez le chien et le chat est une maladie parasitaire causée par un acarien, Otodectes cynotis, qui se multiplie de façon anormale dans le conduit auditif externe. Cet acarien survit peu de temps dans le milieu extérieur, mais la maladie est contagieuse par promiscuité entre animaux (nature, élevage, chenil, chatterie) ; chiots et chatons sont davantage concernés, et l'introduction d'un jeune animal dans un foyer est un facteur de risque pour les animaux déjà présents.
L'animal se gratte beaucoup une ou les deux oreilles, l'intérieur est irrité et rouge avec un cérumen épais brun foncé malodorant en grande quantité, il se secoue fréquemment la tête, avec parfois des plaies ou zones de dépilation sur le pavillon ou à l'arrière des oreilles.
Examen des oreilles à l'otoscope et analyse du cérumen au microscope (les parasites ou leurs œufs y sont généralement visualisés, mais pas toujours).
Le but est de tuer les acariens, de soigner l'otite cérumineuse et d'éviter une nouvelle contamination : antiparasitaires en spot-on (le parasite pouvant se trouver ailleurs sur l'animal), nettoyant auriculaire gras pendant plusieurs semaines pour retirer le cérumen, et traitement anti-inflammatoire/antibiotique si besoin.
Le pronostic est très bon, quoique plus difficile à gérer dans les lieux avec un grand nombre d'animaux (élevage, chenil…).
Les selles de votre animal sont un indicateur important de sa santé digestive. Cette échelle de classification aide à évaluer leur qualité et à repérer un trouble digestif. Demandez conseil à votre vétérinaire en cas de changement.
Les selles de grade 3, 4 et 5 sont considérées comme acceptables. Votre vétérinaire pourra déterminer la qualité optimale pour votre animal.
Un chien habitué à la muselière la porte sans stress chez le vétérinaire, en cas de douleur ou quand la loi l'impose.
Une muselière « panier » dans laquelle le chien peut ouvrir la gueule, haleter, boire et prendre une friandise. Pas de muselière qui maintient la gueule fermée pour un port prolongé.
1) Montrez la muselière et récompensez. 2) Mettez une friandise au fond : le chien y met le museau de lui-même. 3) Allongez peu à peu le temps, puis fermez l'attache quelques secondes. 4) Portez-la pendant des moments agréables (promenade, jeu). Quelques minutes par jour, sans jamais forcer ; revenez à l'étape précédente s'il recule.
Ne la mettez jamais pour punir, ni uniquement avant un soin désagréable : elle annoncerait toujours quelque chose de négatif.
Habituation aux soins et accessoires (muselière…) — Objectif : Que le chien accepte muselière, manipulations et soins sans peur. Une muselière bien acceptée protège tout le monde et permet de continuer sorties et soins en sécurité.
À éviter : Mettre la muselière de force la première fois, juste avant un soin, ou ne la sortir que pour les situations désagréables.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Les larmes s'écoulent normalement par les canaux lacrymaux vers le nez et la bouche. Lorsque ces canaux se bouchent, elles s'écoulent au coin interne de l'œil et peuvent laisser des traces brunâtres. Certaines races (caniches, bichons, yorkshires...) sont particulièrement concernées et nécessitent un entretien plus fréquent.
Comment faire : avec un produit d'hygiène oculaire vétérinaire ou un disque de coton imbibé de lotion, faire couler quelques gouttes dans l'œil puis essuyer doucement les paupières avec un disque de coton pour recueillir les impuretés.
Fréquence : dès les premiers signes d'écoulement, à renouveler tous les 2 à 3 jours voire quotidiennement selon la race. Si l'œil est rouge ou reste fermé, consultez votre vétérinaire.
Le conduit auditif des chiens et des chats est coudé, ce qui favorise l'accumulation de cérumen au fond de l'oreille — un phénomène accentué chez les chiens à oreilles tombantes ou ayant des poils à l'intérieur des oreilles.
Comment faire : avec un produit auriculaire adapté, incliner la tête, instiller le produit (1 à 3 pressions), masser la base de l'oreille une dizaine de secondes puis laisser agir environ une minute, tête inclinée. Essuyer ensuite le pavillon et le conduit avec une compresse ou un disque de coton, en rinçant l'embout entre les deux oreilles pour éviter toute contamination, surtout en cas d'otite infectieuse.
À éviter : le coton-tige (qui repousse le cérumen et les débris au fond de l'oreille) ainsi que le nettoyage à l'eau douce, au savon ou à l'alcool, irritants pour le conduit auditif.
Fréquence : pour les chats et les chiens à oreilles dressées, environ tous les 15 jours en été et une fois par mois en hiver. Pour les chiens à oreilles tombantes, deux fois plus souvent (toutes les semaines en été, toutes les 2 semaines en hiver).
La mauvaise haleine est souvent liée à une accumulation de plaque dentaire et de tartre, pouvant entraîner infections, déchaussement des dents, voire des répercussions sur l'ensemble de l'organisme (problèmes rénaux ou cardiaques). Certaines races (caniches, bichons, yorkshires...) y sont particulièrement prédisposées (« maladie parodontale »).
Comment faire : brosser les dents une à deux fois par semaine avec une brosse à dents ou un doigtier et un dentifrice adapté aux carnivores domestiques, en habituant l'animal dès son plus jeune âge.
Lorsque le tartre est trop important, un détartrage par votre vétérinaire est nécessaire ; il pourra si besoin retirer les dents abîmées ou douloureuses. Après un détartrage, un brossage régulier permet d'éviter la récidive.
Chaque jour, les bactéries s'accumulent sur les dents, en particulier au niveau du collet (la limite entre la dent et la gencive), pour former la plaque dentaire. Non éliminée, celle-ci se durcit progressivement en tartre, qui n'est alors plus éliminé par le brossage mais uniquement par un détartrage vétérinaire. Les bactéries de la plaque provoquent aussi une inflammation des gencives (gingivite) et une mauvaise haleine (halitose), et peuvent être à l'origine de complications plus graves (déchaussement et perte des dents, atteinte des reins ou du cœur). Plus de 85 % des chiens et 70 % des chats de plus de 3 ans présentent des signes de maladie des gencives.
Avec brossage : compter 30 secondes à 1 minute par mâchoire, en se concentrant sur la face externe des dents et sur la zone du collet, à l'aide d'une brosse à dents adaptée ou d'un doigtier.
Sans brossage : si le brossage est impossible, le gel peut s'utiliser en application directe sous les babines ou sur la langue.
Idéalement tous les jours, ou à défaut 2 à 3 fois par semaine, selon les recommandations de votre vétérinaire.
Entre 2 et 7 mois, un chiot ou un chaton qui bénéficie d'un brossage dentaire hebdomadaire se laissera manipuler plus facilement toute sa vie, que ce soit pour le brossage des dents, un examen clinique ou l'administration de comprimés.
Maladie hormonale touchant principalement les chiennes non stérilisées d'âge moyen ou âgées, provoquée par un déséquilibre entre les hormones sexuelles ou une production anormale d'œstrogènes. Elle est le plus souvent associée à des kystes folliculaires ou, plus rarement, à des tumeurs ovariennes (malignes dans 10 à 20 % des cas). Elle peut aussi survenir chez une chienne stérilisée sous traitement œstrogénique prolongé pour une incontinence urinaire.
Principalement cutanés : alopécie bilatérale, symétrique et progressive épargnant la tête et les pattes ; dans les formes avancées, hyperpigmentation, lichénification et séborrhée. Des complications de pyodermite (infection bactérienne provoquant des démangeaisons) sont possibles, ainsi qu'un gonflement des mamelles et de la vulve et un dérèglement du cycle (pseudo-gestation, chaleurs prolongées et fréquentes). Cette maladie peut entraîner une aplasie médullaire, c'est-à-dire une diminution de la production des cellules sanguines.
Historique de l'animal, anomalies du cycle sexuel et signes cutanés. Une échographie abdominale recherche des anomalies ovariennes (kystes, tumeurs) ; en cas de tumeur, des examens complémentaires (bilan sanguin, radiographies thoraciques) sont réalisés, bien que ces tumeurs se propagent peu. Des dosages hormonaux et des biopsies cutanées permettent de confirmer le diagnostic ; une consultation spécialisée en dermatologie est recommandée si possible.
Chez la chienne stérilisée sous œstrogènes pour incontinence, le traitement doit être interrompu et une alternative envisagée. Chez la chienne entière, le traitement est chirurgical (ovariohystérectomie, retrait des ovaires et de l'utérus) ; les complications, notamment cutanées, sont traitées en parallèle. En l'absence de métastase ou d'atteinte des cellules sanguines, le pronostic est bon : les signes cutanés disparaissent généralement dans les 3 à 6 mois suivant la chirurgie.
L'hypothyroïdie est une maladie hormonale assez fréquente chez le chien : la glande thyroïde (située au niveau de la gorge) ne produit plus assez d'hormones thyroïdiennes (T3 et T4), essentielles à la régulation du métabolisme (croissance, rythme cardiaque, température corporelle…). Un chien hypothyroïdien a donc un métabolisme ralenti. Toutes les races peuvent être atteintes, mâles comme femelles, généralement entre 3 et 8 ans.
Le traitement consiste à administrer une hormone thyroïdienne de remplacement en comprimés, à vie, prescrite par votre vétérinaire ; les effets secondaires sont rares à dose adaptée. L'état du chien revient progressivement à la normale. Des prises de sang régulières permettent de doser les hormones thyroïdiennes et de vérifier que la dose est adéquate.
Le pronostic est bon une fois le traitement mis en place.
Maladie hormonale assez fréquente chez le chien : la glande thyroïde (au niveau de la gorge) ne produit plus assez d'hormones thyroïdiennes (T3 et T4), essentielles à la régulation du métabolisme (croissance, rythme cardiaque, température corporelle...). Toutes les races peuvent être touchées, mâles comme femelles, généralement entre 3 et 8 ans.
Traitement à vie par hormone thyroïdienne de substitution en comprimés, prescrite par votre vétérinaire ; les effets secondaires sont rares à dose adaptée, et l'état de l'animal s'améliore progressivement. Des prises de sang régulières permettent de doser les hormones thyroïdiennes et d'ajuster la dose. Le pronostic est bon une fois le traitement mis en place.
L'identification par puce électronique est obligatoire en France avant l'âge de 4 mois pour les chiens et 7 mois pour les chats. Un animal n'est cependant jamais trop vieux pour recevoir une puce. Elle doit obligatoirement être posée par un vétérinaire, car une implantation incorrecte peut entraîner de graves problèmes de santé. Elle peut être réalisée en même temps que la vaccination, ou pendant une stérilisation lorsque l'animal est déjà tranquillisé ou anesthésié — il ne ressent alors pas l'implantation, réalisée à l'aide d'une aiguille d'un diamètre un peu plus large qu'une aiguille classique.
Si votre animal se perd, un vétérinaire, un refuge ou une mairie pourra détecter son numéro d'identification unique grâce à un lecteur de puces, et retrouver vos coordonnées dans la base de données nationale (I-CAD). Une puce avec vos coordonnées peut également aider à prouver que vous êtes le propriétaire de l'animal en cas de vol.
Votre clinique vétérinaire s'occupe de l'enregistrement des données après la pose. Conservez le numéro d'identification unique (et le papier associé) au cas où votre animal se perdrait : vous pourrez alors rapidement avertir le fichier national I-CAD, qui déclarera l'animal perdu ou volé. Pensez à signaler tout changement de coordonnées auprès de la société d'enregistrement des puces (I-CAD).
La note de condition corporelle est un outil simple, à réaliser par l'observation et la palpation, pour évaluer si votre chien est à son poids idéal. Elle se juge sur 5 niveaux, en observant les côtes, la colonne vertébrale, la silhouette (bassin, abdomen) et le pli abdominal.
En cas de doute sur la note de condition corporelle de votre chien, demandez à votre vétérinaire de l'évaluer avec vous lors d'une consultation.
Depuis le 26 mars 2021, la loi interdit d'enterrer le corps de son animal de compagnie dans son jardin ou en forêt, quel que soit son poids. Différentes solutions existent : les services de crémation ou l'inhumation dans un cimetière animalier.
Un cimetière pour animaux (mise en terre) est géré par une association ou une société privée, qui offre la possibilité de venir se recueillir sur la sépulture ; contrairement à d'autres pays voisins, il n'est pas possible d'enterrer son animal dans sa concession familiale. Il existe de nombreux cimetières animaliers en France, dont la liste se trouve sur Internet ou auprès de votre vétérinaire. Les tarifs varient selon le département et les choix (préparation du corps, pierre tombale, entretien et fleurissement de la tombe, durée de la concession…).
L'animal est placé dans un cercueil puis inhumé avec une plaque funéraire, sous concession.
L'animal est placé dans un cercueil puis inhumé dans un caveau individuel avec pierre tombale, sous concession.
Il s'agit d'un emplacement spécifique pour accueillir l'urne de l'animal, avec une location annuelle.
L'antigel (éthylène glycol) est un liquide que l'on retrouve principalement dans les liquides de refroidissement et le lave-glace des voitures. Son goût sucré est appétant pour les animaux : malgré l'ajout d'additifs amers pour limiter le risque d'ingestion, une intoxication reste possible, plus souvent chez le chien que chez le chat. Elle est davantage rencontrée en hiver.
Les premiers signes peuvent apparaître dans l'heure qui suit l'ingestion et évoluent sur plusieurs jours :
Il s'agit d'une urgence vraie.
L'animal sera hospitalisé plusieurs jours avec des soins intensifs : analyses sanguines, échographie abdominale, analyse d'urine, traitements symptomatiques (digestif, anticonvulsivant...) et traitement spécifique. Le pronostic dépend de la quantité ingérée (3 à 4 cuillères à soupe peuvent entraîner le décès d'un chien de 10 kg, une cuillère à café chez le chat), du temps écoulé depuis l'ingestion, et de la rapidité de la prise en charge. Le pronostic vital est souvent réservé.
Cette intoxication touche davantage les chiens que les chats. La pomme de terre crue possède une toxicité digestive et potentiellement nerveuse : elle survient lorsque des épluchures ou des pommes de terre vertes, germées ou abîmées sont données à l'animal, ou que celui-ci les vole et les ingère. La pomme de terre appartient à la famille des solanacées, qui contiennent de la solanine, toxique par ingestion. On la retrouve dans les parties aériennes de la plante et dans la peau des tubercules ; sa teneur augmente avec le verdissement et la germination liés à une surexposition à la lumière.
Ils apparaissent dans les 2 à 3 heures suivant l'ingestion :
Il s'agit d'une vraie urgence, pouvant mener au décès de l'animal.
Si l'ingestion remonte à moins de 2 heures et en l'absence de complications nerveuses, une injection pour faire vomir pourra être réalisée. Une hospitalisation est parfois nécessaire, avec perfusions, analyses de sang et traitements symptomatiques. Dans la forme digestive, le pronostic est généralement bon si la prise en charge est rapide ; dans la forme nerveuse, il est très réservé.
L'aspirine (acide acétylsalicylique), présente dans l'Aspro®, l'Aspégic®, la Juvépirine®, l'Aspirine UPSA®…, est utilisée chez l'Homme contre la fièvre, la douleur et l'inflammation, et parfois chez le chien pour des indications très spécifiques prescrites par un vétérinaire. Elle peut être toxique en automédication ou par ingestion accidentelle.
Apparaissent généralement entre 30 minutes et quelques heures après ingestion, et évoluent sur 24 heures. Digestifs : vomissements parfois hémorragiques, nausées, diarrhées, douleurs abdominales. Nerveux : hyperesthésie, mouvements anormaux des yeux, convulsions, parfois coma. Autres : abattement, fièvre, respiration marquée, parfois ictère (muqueuses jaunes).
Retirez les médicaments restants à la portée de l'animal (gardez l'emballage pour le vétérinaire), quantifiez la quantité ingérée, ne donnez rien d'autre à l'animal, et contactez un vétérinaire en urgence vraie : cette intoxication peut entraîner le décès quelques jours après l'ingestion.
Si l'intoxication remonte à moins de 2 heures, le vétérinaire peut faire vomir l'animal. Une hospitalisation est probable dans les cas graves : perfusions, traitements digestifs (pansements gastriques, charbon activé, anti-acides), analyses de sang, oxygénothérapie voire assistance respiratoire, mesures de refroidissement et traitements spécifiques (convulsions, par exemple). Le pronostic dépend de la dose ingérée (dose toxique 100-400 mg/kg, un comprimé de 1000 mg pouvant tuer un petit chien), de l'âge, des maladies préexistantes (rénale ou hépatique) et de la rapidité de la prise en charge.
Le cannabis est une plante utilisée comme stupéfiant. L'intoxication est généralement liée à l'ingestion accidentelle sous différentes formes (résine, « space cake », feuilles, cigarette roulée), plus rarement à l'inhalation de fumée. La dose toxique chez le chien se situe entre 50 et 100 mg/kg de plante séchée (pour un chien de 30 kg, une demi-cuillère à café est toxique) : plus la dose est importante, plus le risque de complication d'une maladie préexistante, parfois non connue, augmente. Un animal désorienté peut aussi se traumatiser.
Apparaissent entre 30 minutes et 3 heures après ingestion et, l'élimination étant lente, peuvent persister 12 heures à 4 jours. Signes neurologiques (les plus évocateurs) : agitation ou état comateux, somnolence, comportement anormal, désorientation, perte d'équilibre, démarche anormale, et dans les cas graves convulsions et coma. Signes digestifs : hypersalivation, vomissements, incontinence fécale, appétit augmenté. Signes cardiorespiratoires possibles : variations du rythme cardiaque et de la température, respiration rapide. Autres : hyperesthésie, mydriase (dilatation des pupilles).
Une surveillance vétérinaire est nécessaire, avec une hospitalisation quasi systématique (parfois plusieurs jours) du fait de l'élimination lente et des complications neurologiques possibles. Si l'ingestion est très récente (moins de 30 minutes) et sans signe clinique, le vétérinaire peut faire vomir l'animal ; une perfusion et des traitements adaptés aux signes cliniques sont ensuite mis en place. Le pronostic est généralement très bon, selon la quantité ingérée, l'état général, l'âge et le gabarit de l'animal.
Le chocolat contient une molécule appelée théobromine, toxique pour le chien et le chat. Les chiens, particulièrement gourmands, sont les plus souvent concernés par une ingestion accidentelle. La théobromine stimule le cerveau et le cœur, et favorise l'émission d'urines. La dose toxique commence autour de 20 mg de théobromine par kg. Plus le chocolat est noir et amer, plus il est toxique : le chocolat noir contient environ 16 mg de théobromine par gramme, contre 2,3 mg/g pour le chocolat au lait. Le chocolat blanc en contient très peu et n'est pas toxique. À titre d'exemple, un chien de 20 kg peut s'intoxiquer en mangeant 46 g de chocolat noir ou 190 g de chocolat au lait.
Les premiers signes apparaissent généralement 2 à 4 heures après l'ingestion, plus ou moins graves selon la quantité ingérée :
Le décès peut survenir quelques heures après l'apparition de troubles cardiaques et/ou de convulsions.
Il s'agit d'une véritable urgence : faute d'une prise en charge rapide, des symptômes graves peuvent apparaître et le décès de l'animal peut survenir dans les 24 à 48 heures.
Si l'ingestion remonte à moins de 1 à 2 heures, une injection pour faire vomir pourra être réalisée. L'animal est souvent hospitalisé, surtout dans les cas graves, avec selon les cas : perfusions pour accélérer l'élimination de la théobromine, oxygénothérapie, analyses de sang, charbon activé, anticonvulsivants, traitements cardiaques. Le pronostic dépend de la dose ingérée et de la rapidité de la prise en charge ; il reste réservé.
Le muguet, plante que l'on retrouve dans les jardins ou certaines forêts (et dans nos maisons autour du 1er mai), est toxique dans toutes ses parties après ingestion, même fanée et sèche ; l'eau du vase l'est également. Le chat est plus touché par cette intoxication que le chien ; un animal jeune ou âgé est plus susceptible de présenter des signes graves. L'ingestion d'un seul brin ou d'une feuille suffit à provoquer des troubles chez un animal de petit gabarit.
Apparaissent entre 15 minutes et 6 heures après ingestion et peuvent évoluer sur plusieurs jours. Digestifs : salivation importante, diarrhée parfois sanglante, vomissements, douleurs abdominales. Neurologiques (plus tardifs) : pertes d'équilibre, tremblements, incoordination, agitation, convulsions. Cardiaques (en dernier) : ralentissement de la fréquence cardiaque, troubles du rythme. Cette intoxication peut conduire au décès de l'animal.
Si l'ingestion remonte à moins de 2 heures et en l'absence de complications nerveuses, le vétérinaire peut faire vomir l'animal. Une hospitalisation est très souvent nécessaire pour surveiller l'animal (perfusions, analyses de sang, électrocardiogramme répété) et agir vite en cas de complication. Le pronostic dépend de la taille de l'animal, de son état général, de son âge et de la dose ingérée ; il peut devenir réservé en cas de quantité importante ou de signes neurologiques et cardiaques.
Le paracétamol (acétaminophène), présent dans le Doliprane®, l'Efferalgan®, le Dafalgan®, l'Actifed®, le Fervex®…, est utilisé chez l'Homme contre la fièvre et la douleur. Il est très toxique pour le chien : la protéine hépatique nécessaire à sa transformation est peu présente chez lui, si bien que le paracétamol s'accumule dans le foie et détruit ses cellules, puis transforme l'hémoglobine en méthémoglobine — le sang perd alors sa capacité à transporter l'oxygène et prend une couleur brun-chocolat. Ne jamais faire d'automédication à son chien avec cette molécule.
Apparaissent généralement 2 à 12 heures après l'ingestion. Digestifs : anorexie, douleurs abdominales, diarrhée et vomissements parfois sanglants. Cardiorespiratoires : dyspnée, tachycardie, tachypnée, cyanose (muqueuses violettes). Autres : abattement parfois marqué, ictère (muqueuses jaunes), gonflement de la face, du cou, de la poitrine et des membres, urines brunes.
Retirez les médicaments restants à la portée de l'animal et gardez l'emballage à montrer au vétérinaire, essayez de quantifier la quantité ingérée, et contactez un vétérinaire en urgence vraie : sans prise en charge rapide, l'évolution vers un coma est rapide et le décès peut survenir en 24 à 48 h.
Si l'intoxication remonte à moins de 1 à 2 heures, le vétérinaire peut faire vomir l'animal. Une hospitalisation est probable, surtout dans les cas graves : perfusions pour accélérer l'élimination, oxygénothérapie, analyses de sang (pour évaluer l'anémie), transfusion sanguine si besoin, réchauffement et traitements spécifiques. Le pronostic dépend de la dose ingérée (dose toxique 100 mg/kg, un comprimé de 1000 mg pouvant entraîner le décès d'un chien de 10 kg) et de la rapidité de la prise en charge ; il est réservé, notamment les trois premiers jours.
Le cristallin est une lentille transparente de l'œil qui concentre les rayons lumineux au fond de l'œil ; il doit rester transparent pour permettre une bonne vision. La cataracte correspond à la perte de transparence du cristallin, qui devient opaque et blanc-gris : l'animal atteint devient progressivement aveugle. Assez fréquente, elle peut être héréditaire, liée à l'âge, à une maladie (comme le diabète) ou provoquée par une inflammation/infection de l'œil.
Un chien qui a du mal à éviter des obstacles à sa hauteur peut souffrir d'une perte de vision liée à la cataracte ; le centre des yeux prenant un aspect opaque blanc-gris en est également un signe.
Il n'existe pas de traitement médical : seule la chirurgie permet à l'animal de retrouver la vue. Avant l'intervention, des examens s'assurent que l'animal est un bon candidat : analyses sanguines, évaluation du fonctionnement de la rétine (sous anesthésie générale), examen complet de l'œil, éventuellement d'autres examens selon le cas. Si l'état général le permet, la chirurgie (identique à celle pratiquée chez l'Homme) est réalisée sous anesthésie générale, avec un traitement médical (comprimés, collyres) initié avant et poursuivi plusieurs semaines à mois après. Le cristallin malade est retiré et remplacé par un cristallin artificiel pour de meilleurs résultats visuels.
La vision s'améliore très vite après la chirurgie. Des consultations de contrôle sont importantes pour surveiller l'apparition de complications ; le port d'une collerette est nécessaire pendant environ 3 semaines, avec un long traitement local à suivre. Les complications sont rares et les résultats souvent très satisfaisants (90 % des cas), mais comme toute chirurgie, le risque zéro n'existe pas.
La démodécie est une maladie dermatologique parasitaire fréquente chez le chien, due à un acarien appelé Demodex, naturellement présent sur la peau où il joue un rôle de nettoyeur. Lorsque sa multiplication devient excessive, il provoque une inflammation de la peau. La maladie touche souvent les jeunes chiens, peut être d'origine génétique ou secondaire à un dysfonctionnement immunitaire, et n'est pas contagieuse.
Plusieurs traitements existent (comprimés, pipettes…), tous très efficaces ; votre vétérinaire choisira le plus approprié. Le traitement est généralement long (plusieurs mois), avec une amélioration visible dès les premières semaines ; plusieurs consultations de suivi permettent d'évaluer son efficacité et de le prolonger si besoin. Les rechutes sont assez fréquentes après guérison.
Le pronostic est bon en l'absence de complication bactérienne.
28 dents — formule I 3/3, C 1/1, PM 3/3 (incisives, canines, prémolaires). Les prémolaires sortent vers 6 semaines, et la dentition de lait se termine aux alentours des 8 semaines du chiot. Les dents de lait commencent à tomber au bout du 4ème mois.
42 dents — formule I 3/3, C 1/1, PM 4/4, M 2/3 (incisives, canines, prémolaires, molaires). Les dents d'adulte remplacent les dents de lait entre 4 et 7 mois habituellement :
La dysplasie est une malformation articulaire, principalement des hanches et des coudes, causée par une croissance anormale des os entraînant une mauvaise formation des articulations et des douleurs chroniques. Elle se développe chez le jeune chien en croissance. D'origine principalement génétique, elle peut être favorisée par des facteurs environnementaux (obésité durant le jeune âge, prise de poids, exercice intense) chez des animaux génétiquement prédisposés.
Variables selon la gravité : boiterie, raideur, douleur au toucher ou à la manipulation, manque de coordination des postérieurs, réticence à courir et à sauter, difficulté à se coucher, se lever ou monter les escaliers, démarche anormale.
Surtout les races moyennes, grandes et géantes : Berger allemand, Labrador Retriever, Golden Retriever, Rottweiler, Saint-Bernard, Bouvier bernois, Bobtail, par exemple. Le dépistage officiel se fait entre 12 et 15 mois selon les races ; le diagnostic clinique peut se faire dès 6-12 mois.
Examen physique (boiterie, douleur à la manipulation), radiographies (le moyen le plus courant), évaluation génétique, analyse du liquide synovial ou scanner selon les cas.
Selon la gravité et la zone touchée : anti-inflammatoires et analgésiques (associés parfois à des compléments comme les oméga-3), maintien d'un poids de forme et adaptation de l'activité physique, kinésithérapie (étirements, massages), et chirurgie dans les cas graves pour réparer ou remplacer l'articulation.
La gale est due à des acariens microscopiques de l'espèce Sarcoptes scabiei (variété canis chez le chien, hominis chez l'Homme, equi chez le cheval). La transmission se fait par contact direct ou par des objets souillés ; le renard est aujourd'hui une source fréquente de contamination.
Les parasites s'accouplent à la surface de la peau de l'hôte. Les femelles creusent des tunnels dans l'épiderme et se nourrissent des débris cutanés qu'elles génèrent — c'est cette action qui provoque les symptômes. La femelle pond ses œufs dans les galeries, qui éclosent en 3 à 5 jours.
Démangeaisons (prurit), rougeurs, croûtes et perte de poils, localisées notamment au niveau des oreilles, des coudes et des jarrets.
Plusieurs types de traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie de l'animal : en pipette (spot-on) à appliquer sur la peau, ou en comprimé, pour des durées variables allant de 1 à 3 mois. Si vous trouvez un cadavre de renard, ne le touchez pas sans avoir mis une paire de gants. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Une chienne n'a pas besoin d'avoir des chiots pour être en bonne santé physique ou mentale. La durée entre l'accouplement et la mise bas est variable (56 à 72 jours), car les ovules restent viables plusieurs jours et les spermatozoïdes peuvent survivre dans l'utérus jusqu'à une semaine après la saillie — le suivi de chaleurs permet une date plus précise (en moyenne 63 jours après l'ovulation). Les races petites ou miniatures ont une gestation plus courte (61 à 62 jours en moyenne), tout comme les portées très nombreuses ; à l'inverse, une gestation avec 1 ou 2 chiots peut se prolonger.
La mère doit être correctement vaccinée avant la gestation (la vaccination n'est pas recommandée pendant celle-ci). Elle doit être traitée contre les parasites externes avec des produits sans danger pour la gestation, et vermifugée en début de chaleurs puis environ 15 jours avant la mise bas. Une surveillance attentive est de mise : une baisse d'appétit ou d'activité est normale, mais tout comportement inhabituel, écoulement vulvaire (surtout nauséabond), vomissements répétés ou fièvre doivent conduire à une consultation rapide.
Les besoins énergétiques augmentent de 10 % par semaine à partir de la cinquième semaine ; il est conseillé de fractionner la ration en 2 ou 3 repas (l'utérus prenant de la place et repoussant l'estomac), d'utiliser un aliment complet de bonne qualité, et de ne surtout pas complémenter en calcium.
La giardiose est une maladie parasitaire digestive fréquente chez le chien, liée au parasite Giardia intestinalis. Le chien se contamine en ingérant des kystes du parasite (par exemple dans des crottes contaminées) ; une fois dans l'intestin, ils s'ouvrent et libèrent les parasites. C'est une maladie peu grave mais assez contagieuse, qui touche surtout les jeunes chiens.
Les parasites se multiplient dans l'intestin et abîment la muqueuse, provoquant diarrhée chronique intermittente, selles de couleur anormale et nauséabondes, amaigrissement et retard de croissance. Certains chiens sont porteurs et transmetteurs du parasite sans présenter de symptôme.
Un traitement antiparasitaire est prescrit sur plusieurs jours une fois le diagnostic établi ; les récidives étant fréquentes, il peut être renouvelé. Tous les animaux du foyer (chiens, chats) doivent être traités, avec parfois une alimentation hyperdigestible et des anti-diarrhéiques. L'environnement doit également être nettoyé pour éliminer les kystes.
La prévention passe par des mesures hygiéniques : empêcher le chien de manger les crottes d'autres animaux, le laver régulièrement. La maladie peut durer longtemps mais reste peu grave : le pronostic est généralement bon.
La leishmaniose est une maladie parasitaire chronique liée au parasite Leishmania, transmis par la piqûre d'un petit moustique appelé phlébotome. Les chiens du pourtour méditerranéen (zone où le phlébotome est actif) sont particulièrement touchés, surtout entre avril et octobre. C'est une maladie de plus en plus fréquente, qui peut être mortelle.
Le parasite se reproduit dans les cellules de l'organisme et les symptômes varient selon les cellules touchées : fièvre, ganglions gonflés, fatigue, amaigrissement, insuffisance rénale ; troubles locomoteurs (boiterie) ; troubles dermatologiques (pellicules, perte de poils, lésions, griffes anormalement longues) ; saignements de nez ; conjonctivite. De nombreux chiens s'infectent sans jamais développer de symptôme.
Le traitement, sous forme de comprimés et d'injections, est lourd et long (parfois toute la vie de l'animal). Le parasite étant difficile à éliminer complètement, le traitement permet surtout de contrôler les symptômes, sans guérison totale ; les effets secondaires (notamment rénaux) sont non négligeables et les rechutes fréquentes.
Des antiparasitaires permettent de limiter au maximum les piqûres de phlébotomes ; pour les chiens très exposés, un vaccin existe et est fortement recommandé. Le pronostic est plutôt bon chez les chiens présentant des symptômes légers, plus réservé en cas d'insuffisance rénale.
La leptospirose est une maladie infectieuse grave liée à la bactérie Leptospira. C'est une zoonose, transmissible à l'Homme. Les leptospires se trouvent principalement dans les urines des rats et rongeurs, qui contaminent le sol et les eaux stagnantes ; le chien s'infecte en se baignant et/ou en buvant dans ces eaux. Tous les âges peuvent être touchés, en particulier les chiens de chasse ou vivant en zone humide, notamment à l'automne (saison des pluies).
Après contamination, la bactérie se dissémine dans plusieurs organes, notamment les reins et le foie, et les symptômes apparaissent rapidement : fièvre intense, fatigue, perte d'appétit ; insuffisance rénale (urines foncées, parfois impossibilité d'uriner) ; troubles digestifs (vomissements, selles noires anormales) ; muqueuses jaunes du fait de l'atteinte hépatique. Ces symptômes sont très graves et peuvent mener au décès rapide de l'animal.
Une hospitalisation en soins intensifs est généralement nécessaire : antibiotiques pour éliminer la bactérie, perfusion pour réhydrater et soutenir les reins, anti-vomitifs, anti-diarrhéiques, antidouleurs. Dans les cas les plus graves, une dialyse peut être envisagée, mais peu de cliniques vétérinaires sont équipées pour cela.
Un vaccin très efficace existe contre plusieurs variants de Leptospira ; il est inclus dans les vaccins de routine dès l'âge de 2 mois. La leptospirose est une maladie grave, difficile à guérir (environ 50 % de chances), avec des séquelles parfois graves même après guérison : le pronostic est donc assez sombre.
La parvovirose est une maladie infectieuse grave et fréquente chez le chien, liée à un virus de la famille des Parvovirus, très contagieux. Le chien se contamine par contact avec un chien infecté ou un objet/lieu souillé par les selles d'un chien infecté. Les plus touchés sont les jeunes, les non-vaccinés, et ceux vivant en collectivité (refuge, élevage).
Le virus cible plusieurs organes, en particulier la muqueuse intestinale, provoquant des troubles digestifs sévères : diarrhée hémorragique nauséabonde, vomissements, anorexie, fièvre, déshydratation, fatigue. Il affaiblit également les défenses immunitaires, rendant l'organisme moins apte à lutter contre l'infection.
Il n'existe pas de traitement permettant d'éliminer directement le virus : la prise en charge consiste à soutenir l'organisme jusqu'à ce qu'il élimine lui-même le virus. Le chien est généralement hospitalisé pour recevoir antibiotiques (contre les surinfections bactériennes), perfusion intraveineuse (réhydratation, fièvre), anti-vomitifs, anti-diarrhéiques, pansements digestifs et antidouleurs.
Un vaccin très efficace existe et est fortement recommandé chez tous les chiens dès l'âge de 2 mois. Le pronostic est toujours réservé, notamment chez les chiots, les symptômes étant très sévères ; sans traitement, le décès est quasi certain.
Avant d'être séparé de sa portée, votre chiot était habitué à dormir près de sa mère et de ses congénères : le laisser dormir près de vous l'aide à se familiariser avec son nouvel environnement. Si vous ne souhaitez pas dormir avec lui, il existe des accessoires imitant les battements de cœur et la chaleur d'autres chiens, ou vous pouvez glisser une bouillotte enveloppée dans un linge dans son panier.
Les cages permettent de garder le chiot près de vous la nuit et l'empêchent de faire des bêtises. Vétérinaires et éducateurs recommandent l'éducation en cage : elle évite qu'il mâche des objets dangereux et facilite l'apprentissage de l'obéissance et de la propreté. Associée à un son apaisant, votre chiot s'y acclimatera rapidement et pourra l'utiliser pour se calmer.
Votre foyer ne lui est pas encore familier : il est normal qu'il pleure ou gémisse, ait besoin de faire fréquemment ses besoins, ou ait des explosions d'énergie pendant la nuit.
Une routine du soir (heures de repas programmées, pauses besoins fréquentes, temps de jeu et d'entraînement, heure de coucher fixe) donne à votre chiot le temps de manger, de se soulager, de dépenser son énergie puis de se calmer pour dormir.
Pour le calmer : donnez-lui un objet sans danger qui porte votre odeur, fournissez des jouets à mâcher, prévoyez du temps de jeu et d'exercice, et aménagez un espace de sommeil sûr, calme et tranquille. En cas de signes inquiétants, contactez votre vétérinaire pour vérifier que votre chiot est heureux et en bonne santé.
Un chiot apprend la propreté en observant sa mère faire ses besoins, puis en l'imitant : cette période de développement auprès d'elle est essentielle, l'acquisition se faisant généralement vers l'âge de 3 mois. À titre indicatif, un chiot de 2 mois peut se retenir 2 heures consécutives, un chiot de 3 mois 3 heures, un chiot de 4 mois 4 heures.
La rapidité d'acquisition dépend des conditions de développement avec la mère. Si celle-ci peut s'éloigner du nid pour faire ses besoins dans l'herbe, le sable ou la terre, le chiot apprendra à s'éloigner de sa zone de couchage pour se soulager. Si au contraire elle vit dans un espace restreint et fait ses besoins près du nid (carrelage, béton, ciment), le chiot apprendra à faire de même, sans chercher un endroit plus adapté.
La rage est une maladie virale, toujours mortelle, présente dans le monde entier, qui touche les mammifères, notamment les chiens, les chats, les renards et les chauves-souris. Elle est transmissible à l'Homme. Dans les pays industrialisés, la rage persiste au sein de la faune sauvage. C'est une maladie surveillée de près : la France est officiellement indemne de rage depuis 2001. Le virus se transmet via la salive d'un animal infecté (morsure, léchage).
Les symptômes sont assez similaires chez les humains et les animaux :
Une fois que les symptômes sont apparus, il est trop tard : la mort est inéluctable quelques jours après le début des signes, et aucun traitement ne permet la guérison. En cas de morsure par un animal non identifié et potentiellement à risque, il faut contacter un centre antirabique afin de recevoir un antidote ou une vaccination pour éviter de contracter la rage.
Afin d'éviter tout risque de réintroduction de la rage, une surveillance très étroite est mise en place en France, notamment pour les importations d'animaux. La réglementation change en fonction des pays, mais pour tout passage de frontière, un animal doit obligatoirement être vacciné contre la rage, avoir un passeport et une identification par puce électronique.
La toux du chenil, aussi appelée trachéobronchite infectieuse, est une maladie très contagieuse et fréquente chez le chien. Elle est liée à différents agents pathogènes (virus et bactéries) qui ciblent les muqueuses de l'appareil respiratoire du chien. Le chien se contamine par contact rapproché avec un chien infecté. La toux du chenil est donc fréquente dans les collectivités, ou suite à un rassemblement canin (concours, cours d'éducation canine…).
Les symptômes apparaissent généralement 5 à 10 jours après la contamination. Ils sont secondaires à l'inflammation des voies respiratoires :
Ces symptômes peuvent durer assez longtemps (2 semaines). Il est donc important de mettre en place un traitement rapidement pour éviter les complications (surinfections bactériennes par exemple).
Différents traitements peuvent être prescrits en fonction de l'intensité des symptômes :
Ce traitement peut parfois être assez long (plusieurs semaines).
Plusieurs vaccins existent contre les différents virus et bactéries responsables de la toux du chenil.
Le pronostic est bon si le traitement est mis en place rapidement et qu'il n'y a pas de complications.
Très fréquent en été, le coup de chaleur peut être fatal chez le chien. Les chiens ne transpirent pas et ont donc, de manière générale, du mal à se refroidir. En cas de forte chaleur (soleil, voiture, exercice physique trop intense), le chien s'agite, halète fort, sa température peut monter très vite (plus de 40-41 °C) et il se déshydrate : c'est le début du coup de chaleur. Les plus touchés sont les chiens au pelage noir et dense (Terre-Neuve), les brachycéphales (Bouledogue, Carlin, Boxer), ceux en surpoids ou souffrant d'une maladie cardiaque.
Halètement très marqué, température corporelle supérieure à 40,5 °C, agitation, recherche d'un endroit frais, salivation abondante, diarrhées, vomissements. Sans prise en charge rapide, des symptômes plus graves peuvent apparaître : tremblements, convulsions, hémorragies, arrêt cardiaque.
Si vous reconnaissez les symptômes : essayez de refroidir immédiatement votre chien (bain ou douche à l'eau tiède — surtout pas trop froide, serviette mouillée sur le corps), puis amenez-le en urgence chez votre vétérinaire, qui l'hospitalisera pour surveiller ses fonctions vitales, le mettra sous perfusion pour corriger la déshydratation et administrera les traitements adaptés aux symptômes.
Ne laissez jamais votre animal dans un espace mal ventilé ou sans ombre, veillez à ce qu'il ait toujours de l'eau fraîche, évitez l'exercice physique par forte chaleur, et pour les races à risque évitez les sorties aux heures les plus chaudes en été. Le pronostic est toujours réservé, le coup de chaleur pouvant avoir des répercussions graves sur plusieurs organes.
Jour après jour, des bactéries s'accumulent sur les dents, en particulier au niveau du collet (limite dents-gencives), pour former une pâte molle : la plaque dentaire. Celle-ci se durcit progressivement en tartre, qui n'est plus éliminé par le brossage mais uniquement par des soins vétérinaires. Les bactéries contenues dans cette pâte provoquent une inflammation des gencives (gingivite) et une mauvaise haleine (halitose), et sont à l'origine de complications graves : déchaussement et perte des dents, atteinte des reins ou du cœur... Un détartrage est parfois nécessaire pour éviter cela.
L'objectif est de supprimer la plaque dentaire et le tartre. Pour le confort de votre compagnon et la qualité des soins, le détartrage est systématiquement réalisé sous anesthésie générale, précédée d'un examen préopératoire et réalisée avec un protocole anesthésique adapté.
Suivez les recommandations de votre vétérinaire pour le maintien d'une bonne hygiène buccale au quotidien (gel dentaire, brossage) : cela permet de lutter contre la mauvaise haleine et la plaque dentaire, et de retarder la nécessité d'un nouveau détartrage.
Le glaucome est une maladie oculaire correspondant à une augmentation de la pression à l'intérieur de l'œil. Cela provoque des lésions au niveau du nerf optique et de la rétine, qui peuvent rapidement évoluer vers une perte irréversible de la vision, parfois en 48 heures sans traitement. Cette affection est douloureuse et particulièrement fréquente chez le chien et le chat. Il s'agit d'une urgence vétérinaire vraie. Il existe plusieurs types de glaucome : primaire (génétique), secondaire à une autre maladie de l'œil (uvéite, luxation du cristallin, traumatisme, tumeur intraoculaire...), ou congénital.
Le diagnostic se fait sur la présence de ces signes cliniques et en mesurant la pression à l'intérieur de l'œil avec un appareil appelé tonomètre. D'autres examens, parfois sous sédation, sont réalisés pour déterminer l'origine du glaucome.
Le traitement doit être mis en place le plus rapidement possible pour diminuer la pression dans l'œil, stopper la douleur et tenter de conserver la vision : traitement médical (comprimés, collyres, perfusions), souvent initié pendant l'hospitalisation mais peu efficace sur le long terme, et chirurgie souvent nécessaire. Lorsque la vision est définitivement perdue et que la douleur n'est plus gérable avec les médicaments, le retrait chirurgical de l'œil est réalisé (une prothèse oculaire peut parfois être posée). Concernant la vision, le pronostic est souvent très réservé : bien qu'une gestion efficace puisse la préserver plusieurs mois voire plusieurs années, la maladie est généralement progressive et incurable.
Le surpoids correspond à une accumulation de graisse dans le corps, avec des conséquences sur la santé. Il résulte d'un déséquilibre entre l'apport énergétique et la dépense énergétique, c'est-à-dire une suralimentation associée à un manque d'exercice. Certaines races de chiens y sont prédisposées : Labrador, Golden Retriever, Beagle, Cocker Spaniel, Teckel... Les animaux stérilisés ou souffrant de maladies sous-jacentes sont également plus touchés. Les risques associés sont nombreux : arthrose, diabète, maladie de Cushing, troubles cardiaques, inflammation du foie ou du pancréas... L'espérance de vie est réduite en l'absence de prise en charge.
Vous pouvez peser régulièrement votre animal pour suivre son poids — votre vétérinaire vous indiquera son poids idéal. Vous pouvez aussi observer et palper sa silhouette : chez un animal sain, les côtes sont palpables facilement sans appuyer, l'abdomen n'est pas distendu, et le creux des flancs est bien visible. Un animal obèse peut être réticent à se déplacer ou à sauter, et s'essouffler rapidement à l'effort.
Le tabagisme passif correspond à l'inhalation involontaire de la fumée dégagée par un fumeur. Il concerne aussi bien les personnes autour de vous que vos animaux domestiques. Le chien et le chat y sont très sensibles, le chat plus particulièrement encore. Ils sont également sensibles à la fumée qui s'imprègne dans leur pelage et dans le textile qui les entoure (coussin, canapé, vêtements...). Le risque de développer certaines maladies est plus élevé chez les animaux dont les propriétaires fument.
Une inhalation régulière de fumée augmente le risque de maladies respiratoires (bronchite chronique, asthme félin...) et de cancers pulmonaires. La fréquence d'apparition de cancers de la bouche (liés à la toilette répétée d'un pelage imprégné), du museau et des sinus est également plus élevée chez ces animaux.
Si vous suspectez que votre animal a ingéré du tabac, ou s'il présente une toux sèche et persistante, des difficultés respiratoires par crises, un amaigrissement, un essoufflement à l'effort, un écoulement sanguinolent des narines ou des difficultés à manger, contactez un vétérinaire pour une consultation. Des examens complémentaires pourront être réalisés selon le cas (radiographies thoraciques, bilan sanguin, scanner, lavage broncho-alvéolaire sous anesthésie générale).
Le dipylidium est un ver plat de la taille d'un grain de riz, de la famille des cestodes. Le ver adulte parasite le chien et le chat, et vit dans leur intestin grêle. Il est transmissible à l'Homme.
Le corps du ver est composé de segments (proglottis) qui se détachent au fur et à mesure de sa croissance et sont parfois visibles dans les selles ou sortent seuls par l'anus (beiges et mobiles, puis desséchés et translucides). Ils contiennent des œufs non directement infestants, qui doivent d'abord être ingérés par des larves de puces ou de poux : celles-ci deviennent porteuses du parasite, et les chiens ou chats se contaminent en avalant des puces adultes lors du toilettage. En présence de puces, il faut donc toujours vermifuger l'animal 3 à 4 jours après le traitement antipuces.
Pas de symptômes graves : démangeaisons anales (« signe du traîneau », le chien se frottant les fesses au sol), léchage excessif de la région anale, présence de « grains de riz » sur les couchages, les crottes ou le pelage.
Antiparasitaires en pipette ou en comprimé selon l'espèce, éventuellement associés à un shampoing pour éliminer les proglottis du pelage. Rythme de vermifugation : chiots dès 2 semaines puis 4, 6 et 8 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; chatons dès 3 semaines puis 5, 7 et 9 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; adultes tous les 3 mois ; femelles reproductrices en même temps que leurs petits. Toujours traiter contre les puces avant le vermifuge. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Lors d'un examen clinique complet, votre vétérinaire vérifie systématiquement :
Cet examen systématique permet de détecter précocement une anomalie, même en l'absence de signe visible pour le propriétaire.
Lors d'un examen clinique complet, votre vétérinaire vérifie systématiquement :
Cet examen systématique permet de détecter précocement une anomalie, même en l'absence de signe visible pour le propriétaire.
Les ankylostomes sont des vers ronds de 5 à 15 mm, hématophages, de la famille des nématodes. En Europe, les espèces concernées sont Ancylostoma caninum chez le chien, Ancylostoma tubaeforme chez le chat, et Uncinaria stenocephala surtout chez le chien.
Le ver vit dans l'intestin grêle ; sa bouche munie de dents lui permet de léser la paroi intestinale et de se nourrir de sang. La femelle pond des œufs évacués par les selles, qui se développent dans l'environnement jusqu'au stade larvaire infestant. La transmission se fait par ingestion d'aliments souillés, d'herbe, de terre ou de selles, mais aussi par voie cutanée (fréquente sur un sol mal entretenu, les larves traversant directement la peau), ou pendant la lactation.
Chez les chiots et chatons : perte de poids, anémie, augmentation de la taille des ganglions lymphatiques, troubles digestifs (diarrhée foncée avec sang digéré), troubles respiratoires (toux liée à la migration des larves), troubles cutanés (lésions des coussinets).
Antiparasitaires en pipette ou en comprimé selon l'espèce, éventuellement associés à un shampoing pour éliminer les œufs du pelage. Rythme de vermifugation : chiots dès 2 semaines puis 4, 6 et 8 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; chatons dès 3 semaines puis 5, 7 et 9 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; adultes tous les 3 mois ; femelles reproductrices en même temps que leurs petits, avec un vermifuge larvicide possible en fin de gestation. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Un antibiotique combat les bactéries en les détruisant ou en empêchant leur développement. Il a révolutionné la médecine humaine et vétérinaire depuis 1928, année de la découverte de la pénicilline. Une utilisation massive et parfois inadaptée a cependant conduit à l'apparition de bactéries résistantes, pouvant mener à des impasses thérapeutiques (plus aucun médicament ne soigne la maladie) chez l'animal comme chez l'Homme — ces bactéries résistantes pouvant se transmettre de l'un à l'autre. Les antibiotiques sont totalement inefficaces contre les virus ou les champignons.
C'est l'apparition de bactéries résistantes à une ou plusieurs familles d'antibiotiques, causée par un usage inadapté (traitement trop court, dosage non respecté, traitements répétés…) : les bactéries exposées se modifient et développent des mécanismes de défense qui empêchent l'action du médicament. Des infections deviennent alors plus difficiles, voire impossibles à soigner, chez l'animal comme chez l'Homme.
Améliorer le confort et le bien-être des animaux (un animal qui se sent bien tombe moins facilement malade), améliorer les pratiques d'hygiène, et utiliser la vaccination. Les antibiotiques sont soumis à des règles strictes de prescription et de délivrance : seul votre vétérinaire est apte à juger de leur nécessité, après consultation ou suivi régulier obligatoire.
Les aoûtats sont des acariens suceurs qui se nourrissent de sang ou de tissus. Seules leurs larves sont parasites, et il en existe deux types : Neotrombicula autumnalis et Straelensia cynotis.
Neotrombicula autumnalis : la femelle pond ses œufs sur les végétaux en décomposition, qui se transforment en larves en quelques jours ; les larves, orangées et mesurant 0,2 à 0,3 mm, grimpent sur les hautes herbes et attendent le passage d'un hôte, se nourrissent 5 à 7 jours puis se détachent pour terminer leur cycle (nymphe puis adulte) au sol. Il n'y a pas de transmission entre animaux ; en général un seul cycle par an, de juillet à octobre. Straelensia cynotis, moins connu mais probablement similaire, parasite son hôte pendant plusieurs mois et se rencontre dans le sud de la France, au Portugal et dans le nord de l'Espagne.
Neotrombicula autumnalis provoque des lésions cutanées sur la face, les pavillons auriculaires, les espaces interdigités et le ventre. Straelensia cynotis provoque des lésions sur le dos et parfois la tête, avec une éruption brutale de papules de 1 à 5 mm, très douloureuses.
Plusieurs traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie de l'animal : shampoing (Pulvex, uniquement chez le chien), badigeon de fipronil (hors AMM), pipette (spot-on), comprimé, collier ou spray, pour des durées de 1 à 8 mois selon le produit. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Les ascarides sont des vers ronds et allongés d'environ 15 cm, de la famille des nématodes. Les espèces concernées sont Toxocara canis chez le chien et Toxocara cati chez le chat, plus rarement Toxascaris leonina qui parasite les deux espèces. Ils sont transmissibles à l'Homme.
Les vers adultes vivent dans l'intestin et pondent des œufs éliminés par les selles, qui se répandent dans l'environnement avant d'être ingérés par l'animal. Les larves libérées traversent les organes, remontent dans les bronches et la trachée avant de redevenir des vers adultes dans l'intestin. La contamination se fait par ingestion de viande crue ou mal cuite, de proies, d'aliments souillés par les œufs, par léchage d'un autre animal, ou pendant la gestation et la lactation.
Chez les chiots et chatons : baisse de forme, ralentissement de la croissance, troubles digestifs (vomissements, diarrhée, ventre gonflé), troubles respiratoires (toux liée à la migration des larves), troubles cutanés (poil terne, démangeaisons, pellicules) ; une forte infestation peut entraîner une obstruction ou perforation intestinale, potentiellement fatale. Les symptômes sont moindres chez l'adulte.
Antiparasitaires en pipette ou en comprimé selon l'espèce, éventuellement associés à un shampoing pour éliminer les œufs du pelage. Rythme de vermifugation : chiots dès 2 semaines puis 4, 6 et 8 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; chatons dès 3 semaines puis 5, 7 et 9 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; adultes tous les 3 mois (toutes les 4 à 6 semaines en présence de jeunes enfants ou de personnes fragiles) ; femelles reproductrices en même temps que leurs petits, avec un vermifuge larvicide possible en fin de gestation. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Les cheylétielles sont des acariens microscopiques : Cheyletiella yasguri chez le chien, C. blakei chez le chat, C. parasitivorax chez le lapin. Ils touchent surtout les jeunes animaux ou ceux déjà malades. Ils vivent et se reproduisent sur la peau, se nourrissant de débris cutanés ; leurs œufs sont entourés de filaments qui les collent au pelage.
La présence de ce parasite provoque de nombreux squames (pellicules) et des démangeaisons ; des surinfections bactériennes sont possibles en cas de grattage intensif.
Plusieurs types de traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie : pipette (spot-on), collier, spray cutané (durées de 1 à 8 mois selon le produit), ainsi qu'un spray ou diffuseur pour traiter l'environnement de la maison. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Chiens de 1re catégorie : chiens ressemblant morphologiquement à l'American Staffordshire Terrier (« Pitbulls »), au Mastiff (« Boerbulls ») ou au Tosa, sans être inscrits à un livre généalogique reconnu (LOF).
Chiens de 2e catégorie : chiens de race American Staffordshire Terrier, Rottweiler et Tosa inscrits au LOF (avec pedigree), ainsi que les chiens ressemblant morphologiquement au Rottweiler sans être inscrits à un livre généalogique reconnu.
Le chien doit être identifié, avoir une vaccination antirabique à jour, être tenu en laisse et muselé sur la voie publique, et avoir passé une évaluation comportementale chez un vétérinaire habilité (dès 8 mois pour les chiens sans pedigree, 12 mois pour les chiens de race).
Le propriétaire doit être majeur, avoir un casier judiciaire vierge, une assurance responsabilité civile à jour, une attestation d'aptitude obtenue après une formation des maîtres, et un permis de détention délivré par le maire de sa commune (provisoire pour les chiens de race avec pedigree entre 3 et 12 mois, définitif au-delà ou pour les chiens sans pedigree de plus de 8 mois).
Stérilisation obligatoire, interdiction de vente ou de don, interdiction de stationner dans les lieux publics ou de prendre les transports en commun. La vaccination antirabique et l'assurance doivent être renouvelées toute la vie de l'animal, et certaines évaluations comportementales renouvelées selon la prescription du vétérinaire.
Les échinocoques sont de très petits vers plats de la famille des cestodes. Le ver adulte est un parasite du chien et du renard (rarement du chat). Deux espèces sont présentes en France : Echinococcus multilocularis (moitié nord de la France, Europe centrale et de l'Est — parasite du renard) et Echinococcus granulosus (sud de la France, Europe du Sud — parasite du chien). Ce parasite est transmissible à l'Homme, chez qui les larves provoquent une maladie grave, l'échinococcose (alvéolaire ou hydatidose selon l'espèce), extrêmement sévère dans les deux cas.
Les œufs sont évacués dans les crottes de l'hôte définitif (renard ou chien) et disséminés dans l'environnement (plantes, baies, légumes du jardin, sol). Pour E. multilocularis, ils sont ingérés par de petits rongeurs chez qui se forment des kystes hépatiques ; le rongeur infecté contamine ensuite son prédateur. Pour E. granulosus, ils sont ingérés par des herbivores (moutons surtout, mais aussi vaches, porcs, chèvres), chez qui se forment des kystes dans le foie et les poumons ; les chiens se contaminent en mangeant des viscères crus de ces animaux.
Il n'y a pas de symptômes chez le chien ou le chat : seule une coprologie (analyse des selles) permet de mettre en évidence une infestation. Le traitement repose selon l'espèce sur des antiparasitaires en pipette ou en comprimé, éventuellement complétés d'un shampoing pour éliminer les œufs du pelage.
Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Il n'existe pas de méthode miracle pour repousser les épillets comme on le fait pour les puces. Soyez particulièrement vigilant si votre animal a les poils longs, frisés, ou les oreilles tombantes.
En cas de signes évoquant la présence d'un épillet, contactez un vétérinaire au plus tôt et ne tentez jamais de le retirer vous-même.
Les autres animaux du foyer peuvent eux aussi ressentir la perte de leur compagnon et la tristesse ambiante : essayez de conserver leur rythme de vie et leurs habitudes.
Les enfants ont souvent des réactions très naturelles face à la mort. Inutile de leur cacher le décès de leur animal, sans pour autant entrer dans des détails qui pourraient choquer. Acceptez qu'ils vous en parlent, même si c'est douloureux : eux aussi ont besoin de s'exprimer pour se reconstruire.
La FCI (Fédération Cynologique Internationale) classe les races de chiens en 10 groupes, selon leur fonction et leur origine. Cette classification peut être utile pour mieux comprendre le comportement et les besoins d'une race.
Ce groupe rassemble les races dont la fonction est de rassembler et guider les troupeaux, de moutons (chiens de berger) ou de bovins (chiens de bouvier). Les chiens de berger présentent généralement des caractéristiques lupoïdes (museau allongé, oreilles droites, pelage fourré). Leur intelligence, leur capacité de travail et leur sens de la protection en font d'excellents chiens d'utilité (armée, police, gardiennage), comme le berger belge malinois ou le berger allemand. Ils sont aussi très répandus comme chiens de famille, de garde et de sport.
Chiens de berger : berger allemand, berger australien, berger Belge Malinois, berger Blanc Suisse, berger de Beauce (Bas Rouge ou Beauceron), berger Bergamasque, berger de Brie (Briard), berger croate, berger de Majorque, berger de la Maremme et des Abruzzes, berger Russe, berger des Shetland, berger hollandais, berger picard, berger polonais de Plaine, berger portugais, bobtail, Border Collie, chien Fila de Saint Miguel, berger catalan, berger des Tatras, berger des Pyrénées à face rase, berger des Pyrénées à poil long, berger roumain de Mioritza, berger roumain des Carpathes, chien loup de Saarloos, chien loup tchécoslovaque, colley à poil court, colley à poil long, colley barbu (Bearded collie), kelpie australien, komondor, kuvasz, mudi, puli, pumi, schapendoes néerlandais, schipperke, welsh corgi cardigan, welsh corgi pembroke.
Chiens bouvier : bouvier australien, bouvier des Ardennes, bouvier des Flandres.
Les chiens de type pinscher et schnauzer se rapprochent des lupoïdes ; ils étaient à l'origine employés pour la destruction des nuisibles avant de devenir de redoutables chiens de garde. Les molosses sont très dévoués à leurs tâches, avec un tempérament calme, protecteur et alerte, principalement employés pour la garde des habitations et la protection des troupeaux. Le lien commun à ce groupe est la garde, la défense ou la protection, avec quelques exceptions de races de compagnie (affenpinscher, pinscher nain).
Pinscher et schnauzer : affenpinscher, dobermann, pinscher allemand, pinscher nain, pinscher australien à poil ras, schnauzer géant, schnauzer moyen, schnauzer nain, schnauzer nain blanc, smous des Pays-Bas, terrier noir russe.
Molossoïdes : boxer, dogue allemand, dogue argentin, rottweiler, fila brasileiro, shar pei, broholmer, dogue de Majorque, dogue des Canaries, dogue de Bordeaux, bulldog anglais, bullmastiff, mastiff, cane corso, mâtin napolitain (mâtin de Naples), tosa, leonberg, hovawart, landseer, terre-neuve, mâtin des Pyrénées, mâtin espagnol, montagne des Pyrénées.
Chiens de montagne et de bouvier suisses : berger yougoslave (charplanina), chien de montagne de l'Atlas, chien de Castro Laboreiro, berger d'Asie centrale, berger du Caucase, berger du Karst, Saint-Bernard, dogue du Tibet, berger d'Anatolie ou kangal, rafeiro do Alentejo, chien de la Serra da Estrela, bouvier bernois, bouvier de l'Appenzell, bouvier de l'Entlebuch, grand bouvier suisse.
Destinés à lutter contre les rongeurs, ces chiens de chasse débusquent ou poursuivent le gibier (rats, lapins, renards, blaireaux…) jusque dans sa tanière — d'où leur nom, lié au déterrage. Ils ont généralement le poil court et la queue suffisamment longue pour être tirés du terrier en cas de besoin. Ils sont appréciés pour leur fort tempérament, leur dynamisme et leur intelligence.
Terriers de grande et moyenne taille : airedale terrier, bedlington terrier, border terrier, terrier de chasse allemand (jagdterrier), fox-terrier à poil lisse, fox-terrier à poil dur, lakeland terrier, manchester terrier, irish soft coated wheaten terrier, glen of Imaal terrier, terrier irlandais, terrier Kerry Blue, parson Russell terrier, terrier brésilien, welsh terrier.
Terriers de petite taille : terrier australien, cairn terrier, terrier tchèque, dandie dinmont terrier, jack Russell terrier, terrier japonais, norfolk terrier, norwich terrier, scottish terrier, sealyham terrier, skye terrier, west highland white terrier.
Terriers de type bull : bull terrier, american staffordshire terrier (staff), staffordshire bull terrier (staffie).
Terriers de compagnie : terrier australien à poil soyeux, terrier d'agrément anglais noir et feu, yorkshire terrier.
Les teckels sont des chiens tellement spécifiques qu'ils sont inclassables dans un autre groupe et ont donc leur propre groupe. Longtemps utilisés pour la chasse sous terre grâce à leurs courtes pattes (excellents chasseurs de renards et de blaireaux), ils sont aujourd'hui à l'aise dans toutes les disciplines de chasse.
Variétés : teckel à poils durs, teckel à poils longs, teckel à poils ras.
Ce groupe rassemble toutes les variétés de spitz, les chiens nordiques et les races dites primitives (races semi-sauvages d'Afrique ou d'Asie ayant peu évolué), employées pour la chasse, la protection des biens, l'attelage de traîneaux, la conduite de troupeau ou comme animal de boucherie dans certains pays asiatiques. Très résistants, ils sont dotés d'une grande énergie.
Chiens nordiques de traîneau : alaskan malamute, siberian husky, chien du Groenland, samoyède.
Chiens nordiques de chasse : chien d'ours de Carélie, spitz finlandais, chien d'élan norvégien gris, chien d'élan norvégien noir, chien norvégien de macareux, laïka russo-européen, laïka de Sibérie orientale, laïka de Sibérie occidentale, chien d'élan suédois, spitz de Norrbotten.
Chiens nordiques de garde et de berger : chien finnois de Laponie, berger finnois de Laponie, chien de berger islandais, buhund norvégien, chiens suédois de Laponie.
Spitz européens : spitz allemand, spitz italien.
Spitz asiatiques et apparentés : eurasier, chow chow, korea jindo dog, akita inu, akita américain, spitz japonais, hokkaïdo, kai.
Type primitif : chien de Canaan, chien du Pharaon, chien nu mexicain, chien nu du Pérou, basenji.
Type primitif, chiens de chasse : chien de garenne des Canaries, chien de garenne des Baléares, cirneco dell'Etna, chien de garenne portugais, podengo portugais, chien thaïlandais à crête dorsale, chien de Taïwan.
Issus d'une longue tradition de chasse à courre, ces chiens suivent et pistent le gibier à l'odeur (et non à la vue), le poursuivent pour l'épuiser puis utilisent leur voix pour signaler leur présence aux chasseurs. Ils sont endurants, courageux, capables de chasser de gros gibier, et réputés fidèles, affectueux et de bon caractère.
Chiens courants : chien de Saint-Hubert, american foxhound, black and tan coonhound, poitevin, billy, français tricolore, français blanc et noir, français blanc et orange, grand anglo-français tricolore, grand anglo-français blanc et noir, grand anglo-français blanc et orange, grand bleu de Gascogne, grand gascon saintongeois, grand griffon vendéen, english foxhound, chien de loutre, brachet autrichien noir et feu, brachet de Styrie à poil dur, brachet tyrolien, chien courant de Bosnie à poil dur, chien courant d'Istrie à poil dur, chien courant d'Istrie à poil ras, chien courant de Posavatz, chien courant espagnol, anglo-français de petite vénerie, ariégeois, beagle-harrier, chien d'Artois, porcelaine, petit bleu de Gascogne, petit gascon saintongeois, briquet griffon vendéen, griffon bleu de Gascogne, griffon fauve de Bretagne, griffon nivernais, harrier, chien courant grec, chien courant finlandais, chien courant de Transylvanie, chien courant italien à poil ras, chien courant italien à poil dur, chien courant norvégien, chien courant de Halden, chien courant de Hygen, brachet polonais, chien courant polonais, chien courant tricolore serbe, chien courant de montagne du Monténégro, chien courant serbe, chien courant slovaque, chien courant de Hamilton, chien courant de Schiller, chien courant du Småland, chien courant suisse (bruno du Jura, courant lucernois, brachet allemand), basset de Westphalie, basset artésien normand, basset bleu de Gascogne, basset fauve de Bretagne, grand basset griffon vendéen, petit basset griffon vendéen, basset hound, beagle, basset suédois, petit chien courant suisse.
Chiens de recherche au sang : chien de recherche au sang de la montagne bavaroise, chien de recherche au sang du Hanovre, basset des Alpes.
Races apparentées : dalmatien, chien de Rhodésie à crête dorsale (Rhodesian Ridgeback).
Proches des chiens courants, ils se distinguent par leur aptitude à l'arrêt : leur première fonction consiste à trouver le gibier en marquant un arrêt devant celui-ci, pour en indiquer le lieu au chasseur. Très énergiques, ils sont appréciés pour leur sociabilité.
Chiens d'arrêt continentaux : ancien chien d'arrêt danois, braque allemand à poil court, braque de Weimar, chien d'arrêt allemand à poil dur (drahthaar), chien d'arrêt allemand à poil raide (stichelhaar), pudelpointer, perdiguero de Burgos, braque de l'Ariège, braque d'Auvergne, braque du Bourbonnais, braque français type Gascogne (grande taille), braque français type Pyrénées (petite taille), braque Saint-Germain, braque italien, braque hongrois à poil court, braque hongrois à poil dur, chien d'arrêt portugais, petit épagneul de Münster, grand épagneul de Münster, chien d'arrêt allemand à poil long (langhaar), épagneul bleu de Picardie, épagneul breton, épagneul français, épagneul à perdrix de Drente, chien d'arrêt frison, griffon d'arrêt à poil dur Korthals, chien d'arrêt italien à poil dur, barbu tchèque.
Chiens d'arrêt britanniques et irlandais : english pointer, english setter, gordon setter, setter irlandais rouge, setter irlandais rouge et blanc.
Ce groupe comprend les chiens d'eau et les retrievers, ainsi que les leveurs de gibier et les rapporteurs, adaptés pour débusquer et rapporter toute proie. Longtemps utilisés à la chasse pour leurs fonctions multiples, ils sont aujourd'hui de simples chiens de compagnie grâce à leur grande sociabilité, avec un caractère doux et très attaché à leur maître.
Chiens rapporteurs de gibier : retriever à poil bouclé, retriever à poil plat, golden retriever, labrador retriever, retriever de la Nouvelle-Écosse, retriever de la baie de Chesapeake.
Chiens leveurs de gibier et broussailleurs : chien d'Oysel allemand, cocker américain, clumber spaniel, cocker anglais, field spaniel, sussex spaniel, springer anglais, welsh springer spaniel, kooikerhondje (petit chien hollandais de chasse au gibier d'eau).
Chiens d'eau : chien d'eau espagnol, chien d'eau américain, barbet, chien d'eau irlandais, chien d'eau romagnol, chien d'eau frison, chien d'eau portugais.
Ces races aux origines multiples (certaines molossoïdes d'Asie, d'autres exotiques ou très récentes) ont pour fonction première d'être un parfait compagnon. Elles sont généralement très attachées à leur maître et s'adaptent facilement à une vie en espace confiné.
Bichons et apparentés : bichon maltais, bichon havanais, bichon à poil frisé, bichon bolonais, coton de Tuléar, petit chien lion.
Caniches : caniche.
Chiens belges de petit format : griffon belge, griffon bruxellois, petit brabançon.
Chiens nus : chien chinois à crête.
Chiens du Tibet : lhasa apso, shih tzu, épagneul tibétain, terrier tibétain.
Chihuahua. Épagneuls anglais d'agrément : cavalier king Charles, king Charles spaniel.
Épagneuls japonais et pékinois : pékinois, épagneul japonais.
Épagneul nain continental et autres : épagneul nain continental, russkiy toy.
Kromfohrländer. Molossoïdes de petit format : boston terrier, bouledogue français, carlin.
Race très ancienne aux origines asiatiques, africaines et européennes, autrefois utilisée pour la chasse. Dotés d'une morphologie élancée, faits pour la course, les lévriers sont devenus de véritables chiens de compagnie, notamment depuis l'interdiction de leur usage à la chasse dans certains pays.
Lévriers à poil long ou frangé : lévrier afghan, saluki, barzoï.
Lévriers à poil dur : lévrier irlandais, lévrier écossais.
Lévriers à poil court : galgo espagnol, greyhound, whippet, petit lévrier italien, lévrier hongrois, azawakh, sloughi, lévrier polonais.
Les phlébotomes sont des insectes piqueurs hématophages, proches du moustique. Il en existe de nombreuses espèces ; Phlebotomus perniciosus est le principal vecteur de la leishmaniose (transmission du protozoaire Leishmania infantum). Les femelles se nourrissent sur de nombreux mammifères, dont l'Homme. Ils sont très présents à partir du sud de la France.
Le cycle, de l'œuf à l'adulte, dure 4 à 6 semaines et se déroule dans des sols riches en matières fécales de rongeurs et de lapins. L'adulte vit 1 à 2 mois ; contrairement au moustique, il n'y a pas de phase aquatique. La femelle effectue un repas de sang après l'accouplement pour permettre le développement de ses œufs.
La piqûre provoque démangeaisons et papules de 2 à 3 mm ; des surinfections bactériennes sont possibles. Les zones piquées sont surtout le museau, le pourtour des yeux et les oreilles.
Plusieurs traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie : pipette (spot-on), collier, spray cutané (durées de 1 à 8 mois selon le produit). Il est recommandé de traiter avant un départ vers le sud de la France, d'éviter de sortir son chien en soirée et d'utiliser un ventilateur. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Les poux sont des insectes qui ne vivent que sur un seul animal (chaque espèce a ses poux spécifiques : chien, chat, humain). Chez le chien, deux espèces : Trichodectes canis, dit « poux broyeurs » (se nourrit de débris de peau), et Linognathus setosus, dit « poux piqueurs » (se nourrit de sang).
Le cycle se déroule en 4 à 6 semaines, entièrement sur la peau du chien. La femelle pond ses œufs (« lentes »), qu'elle colle à la base des poils — entre 30 et 60 durant sa vie — et qui éclosent en 1 à 2 semaines.
L'infestation, appelée phtiriose (ou phtiriase), provoque démangeaisons et pellicules ; surinfections bactériennes et réactions allergiques sont rares, mais une anémie peut survenir en cas d'infestation très importante chez le chiot.
Plusieurs types de traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie : pipette (spot-on), comprimé, collier, spray cutané (durées de 1 à 8 mois selon le produit). Il faut traiter tous les animaux de la même espèce du foyer, nettoyer couverture, peigne et tondeuse, et utiliser un spray ou diffuseur pour la maison. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Les puces sont des insectes piqueurs hématophages ; celle de nos chiens, chats et furets est Ctenocephalides felis. Les adultes vivent sur l'animal, tandis que les œufs et les larves se développent dans l'environnement.
La femelle pond ses œufs sur l'hôte (20 à 50 par jour en moyenne), qui tombent au sol et se transforment en larves en quelques jours ; celles-ci se nourrissent de débris organiques et des crottes des puces adultes (on les retrouve dans les fibres des tissus, sous les plinthes, entre les lames du parquet). La larve tisse ensuite un cocon pour devenir pupe puis puce adulte, et peut y rester jusqu'à ce que l'environnement soit favorable — une chaleur humide et la proximité d'un hôte (vibrations, gaz carbonique) stimulant son émergence.
L'infestation, appelée pulicose, peut provoquer douleur, démangeaisons dues à la salive injectée par la puce, une allergie à cette salive (DAPP, dermatite allergique par piqûres de puces — démangeaisons intenses, plaies, croûtes, pertes de poils), la transmission de maladies (infection bactérienne, maladie des griffes du chat) ou de parasites (vers plats par ingestion de puces), et une anémie en cas de forte infestation, surtout chez les animaux jeunes, très âgés ou malades.
Plusieurs types de traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie : pipette (spot-on), comprimé, collier, spray cutané (durées de 1 à 8 mois selon le produit), ainsi que spray ou diffuseur pour la maison. Il est recommandé de traiter tous les animaux du foyer toute l'année, en prévention. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Le surpoids et l'obésité chez le chien favorisent l'apparition de plusieurs troubles de santé, qui se cumulent souvent et raccourcissent l'espérance de vie :
Maintenir votre chien à un poids de forme, avec une alimentation adaptée et une activité physique régulière, permet de limiter ces risques et de préserver son espérance de vie.
Le ténia est un ver plat de grande longueur, de la famille des cestodes, aussi appelé « ver solitaire ». Le ver adulte parasite l'intestin grêle du chien et du chat. Son corps est composé de segments (proglottis) qui se détachent au fur et à mesure de sa croissance et peuvent être visibles dans les selles.
Les proglottis évacués dans les selles contiennent les œufs du parasite, mais ceux-ci ne sont pas directement infestants : ils doivent d'abord passer par un hôte intermédiaire (rongeurs, lapins, moutons, vaches...), chez lequel les larves se fixent dans les muscles ou les organes. Les chiens et les chats se contaminent en mangeant de la viande crue ou des viscères provenant d'animaux contaminés (proies, déchets d'abattoir...).
Il n'y a pas de symptômes graves ; on peut cependant observer des démangeaisons anales (l'animal se frotte les fesses au sol, « signe du traîneau ») ou un léchage excessif de la région anale.
Il existe plusieurs types de traitements vermifuges (pipette, comprimé) selon l'espèce, le poids et le mode de vie de l'animal ; un shampoing complémentaire peut aider à éliminer les proglottis présents sur le pelage. Fréquence de vermifugation recommandée :
Demandez toujours conseil à votre vétérinaire. Source : ESCCAP.
Les tiques sont des acariens suceurs hématophages. Trois espèces dominent en France : Dermacentor reticulatus, Ixodes ricinus et Rhipicephalus sanguineus, chacune transmettant des maladies qui lui sont propres.
La femelle pond ses œufs au sol ; les larves qui en éclosent grimpent sur les hautes herbes et attendent le passage d'un hôte pour leur premier repas de sang, puis se laissent tomber pour devenir nymphe. La nymphe répète l'opération pour un deuxième repas et devient tique adulte, qui grimpe à son tour pour un troisième et dernier repas ; après reproduction, les femelles fécondées pondent puis meurent.
La tique mord et s'accroche à la peau grâce à des crochets appelés rostre (et non avec la tête). Elle peut transmettre, surtout chez le chien (plus rarement chez le chat) : la piroplasmose (parasite du sang), l'ehrlichiose et les anaplasmoses (maladies bactériennes), la borréliose (maladie de Lyme), l'hépatozoonose (rare en France, contractée par ingestion d'une tique), et certaines sécrètent une toxine pouvant provoquer une paralysie transitoire.
Plusieurs types de traitements existent selon l'espèce, le poids et le mode de vie : pipette (spot-on), comprimé, collier, spray cutané (durées de 1 à 8 mois selon le produit). Vérifiez le pelage après les balades et utilisez un crochet tire-tique : ne pressez jamais une tique encore accrochée et n'utilisez aucun produit pour l'endormir (éther, alcool, désinfectant, chaleur), au risque d'une régurgitation favorisant la transmission de maladies. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
La luxation de la rotule est une pathologie fréquente, surtout chez les chiens de petite taille, dans laquelle la rotule sort de son logement au niveau du fémur, provoquant une boiterie. On distingue la luxation médiale (vers l'intérieur), la plus fréquente, touchant principalement les petites races (Yorkshire, Caniche, Chihuahua, Pinscher, Pékinois, Papillon, Cavalier King Charles, Lhassa Apso, Boston Terrier, Teckel, Cairn Terrier, Carlin, Griffon Bruxellois, Bichons, Loulou de Poméranie) et plus rarement des races moyennes (Épagneul Breton), et la luxation latérale (vers l'extérieur), plus fréquente chez les races moyennes à grandes (Retrievers, Dogue allemand, Saint-Bernard, Irish Wolfhound).
Le traitement, essentiellement chirurgical dans les grades avancés, est adapté à la sévérité et à la gêne fonctionnelle de l'animal : votre vétérinaire évaluera avec vous la meilleure option.
À partir de 8-10 ans, nos chiens et chats passent dans la catégorie « senior ». Voici quelques points à surveiller pendant cette période.
Il est important de poursuivre les rappels vaccinaux, le système immunitaire perdant en efficacité avec l'âge. Les vers, puces, tiques… peuvent transmettre des maladies graves, notamment chez l'animal âgé : il est recommandé de poursuivre les traitements antiparasitaires préventifs.
Un bilan sanguin, proposé par votre vétérinaire, permet de vérifier le bon fonctionnement des organes et l'absence de carence, et de dépister certaines maladies (diabète, maladie rénale, hyperthyroïdie…). Une alimentation spécialement conçue pour les animaux seniors, adaptée à leurs besoins nutritionnels, aide à éviter la perte de poids et de muscle.
Avec l'âge, les problèmes dentaires (tartre, inflammation des gencives, mauvaise haleine…) ont tendance à se développer : n'hésitez pas à prévoir des soins dentaires avec votre vétérinaire.
L'œil est protégé en surface par la conjonctive et la cornée, à travers laquelle la lumière pénètre après avoir traversé la pupille, dont l'ouverture est régulée par l'iris. La chambre antérieure (entre cornée et iris) et la chambre postérieure communiquent avec l'humeur aqueuse, évacuée notamment par le canal de Schlemm. Derrière l'iris, la lentille (cristallin), maintenue par le ligament suspenseur, permet la mise au point de l'image sur la rétine ; l'espace qui la sépare du fond de l'œil est rempli par l'humeur vitrée.
La paroi du globe oculaire est formée de trois tuniques : la sclérotique (enveloppe fibreuse externe), la choroïde (couche vasculaire nourricière, avec en avant le corps ciliaire) et la rétine, tissu photosensible qui transforme la lumière en signal nerveux. La rétine présente une zone de vision précise, la macula, en son centre la fovea, et une zone dépourvue de photorécepteurs, le disque optique, point de départ du nerf optique qui achemine l'information visuelle vers le cerveau.
Consignes pour l’administration des médicaments et leur conservation.
Une difficulté à mettre bas, appelée dystocie, peut survenir dès le début du travail (par exemple si le bassin est trop petit pour les chiots) ou en cours de mise bas (mauvaise présentation d'un chiot, utérus qui fatigue et ne se contracte plus). Les chiots sortent le plus souvent par les pattes avant, mais aussi parfois par les pattes arrière ; toute autre présentation est anormale.
Un placenta est normalement expulsé dans les 15 minutes suivant chaque chiot (souvent mangé par la mère) : il faut s'inquiéter s'il en manque après la mise bas. Ces repères sont des moyennes qui varient selon la race, l'âge, le nombre de chiots, l'état général de la chienne et le nombre de portées déjà réalisées. Au moindre doute, appelez rapidement votre vétérinaire : une césarienne peut être nécessaire.
La diarrhée est un motif de consultation très fréquent. Certains éléments permettent d'évaluer s'il s'agit d'un épisode bénin ou s'il faut consulter rapidement. Demandez-vous si votre animal présente les éléments suivants :
Consultez rapidement votre vétérinaire si la diarrhée dure depuis plus de 3 jours, si elle s'accompagne de vomissements, d'une baisse d'appétit, d'une perte de poids ou de sang dans les selles, ou si votre animal est un chiot, un chaton, un animal âgé ou déjà fragilisé par une autre maladie.
Demandez toujours conseil à votre vétérinaire avant d'administrer un traitement.
Certains chats tolèrent peu de caresses : au-delà d'un seuil, ils deviennent irritables. Une douleur peut aussi rendre le contact désagréable.
Queue qui fouette, peau du dos qui frémit, oreilles qui tournent sur le côté, regard fixe, arrêt du ronronnement : arrêtez la caresse avant la morsure.
Laissez le chat venir vers vous. Préférez la tête, les joues et le menton, en caresses courtes. Arrêtez pendant qu'il est encore détendu.
Ne le punissez pas et ne le retenez pas. Si le comportement est nouveau ou s'aggrave, consultez votre vétérinaire.
Se contrôler dans le jeu — Objectif : Des jeux intenses qui se terminent calmement.
À éviter : Arrêter brutalement le jeu en pleine excitation.
Arrêt des punitions — Objectif : Réduire le stress qui entretient marquage et malpropreté.
À éviter : Toute punition, même différée.
Bouclier : se mettre à l'abri en cas de crise — Objectif : Se protéger sans aggraver la crise.
À éviter : Frapper ou crier sur le chat.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Mettez votre chien en sécurité, éloigné de la personne mordue. La personne doit faire soigner la plaie.
Toute morsure d'une personne doit être déclarée à la mairie de votre domicile par le propriétaire ou par le professionnel qui en a connaissance.
Le chien est placé sous surveillance vétérinaire pendant 15 jours : trois visites (dans les 24 heures, au 7e et au 15e jour). Ne le donnez pas et ne le faites pas euthanasier pendant cette période.
Elle est réalisée par un vétérinaire inscrit sur la liste départementale. Elle aide à comprendre la morsure et à fixer des mesures pour éviter qu'elle se reproduise.
Une consultation de comportement permet de traiter la cause : peur, douleur, défense d'une ressource… En attendant, évitez les situations à risque et ne punissez pas votre chien, ce qui pourrait supprimer ses signaux d'avertissement.
Isolement protecteur — Objectif : Que le chien dispose d'un endroit où il se sent en sécurité.
À éviter : Sortir le chien de force de son refuge.
Situation ouverte — Objectif : Qu'un chien qui a peur puisse toujours s'éloigner plutôt que de mordre.
À éviter : Se pencher au-dessus du chien ou le prendre de force.
Habituation aux soins et accessoires (muselière…) — Objectif : Que le chien accepte muselière, manipulations et soins sans peur. Une muselière bien acceptée protège tout le monde et permet de continuer sorties et soins en sécurité.
À éviter : Mettre la muselière de force la première fois, juste avant un soin, ou ne la sortir que pour les situations désagréables.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Cette fiche rassemble les informations pratiques essentielles pour les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) mammifères les plus fréquemment adoptés : le furet, le lapin, le cochon d'Inde, l'octodon, le chinchilla, la gerbille, la souris, le rat et le hamster. Pour chaque espèce : besoins de base, habitat, alimentation et repères de coût. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire avant l'acquisition d'un NAC, chaque espèce ayant des besoins très spécifiques.
Source : ASTUVET.
Bien que le chien et le chat sachent généralement nager instinctivement, le risque de noyade existe : baignade en eau agitée (remous, vagues, courants), épuisement lors d'une nage trop longue, impossibilité de sortir de l'eau (piscine), ou hypothermie dans une eau trop froide. La noyade peut entraîner le décès par asphyxie et défaillance de plusieurs organes.
Les difficultés respiratoires sont dues à l'entrée d'eau dans les voies respiratoires. En eau douce (piscine, lac), l'eau passe rapidement dans la circulation sanguine par absorption au niveau des poumons, augmentant le volume sanguin, diluant les globules rouges (voire les détruisant), ce qui peut déséquilibrer certains composants du sang et affecter plusieurs organes (cerveau, reins, foie notamment).
Une hospitalisation est très souvent nécessaire (analyses de sang, radiographies, oxygénothérapie, traitements adaptés — antibiotiques, diurétiques — voire ventilation mécanique dans les cas sévères). La plupart des animaux s'améliorent dans les 24 premières heures ; sans amélioration rapide, ou en cas de complications (cardiaques, respiratoires, neurologiques), le pronostic devient réservé. Surveillez chaque baignade, en particulier les eaux trop froides ou à fort courant, l'état de santé de votre animal (épilepsie, syncope…), et l'accès aux piscines en votre absence.
Bien que le chien et le chat sachent généralement nager instinctivement, le risque de noyade existe : baignade en eau agitée (remous, vagues, courants), épuisement lors d'une nage trop longue, impossibilité de sortir de l'eau, ou hypothermie dans une eau trop froide. La noyade peut entraîner le décès par asphyxie et défaillance de plusieurs organes.
Les difficultés respiratoires sont dues à l'entrée d'eau dans les voies respiratoires. En eau salée (mer), l'eau présente dans les poumons attire à son tour l'eau des vaisseaux sanguins, provoquant un œdème pulmonaire et une déshydratation, ce qui peut déséquilibrer certains composants du sang et affecter plusieurs organes (cerveau, reins, foie notamment).
Une hospitalisation est très souvent nécessaire (analyses de sang, perfusions, radiographies, oxygénothérapie, traitements adaptés — antibiotiques, diurétiques — voire ventilation mécanique dans les cas sévères). La plupart des animaux s'améliorent dans les 24 premières heures ; sans amélioration rapide, ou en cas de complications (cardiaques, respiratoires, neurologiques), le pronostic devient réservé. Surveillez chaque baignade, en particulier les eaux trop froides, les marées et les mers agitées, ainsi que l'état de santé de votre animal (épilepsie, syncope…).
L'œdème de Quincke, aussi appelé urticaire facial, est une réaction allergique fréquente chez le chien. Lors d'une exposition précédente à un allergène (pollen, piqûre d'insecte, aliment…), l'organisme a produit des anticorps en excès ; au contact suivant du même allergène, une réaction allergique exagérée se produit : les médiateurs de l'inflammation (comme l'histamine) sont libérés en trop grande quantité, provoquant une dilatation des vaisseaux sanguins et une production excessive d'acide gastrique.
Apparaissent très rapidement après le contact : face très gonflée (babines, pourtour des yeux, oreilles), démangeaisons et rougeurs sur le corps, agitation, parfois nausées et vomissements.
Le traitement doit être mis en place rapidement chez votre vétérinaire pour soulager le chien : anti-inflammatoires (corticoïdes) et/ou antihistaminiques permettent de stopper la réaction allergique, et le chien revient généralement à la normale en quelques heures. Dès les premiers symptômes, contactez rapidement votre vétérinaire pour éviter les complications.
Le pronostic est le plus souvent très bon, avec guérison rapide et sans séquelle. Dans de rares cas, des complications graves (obstruction des voies respiratoires) peuvent survenir sans intervention rapide.
La dispersion des cendres d'un animal de compagnie est encadrée par la loi, mais de façon moins contraignante que pour des cendres humaines.
Il est également possible d'enterrer les cendres et d'y planter un arbre ou des fleurs, pour créer un lieu de recueillement durable.
La piroplasmose (ou babésiose) est une maladie liée au parasite Babesia canis, transmis par morsure de tique. C'est un parasite sanguin : lors de la morsure, il pénètre dans les globules rouges et les fait éclater, provoquant une anémie. C'est une maladie très fréquente toute l'année, avec un pic au printemps et à l'automne ; les tiques s'accrochent au pelage lors de la chasse, des balades en broussailles, en forêt, ou dans les herbes hautes du jardin.
La destruction des globules rouges provoque une anémie ; les déchets qui en résultent peuvent atteindre le foie et les reins, à l'origine de complications graves. Les symptômes apparaissent généralement 1 à 3 semaines après la morsure : forte fièvre entraînant fatigue et perte d'appétit, urines foncées (orange à marron) du fait de la destruction des globules rouges.
Le traitement, réalisé par un vétérinaire, consiste en une injection qui élimine rapidement et efficacement le parasite ; cette injection, douloureuse, peut provoquer des nausées et doit parfois être renouvelée. En cas de complication rénale, hépatique ou d'anémie sévère, une hospitalisation est recommandée, avec transfusion possible dans les cas les plus graves.
Des antiparasitaires réguliers (pipettes, colliers, comprimés) protègent contre les tiques et la transmission du parasite ; un vaccin existe également, qui réduit considérablement les symptômes en cas d'infection. Vérifiez toujours le pelage de votre chien après chaque balade et utilisez un tire-tique. Détectée tôt, la piroplasmose guérit généralement en quelques jours sans séquelle ; en cas de complication rénale, hépatique ou d'anémie sévère, le pronostic est plus réservé.
L'article L.214-1 du code rural et de la pêche maritime rappelle que tout animal, en tant qu'être sensible, doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce — une exigence renforcée lors des épisodes de canicule, de plus en plus fréquents, précoces et longs.
Faire appel au vétérinaire ou au technicien pour évaluer la situation, prévenir sans délai l'équarrisseur, et respecter les consignes d'entreposage des cadavres en attendant la collecte.
Le cœur comporte quatre cavités. À droite, l'oreillette (atrium) droite reçoit le sang veineux par les veines caves supérieure et inférieure, puis le transmet via la valve tricuspide au ventricule droit, qui l'envoie vers les poumons par l'artère pulmonaire (valve pulmonaire). Le sang oxygéné revient par les veines pulmonaires dans l'oreillette gauche, passe par la valve mitrale vers le ventricule gauche, qui l'expulse dans tout l'organisme via l'aorte (valve aortique).




















En cas d'ingestion d'une plante toxique, contactez rapidement votre vétérinaire.
Signalez à la prise de rendez-vous s'il a du mal à se laisser manipuler par des inconnus ou s'il a déjà eu peur chez le vétérinaire : l'équipe pourra s'organiser (horaire calme, attente dehors, prémédication).
Passez de temps en temps à la clinique juste pour une pesée et des friandises, sans aucun soin : votre chien apprend que l'endroit est agréable.
Apportez ses friandises préférées ou un tube de pâtée à lécher. Si un médicament a été prescrit pour la visite, donnez-le à l'heure indiquée, avant qu'il ne soit stressé.
Restez calme et parlez-lui doucement. Le vétérinaire peut l'examiner au sol, dehors ou en plusieurs fois : ce n'est pas du temps perdu, c'est pour éviter qu'il garde un mauvais souvenir.
Un soin non urgent peut être remis à plus tard, ou fait sous sédation, pour ne pas abîmer durablement sa confiance. Une mauvaise expérience rend souvent les visites suivantes plus difficiles.
Habituez-le tranquillement à se laisser toucher les pattes, les oreilles et la bouche, en récompensant à chaque étape.
Habituation aux soins et accessoires (muselière…) — Objectif : Que le chien accepte muselière, manipulations et soins sans peur. Une muselière bien acceptée protège tout le monde et permet de continuer sorties et soins en sécurité.
À éviter : Mettre la muselière de force la première fois, juste avant un soin, ou ne la sortir que pour les situations désagréables.
Habituation aux soins courants vétérinaires — Objectif : Préparer le chat aux manipulations vétérinaires.
À éviter : Maintenir le chat de force pendant les séances d'entraînement.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Infection de l'utérus, se développant généralement 3 à 8 semaines après les chaleurs. Le dérèglement hormonal en fin de cycle entraîne une sécrétion de mucosités dans l'utérus, propice au développement de bactéries ayant remonté depuis les voies génitales. On distingue le pyomètre à col ouvert (le pus s'écoule à l'extérieur) du pyomètre à col fermé (le pus s'accumule dans l'utérus), plus grave et à évolution plus rapide.
Historique de la chienne, signes cliniques et imagerie (échographie abdominale de préférence, ou radiographie), complétés par des analyses sanguines et urinaires.
Hospitalisation, perfusion, antibiotiques et anti-douleurs. La chirurgie (ablation de l'utérus et des ovaires) après stabilisation de l'animal est le traitement de référence. Un traitement médical hormonal associé à des antibiotiques reste possible dans de rares cas mais n'est plus recommandé (récidive dans 70 % des cas aux chaleurs suivantes). Une prise en charge rapide permet une guérison complète dans plus de 90 % des cas ; le pronostic devient réservé si l'état général se dégrade. Il s'agit d'une urgence vétérinaire pouvant entraîner le décès de l'animal.
Plus rarement, le chat peut également être touché.
La perte de son animal de compagnie est un moment très stressant : voici les étapes à suivre si ce moment redouté devait arriver.
Informez le fichier I-CAD et retirez vos affiches.
La quantité d'exercice quotidien nécessaire dépend principalement de la taille, de l'âge et de la race du chien. À titre indicatif :
Ces repères peuvent être ajustés par votre vétérinaire selon l'état de santé de l'animal ou ses objectifs de poids.
Les chiens de travail ont souvent des besoins spécifiques pour rester en bonne santé physique et mentale. Par exemple, pour la conduite de troupeaux : au moins 20 minutes d'exercice mental et plus d'une heure d'exercice physique par jour ; pour la chasse, le questage ou le pistage : au moins 30 minutes d'exercice mental et au moins une heure d'exercice physique par jour.
Des casse-têtes (cacher des récompenses ou des jouets à divers endroits de la maison, puzzles à déplacer) et des « parfums pour chiens » (vaporiser des odeurs sans danger dans la maison ou le jardin pour stimuler le flair) permettent de stimuler mentalement votre chien.
Évalue la sensibilité sonore (feux d’artifice, tonnerre, tirs, moteurs…) : fréquence, intensité, durée des réactions (fuite, tremblements, vocalises). Base pour un plan de désensibilisation.
Voici un panorama des principales races de chats reconnues par le LOOF, avec pour chacune ses origines, ses particularités physiques et de caractère, ses points de santé à surveiller et des repères de budget. Ces informations sont indicatives : chaque chat reste un individu, et un suivi vétérinaire régulier permet d'adapter les conseils à sa situation propre.
Origine : probablement l'Égypte. Race reconnue vers 1886. (Race ancienne.)
Le premier Abyssin connu, Zula, fut ramené d'Éthiopie en Angleterre en 1868 par le capitaine Barrett-Lennard. D'autres sources l'estiment plutôt originaire d'Inde ou d'Asie du Sud-Est. Le premier Abyssin arriva en France en 1927.
Caractère : N'aime pas la solitude ; esprit vif, alerte, joueur et dynamique, a besoin de beaucoup d'attention et de jeu.
Santé : amyloïdose (insuffisance rénale ou hépatique, 1 à 5 ans), atrophie progressive de la rétine (test génétique disponible), isoérythrolyse néonatale féline, maladie parodontale, déficit en pyruvate kinase (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités quotidiennes ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 600 à 1 600 € ; entretien annuel 200 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/6 Kg | 30 cm |
| M | 4/6 Kg | 30 cm |
Origine : les États-Unis (Caroline du Sud). Race reconnue vers 1985. (Oreilles recourbées.)
En 1981, Grace et Joe Ruga recueillirent une chatte noire aux oreilles courbées, Shulamith. Les spécialistes déterminèrent qu'il s'agissait d'un gène dominant. La TICA reconnut la race dès 1985.
Caractère : Caractère équilibré, n'aime pas la solitude et reste très attaché à sa famille adoptive ; doux, câlin, assez joueur ; grande curiosité et miaule très peu.
Santé : atrophie progressive de la rétine (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; surveiller l'entretien des oreilles une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 900 à 1 200 € ; entretien annuel 250 à 500 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30/35cm |
| M | 4/7 Kg | 30/35cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 1961.
Des chatons à poil long naissaient régulièrement dans des portées de Siamois. Craignant les accusations de mésalliance, les éleveurs les plaçaient ou les sacrifiaient, jusqu'à ce que Marion Dorsey et Helen Smith s'y intéressent dans les années 1950. Helen Smith baptisa la race « Balinais », en référence à la grâce des danseuses de l'île de Bali.
Caractère : Miaule assez régulièrement, actif et vif, assez têtu, aime être au centre de l'attention, suit son propriétaire partout ; ne supporte pas la concurrence d'autres congénères.
Santé : amyloïdose (maladie du foie rare et incurable), asthme, atrophie progressive de la rétine (test génétique disponible), glaucome, strabisme, maladie parodontale.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage hebdomadaire pour éviter les nœuds ; nettoyage régulier des oreilles et des yeux ; attention au tabagisme passif (tendance asthmatique).
Coût : prix d'achat 500 à 600 € ; entretien annuel 300 à 1 600 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30/35cm |
| M | 4/6 Kg | 30/35cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 1983. (Race hypoallergénique.)
Jean Mill obtint une femelle hybride, Kin-Kin, issue du croisement entre un chat léopard (Prionailurus bengalensis) et un chat domestique. L'Université de Davis lui proposa plus tard huit chattes issues du même croisement, croisées avec des Maus égyptiens, des Abyssins et des Burmese. Le LOOF n'admet en exposition que les chats de 5ᵉ génération ou plus.
Caractère : Actif, intelligence exceptionnelle, curieux, confiant et amical ; mélange de force, d'agilité et d'équilibre.
Santé : cardiomyopathie hypertrophique, neuropathie distale, syndrome des côtes plates, déficience en pyruvate kinase (test génétique disponible), atrophie progressive de la rétine (test génétique disponible), dysplasie de la hanche, luxation de la rotule.
Entretien : Nettoyage régulier des yeux et des oreilles ; brossage une fois par semaine ; jeu quotidien pour son équilibre physique et mental.
Coût : prix d'achat 1 000 à 3 000 € ; entretien annuel 400 à 600 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/6 Kg | 35cm |
| M | 5/7 Kg | 35cm |
Origine : la Russie. Race reconnue vers 1912. (Race hypoallergénique.)
Développée surtout en Angleterre et en Scandinavie, la race aurait été importée de Russie au milieu du XIXᵉ siècle. Un Russe participa à la première exposition féline de Londres en 1871 sous le nom d'« Archange bleu ». Dans les années 1970, des croisements avec des Siamois blancs ou noirs permirent d'obtenir des Russes blancs et noirs ; le LOOF reconnaît aujourd'hui le bleu, le blanc et le noir.
Caractère : Attachement très fort à son maître, semble timide avec les étrangers et a besoin de temps pour se dévoiler ; aime un environnement calme et serein ; actif sans être turbulent.
Santé : pas de prédisposition particulière connue ; peut être sujet à l'embonpoint.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage hebdomadaire pour réduire les boules de poils ; couper les griffes (chat peu actif).
Coût : prix d'achat 650 à 2 500 € ; entretien annuel 400 à 1 000 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/3 Kg | 30cm |
| M | 3/5 Kg | 30cm |
Origine : la Grande-Bretagne. Race reconnue vers 1871.
En 1871 à Londres, une chatte British Shorthair bleu tabby remporte la toute première exposition féline. La race, décimée par les pénuries des deux guerres mondiales, fut reconstituée en croisant les survivants avec des chats sans pedigree puis avec des Persans, ce qui introduisit le gène poil long (donnant naissance au British Longhair).
Caractère : Calme et posé, toujours présent sans être envahissant ; offre une présence apaisante et supporte bien le contact.
Santé : polykystose rénale (PKD, test génétique disponible), cardiomyopathie hypertrophique féline (HCM).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; surveiller l'embonpoint, privilégier une alimentation de haute qualité.
Coût : prix d'achat 400 à 1 800 € ; entretien annuel 200 à 400 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/7 Kg | 30 cm |
| M | 4/8 Kg | 30 cm |
Origine : la Syrie (Moyen Âge). Race reconnue vers 1920. (Race ancienne.)
Les premiers chats bleus semblent avoir été rapportés de Syrie en Occident par les croisés au Moyen Âge. Le terme « Chartreux » apparaît au XVIIIᵉ siècle. La race, quasiment disparue au début du XXᵉ siècle, fut reconstituée à partir des rares spécimens restants, notamment sur l'île de Belle-Île, par les sœurs Christine et Suzanne Léger.
Caractère : Vif, robuste et agile, s'adapte très vite à la vie en appartement, parfait chat de compagnie apprécié de toute la famille.
Santé : calculs de struvite (lithiase urinaire), luxation de la rotule, polykystose rénale (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage hebdomadaire pour réduire les boules de poils ; alimentation haut de gamme conseillée chez les animaux stérilisés, sujets aux calculs urinaires.
Coût : prix d'achat 400 à 1 400 € ; entretien annuel 500 à 700 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30cm |
| M | 3/7 Kg | 30cm |
Origine : le Royaume-Uni. Race reconnue vers 1967. (Race hypoallergénique.)
Le 21 juillet 1950, un chaton au pelage frisé (type astrakan), aux grandes oreilles et à la queue de rat, naît dans une portée de chats de gouttière. Sa propriétaire, Mrs Ennismore, le nomma Kallibunker. Croisé avec sa mère puis avec des Siamois et des Burmese faute d'autres partenaires disponibles au Royaume-Uni, il fonda la race, exportée ensuite aux États-Unis.
Caractère : Très actif, agile, intelligent ; hyper attaché à ses maîtres, qu'il suit pas à pas.
Santé : craint le froid, atrophie progressive de la rétine, cardiomyopathie hypertrophique, luxation de la rotule, dermatoses.
Entretien : Brossage doux une fois par semaine ; inspecter fréquemment la peau (absence de rougeur) ; nettoyer les oreilles une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 800 à 1 000 € ; entretien annuel 250 à 450 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30/33cm |
| M | 4/6 Kg | 32/35cm |
Origine : l'Angleterre. Race reconnue vers 1979. (Race hypoallergénique.)
En 1960 dans le Devonshire, Beryl Cox recueillit un chaton au poil ondulé qu'elle appela Kirlee. Croisé avec des Cornish Rex, aucun des chatons nés n'avait le poil frisé : la mutation était différente de celle du Cornish Rex. Les éleveurs séparèrent alors les deux lignées, donnant officiellement naissance à une nouvelle race, le Devon Rex.
Caractère : Vif et espiègle sans être hyperactif, réclame toute l'attention de ses maîtres ; facile à vivre, s'entend bien avec tous les membres de la famille.
Santé : infections de la peau (dermatite, urticaire), infections des oreilles, myopathie, cardiomyopathie hypertrophique, luxation de la rotule, hypotrichose congénitale (forme de calvitie).
Entretien : Entretenir le pelage avec un gant ou un linge (pas de brosse) ; laver fréquemment en raison de l'excès de sébum, dès le plus jeune âge ; crème solaire pour les oreilles au printemps et en été.
Coût : prix d'achat 800 à 2 600 € ; entretien annuel 500 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/4 Kg | 25/27cm |
| M | 3/5 Kg | 27/30cm |
Origine : la Russie. Race reconnue vers 1988. (Race nue.)
Irina Kovalyova recueillit une petite chatte, Varya, présentant de nombreuses plaques dépilées, qui se révélèrent être une particularité génétique et non une alopécie à soigner. Croisée avec d'autres chats sous l'égide de l'éleveuse Irina Nemikina, la mutation, dominante, n'avait rien à voir avec celle, récessive, responsable de la nudité du Sphynx.
Caractère : Toujours curieux, tempérament très extraverti qui explore tout et partout sans cesse ; extrêmement proche de l'homme, ne supporte pas la solitude.
Santé : infection pulmonaire (due à l'absence de poils), infection des oreilles, maladie de peau, carcinome épidermoïde.
Entretien : Maintenir dans une zone tempérée (absence de poils = pas de protection contre le froid) ; laver fréquemment dès le plus jeune âge (excès de sébum) ; crème solaire au printemps et en été ; nettoyer les oreilles.
Coût : prix d'achat 1 200 à 1 500 € ; entretien annuel 200 à 400 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/6 Kg | 20/25cm |
| M | 4/7 Kg | 22/28cm |
Origine : l'Afrique du Nord (Antiquité). Race reconnue vers 1983. (Race ancienne.)
Probablement venu d'Égypte, il partageait la vie des Grecs et des Romains de l'Antiquité ; ce sont Jules César et ses légions qui l'introduisirent en Gaule. Descendant direct du chat commun domestique, il fut rebaptisé « European Shorthair » en 2007, après sélection des meilleurs sujets par la félinophilie.
Caractère : S'adapte à tous les environnements, sociable (cohabite avec d'autres chats et même des chiens respectueux), actif toute sa vie, grand chasseur.
Santé : pas de maladie caractéristique à la race.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 700 à 1 200 € ; entretien annuel 200 à 400 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30/35cm |
| M | 4/6 Kg | 30/35cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 1967.
Dans les années 1950, le Domestic Shorthair, ressemblant à l'Européen, peinait à tenir sa place en exposition face à des races au type plus affirmé comme le British Shorthair. Des éleveurs le croisèrent alors avec des Persans pour lui apporter de la rondeur ; les hybrides à poil court remariés donnèrent naissance à une nouvelle race, très proche du Persan mais à poil court.
Caractère : Calme, grande patience (idéal avec les enfants), agréable à vivre, peu miauleur et affectueux, aime le confort et la tranquillité, apprécie la présence de congénères.
Santé : déformation de la mâchoire (troubles respiratoires, d'alimentation ou dentaires), polykystose rénale (PKD, test génétique disponible), cardiomyopathie hypertrophique, shunt portosystémique, entropion, lésions cervicales, cryptorchidie.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; nettoyage quotidien des yeux.
Coût : prix d'achat 400 à 2 500 € ; entretien annuel 250 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/6 Kg | 20/25cm |
| M | 4/7 Kg | 25/30cm |
Origine : l'Écosse. Race reconnue vers 1960. (Oreilles pliées.)
Dans les années 1960, Mary et William Ross remarquèrent dans une ferme une chatte aux oreilles pliées vers l'avant, Suzie. Ses descendants, croisés avec des Persans, donnèrent naissance à des chatons au poil long appelés Highland. Le GCCF anglais, soupçonnant à tort un lien entre les oreilles pliées et des problèmes d'audition, cessa de reconnaître les Fold en 1971, qui partirent alors pour l'Europe continentale et les États-Unis.
Caractère : Calme et doux, s'entend très bien avec ses congénères, très affectueux, chat discret qui vocalise peu ; les changements le perturbent un peu.
Santé : ostéochondrodysplasie (déformations du squelette et du cartilage pouvant toucher le chaton même issu de parents sains, entraînant une raideur invalidante de la queue et des difficultés de déplacement).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; soin particulier de l'intérieur des oreilles pliées, à inspecter et nettoyer régulièrement avec une lotion auriculaire.
Coût : prix d'achat 400 à 1 500 € ; entretien annuel 500 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/6 Kg | 30cm |
| M | 2/6 Kg | 30cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 2013. (Race récente.)
La mutation, apparue chez un chat de gouttière noir à poils courts sans sous-poil, s'est produite à plusieurs reprises sur les continents américain et européen. En 2010, des éleveurs américains s'y intéressèrent ; Christine Auverdin Boulanger importa la première Lykoï américaine en France en 2013.
Caractère : Aime se blottir contre son maître, s'entend à merveille avec le reste de la famille, un peu méfiant à l'arrivée d'un inconnu mais jamais aussi loin que sa timidité le laisse penser ; vif, dynamique et très intelligent.
Santé : pas de maladies héréditaires ou génétiques connues.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; nettoyer les oreilles tous les mois ; la peau ne graisse pas, donc pas besoin de bain.
Coût : prix d'achat environ 2 000 € ; entretien annuel 300 à 500 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/5 Kg | 30 cm |
| M | 2/5 Kg | 30 cm |
Origine : le Maine, aux États-Unis. Race reconnue vers 1976. (La plus grande race.)
Le Maine Coon serait arrivé aux États-Unis par bateau avec les colons européens ; certains chats à poils longs échappés à terre auraient survécu grâce à leur adaptation au climat hivernal du Maine. Présentés dès les années 1860 dans les comices agricoles, ils firent sensation lors des premières expositions félines aux États-Unis avant d'être éclipsés par les Persans ; ce n'est qu'en 1950 que des éleveurs recommencèrent à s'y intéresser, fondant le premier club de race.
Caractère : Chat de compagnie parfait, s'entend très bien avec les enfants ; malgré son gabarit imposant, parfaitement adapté à la vie en appartement à condition d'y avoir été habitué jeune.
Santé : cardiomyopathie hypertrophique, polykystose rénale (test génétique disponible), dysplasie des hanches, amyotrophie spinale (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage hebdomadaire pour réduire les boules de poils ; alimentation haut de gamme conseillée pour réduire les risques d'embonpoint et de dysplasie.
Coût : prix d'achat 450 à 1 700 € ; entretien annuel 300 à 700 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/9 Kg | 100/120cm |
| M | 4/9 Kg | 100/120cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 1979.
Marion Dorsey (Californie) et Helen Smith (New York) s'intéressèrent dans les années 1950 à cette variante à poils longs du Siamois, peu appréciée à l'époque. Le Mandarin est l'une des variétés à poils mi-longs de l'Oriental, descendant directement du Siamois.
Caractère : Miaule assez régulièrement, actif et vif, assez têtu, ne supporte pas la concurrence d'autres congénères, aime être au centre de l'attention et joue volontiers avec les enfants.
Santé : amyloïdose (maladie rare et incurable), asthme, atrophie progressive de la rétine, glaucome, strabisme, maladie parodontale.
Entretien : Brossage hebdomadaire pour éviter les nœuds ; nettoyage régulier des oreilles et des yeux ; attention au tabagisme passif (tendance asthmatique).
Coût : prix d'achat 500 à 1 000 € ; entretien annuel 200 à 450 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30/35cm |
| M | 4/6 Kg | 30/35cm |
Origine : l'île de Man (1700-1800). Race reconnue vers 1883. (Race sans queue.)
Suite à une mutation naturelle survenue il y a deux ou trois siècles, le Manx se caractérise par l'absence de queue. Très à la mode en Angleterre dans les années 1920-1930 (le roi Édouard VIII en possédait plusieurs), il rencontre aujourd'hui un franc succès aux États-Unis, mais reste plus difficile à faire reconnaître en Europe du fait de sa particularité.
Caractère : Très équilibré, calme sans empêcher le jeu à tout âge, redoutable chasseur, très affectueux et a besoin de la présence de son maître jusqu'à marcher à ses côtés en miaulant.
Santé : dystrophie cornéenne, arthrite de la queue (quand un moignon persiste), maladie parodontale, mégacôlon.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 500 à 1 100 € ; entretien annuel 250 à 450 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 35/40cm |
| M | 3/5 Kg | 35/40cm |
Origine : l'Égypte (1500 av. J.-C.). Race reconnue vers 1977. (Race ancienne.)
Sa robe tachetée figure déjà sur les peintures murales des tombes des pharaons du Nouvel Empire, il y a 2 500 ans. Ce n'est que dans les années 1950 que la princesse russe Nathalia Troubetskoï redécouvrit la race dans le palais de l'ambassadeur d'Égypte en Italie ; elle en importa ensuite des sujets aux États-Unis, où elle poursuivit l'élevage.
Caractère : Chat facile à vivre, apprécie le calme et la tranquillité, se méfie des étrangers, excellent joueur qui sait prendre du plaisir avec les enfants.
Santé : aucune maladie génétique enregistrée à ce jour ; peut être touché par une maladie parodontale, une infection auriculaire, une hernie ombilicale, une cardiomyopathie hypertrophique, une leucodystrophie ou une sensibilité aux anesthésiques et médicaments.
Entretien : Protéger des variations de température (supporte mal les changements) ; brossage une fois par semaine ; prendre le temps de jouer avec lui pour préserver son équilibre.
Coût : prix d'achat 800 à 1 800 € ; entretien annuel 300 à 500 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 25/28cm |
| M | 4/7 Kg | 28/30cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 1991. (Pattes très courtes.)
Mutation génétique apparue spontanément chez un chat de gouttière. En 1983 en Louisiane, S. Hochenedel découvre une chatte noire aux curieuses mini-pattes, Blackberry, qui donne naissance à plusieurs portées présentant toutes le même trait. La race est exposée pour la première fois en 1991 à New York ; elle arrive en France deux ans plus tard.
Caractère : Compagnon attachant, actif et joueur, très sociable (avec les chiens comme avec les autres chats), d'une grande tendresse envers ses maîtres.
Santé : arthrose, lordose (courbure excessive de la colonne vertébrale).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; surveiller l'embonpoint pour soulager les courtes pattes ; des chondroprotecteurs peuvent être prévus pour l'arthrose.
Coût : prix d'achat 500 à 2 500 € ; entretien annuel 300 à 500 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/3 Kg | 16/20cm |
| M | 3/4 Kg | 21/23cm |
Origine : la Russie. Race reconnue vers 1987.
Le Nebelung est un Bleu Russe à poils mi-longs. Comme pour le Bleu Russe, ses origines exactes sont incertaines ; il aurait été importé en Angleterre au milieu du XIXᵉ siècle pour sa fourrure.
Caractère : Attachement très fort à son maître, semble timide avec les étrangers et a besoin de temps pour se dévoiler ; aime un environnement calme et serein ; actif sans être turbulent.
Santé : pas de prédisposition particulière connue ; peut être sujet à l'embonpoint.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage hebdomadaire pour réduire les boules de poils ; couper les griffes (chat peu actif).
Coût : prix d'achat 650 à 2 500 € ; entretien annuel 400 à 1 000 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/3 Kg | 30cm |
| M | 3/5 Kg | 30cm |
Origine : la Norvège (Viking). Race reconnue vers 1930 puis 1976.
Les premiers chats scandinaves auraient été rapportés du Moyen-Orient par les Vikings ; selon la mythologie nordique, la déesse Freya utilisait un attelage de puissants chats à poil long. L'élevage débute à la fin des années 1930 ; en 1960, des éleveurs norvégiens, estimant la race traditionnelle menacée par la prolifération de chats errants à poil court, fondent la Norwegian National Association of Pedigree Cats et partent sillonner la campagne pour dénicher des chats à demi sauvages qui serviront de base à la race norvégienne.
Caractère : Naturel placide et doux, énergique quand il joue, sait maîtriser sa force et adapter son comportement selon les situations.
Santé : glycogénose de type IV (atrophie des muscles entraînant le décès, test génétique disponible), dysplasie de la hanche, dysplasie de la rétine (pouvant altérer la vision), cardiomyopathie hypertrophique.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 400 à 3 000 € ; entretien annuel 500 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/6 Kg | 28/35cm |
| M | 4/8 Kg | 30/38cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 1984.
En 1964 dans le Michigan, une éleveuse américaine, Virginia Daly, tentait de produire des Siamois « tabby point » en croisant une Siamoise avec un Abyssin. Dès la deuxième génération, elle obtint un chaton tacheté de mouchetures dorées sur fond ivoire, surnommé « Ocicat » pour sa ressemblance avec l'ocelot. De nouveaux croisements entre Siamois et Abyssins, puis avec l'American Shorthair, développèrent la race surtout aux États-Unis et dans le nord de l'Europe.
Caractère : Vif et tendre, compagnon toujours présent mais jamais envahissant, très sociable avec ses congénères, obéissant, surnommé « chat-chien » pour sa capacité à répondre à certains ordres.
Santé : atrophie progressive de la rétine (peut entraîner la cécité), cardiomyopathie hypertrophique, amylose rénale.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 700 à 1 400 € ; entretien annuel 250 à 400 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30/35cm |
| M | 3/5 Kg | 30/35cm |
Origine : l'Asie. Race reconnue vers 1950. (Race ancienne.)
Longtemps dans l'ombre du Siamois dont il est la version entièrement colorée, l'Oriental fut importé en Grande-Bretagne à la fin du XIXᵉ siècle par des diplomates et voyageurs séduits par ces chats exotiques. Relégué aux oubliettes jusque dans les années 1950, il fut relancé par une éleveuse britannique qui imagina un Siamois entièrement chocolat, baptisé Havana ; Pat Turner entreprit ensuite de créer un Siamois blanc, ce qui permit à terme des Orientaux dans toutes les couleurs.
Caractère : Hyper actif, hyper câlin, hyper bavard.
Santé : sténose aortique (cardiopathie congénitale par rétrécissement de l'éjection du sang dans l'aorte), diabète, amylose rénale.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; nettoyer et surveiller les oreilles.
Coût : prix d'achat 600 à 1 500 € ; entretien annuel 300 à 450 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/5 Kg | 30cm |
| M | 3/6 Kg | 30cm |
Origine : la Russie. Race reconnue vers 1996. (Race récente.)
En 1994, Olga S. Mironova combina un mâle Donskoy (race de chats nus) et une chatte Orientale afin de réunir la grâce de l'Oriental et le pelage rasé du Donskoy. Les mariages avec des Siamois et des Orientaux restèrent seuls autorisés. Le premier standard fut rédigé en 1996 par la Russian Selectional Feline Federation ; le nom rend hommage à Pierre le Grand, fondateur de Saint-Pétersbourg.
Caractère : Caractère extraverti du Donskoy et tempérament possessif du Siamois/Oriental ; bavard, collant, hyper actif, ne laisse jamais en paix.
Santé : atrophie progressive de la rétine (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; maintenir dans une zone tempérée (absence de poils = pas de protection contre le froid) ; laver fréquemment dès le plus jeune âge (excès de sébum) ; crème solaire pour les oreilles au printemps et en été ; nettoyer les oreilles.
Coût : prix d'achat 700 à 1 300 € ; entretien annuel 250 à 400 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/3 Kg | 30/35cm |
| M | 3/4 Kg | 30/35cm |
Origine : l'Iran. Race reconnue vers 1889. (Poils longs.)
Au XVIIIᵉ siècle, les bourgeoises parisiennes appréciaient sur leurs genoux des chats à la fourrure de soie, des Angoras turcs. Ceux-ci gagnèrent l'Angleterre sous le nom de « Chats des Français » et trônèrent aux côtés du British Shorthair lors des premières expositions félines. Les éleveurs anglo-saxons imaginèrent un mariage entre les deux races pour allier fourrure et rondeurs ; le premier standard fut publié en 1889 par Harisson Weir.
Caractère : Calme, doux, craint les changements dans son quotidien et a besoin de repères ; sa tranquillité doit être préservée, dans un environnement peu bruyant ; peut jouer avec les enfants mais n'aime pas être pris trop régulièrement dans les bras ; apprécie la présence de son propriétaire sans être dérangé s'il reste seul.
Santé : cardiomyopathie hypertrophique, polykystose rénale (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage très régulier, voire quotidien ; nettoyer les yeux et la face régulièrement.
Coût : prix d'achat 400 à 2 000 € ; entretien annuel 600 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30 cm |
| M | 3/5 Kg | 30 cm |
Origine : les États-Unis (Californie). Race reconnue vers 1970. (Chat de famille.)
La race fut créée dans les années 1960 par Ann Baker, éleveuse de Persans, à partir de Joséphine, une chatte à poil long demi-sauvage renversée par une voiture. Elle affirma que le comportement de Joséphine, autrefois agressive, avait été modifié par l'accident, qu'elle avait été génétiquement modifiée à la clinique où elle avait été soignée, et qu'elle avait même rencontré des extra-terrestres. Effarés par ces allégations, les éleveurs qui avaient suivi Ann dans son programme décidèrent de s'en séparer et de faire reconnaître le Ragdoll en le présentant dans des expositions classiques.
Caractère : Extrêmement patient, ce qui en fait un compagnon idéal pour les enfants ; très calme et discret, recherche constamment la tranquillité et n'aime pas l'agitation ; n'apprécie pas la solitude et passe le plus clair de son temps auprès de son maître ; très affectueux, aime être câliné, rester sur les genoux et même être pris dans les bras.
Santé : polykystose rénale (PKD, test génétique disponible), cardiomyopathie hypertrophique féline (HCM, test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 600 à 2 500 € ; entretien annuel 500 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/8 Kg | 30/35cm |
| M | 3/9 Kg | 33/38cm |
Origine : la France. Race reconnue vers 1926. (Chat de famille.)
Une légende raconte qu'un moine vivait dans un temple bâti en l'honneur de Tsun-Kyan-Kse, déesse d'or aux yeux saphir, en compagnie de Sinh, un chat blanc aux yeux jaunes. Une nuit, des pillards assassinèrent le moine ; Sinh sauta sur sa chevelure et supplia la déesse de lui rendre la vie, qui accorda un miracle : la fourrure de Sinh prit la couleur de l'or, ses yeux devinrent bleus et ses pattes se colorèrent en brun, seuls ses pieds restant immaculés en signe de pureté. En réalité, la race est issue d'un mariage entre un Persan et un Siamois ganté de blanc.
Caractère : Calme et posé, sait se faire comprendre quand il en a besoin, parfaitement adapté à la vie en appartement, aime la compagnie.
Santé : cardiomyopathie hypertrophique, polykystose rénale (PKD, présence de kystes rénaux donnant lieu à une insuffisance rénale), mucopolysaccharidose de type VI (maladie génétique liée à l'accumulation anormale de glycoaminoglycanes dans les cellules).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine, voire une fois par jour en période de mue.
Coût : prix d'achat 400 à 1 400 € ; entretien annuel 600 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/7 Kg | 30cm |
| M | 4/7 Kg | 30cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 2000. (Nouvelle race.)
Le Savannah est issu de croisements entre diverses races de chats domestiques à robes tachetées et de serval, félin sauvage de 15 kg environ vivant dans la savane africaine, parfois utilisé comme auxiliaire de chasse par les paysans. Le LOOF n'autorise en exposition que les chats de génération F5 et plus (F1 : père serval ; F2 : grand-père serval ; F3 : arrière-grand-parent serval, etc., plus le chat s'éloigne du serval au fil des générations).
Caractère : Grâce au caractère exceptionnellement familier du serval, très doux dès les premières générations ; comme tous les chats, il dort sur les genoux et mange des croquettes ; énergie débordante, doux et affectueux, très intelligent et curieux, grand sportif qui aime jouer, sauter et l'eau ; besoin d'être actif et stimulé, sous peine de devenir destructeur.
Santé : pas de maladies héréditaires ou génétiques connues.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; prévoir une alimentation de haute qualité.
Coût : prix d'achat 800 à 4 000 € ; entretien annuel 300 à 600 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 7/12 Kg | 45 cm |
| M | 7/14 Kg | 45 cm |
Origine : l'Écosse. Race reconnue vers 1960. (Oreilles pliées.)
Dans les années 1960, Mary et William Ross remarquèrent dans une ferme une chatte aux oreilles pliées vers l'avant, Suzie. En 1963, les Ross firent l'acquisition de Snook, une femelle blanche fille de Suzie, et débutèrent l'élevage des Scottish Fold en la mariant avec des British Shorthair. En 1971, le GCCF anglais, soupçonnant à tort que les oreilles pliées pouvaient engendrer des problèmes d'audition, cessa de reconnaître les Fold, qui eurent le temps de partir pour l'Europe continentale et les États-Unis où ils connurent un franc succès.
Caractère : Calme et doux, adore jouer, s'entend très bien avec ses congénères, très affectueux avec son maître, chat assez discret qui vocalise peu ; les changements le perturbent quelque peu, recherche la compagnie de sa famille et ne supporte pas d'être laissé seul longtemps.
Santé : ostéochondrodysplasie (déformations du squelette et du cartilage, arthrose invalidante entraînant une raideur de la queue et des difficultés de déplacement).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; soin particulier de l'intérieur des oreilles pliées, à inspecter et nettoyer régulièrement avec une lotion auriculaire.
Coût : prix d'achat 400 à 1 500 € ; entretien annuel 500 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/6 Kg | 30cm |
| M | 2/6 Kg | 30cm |
Origine : la Thaïlande (XVᵉ siècle). Race reconnue vers 1945. (Race ancienne.)
Les premières traces du Siamois se remarquent dans les manuscrits thaïlandais découverts à Ayutthaya. Les premiers Siamois arrivèrent en Grande-Bretagne au milieu du XIXᵉ siècle, rapportés par le Major Owen Gould, ambassadeur à Bangkok ; le succès fut fulgurant, puis la race gagna les États-Unis. La race a connu une grande évolution dans les années 1970 : les Américains recherchèrent un corps plus élégant et une tête plus longue, tandis que les Anglais préférèrent travailler le positionnement des oreilles, plus basses et plus grandes, et la forme orientale des yeux.
Caractère : Hyper actif, hyper câlin, hyper bavard.
Santé : sténose aortique (cardiopathie congénitale par rétrécissement de l'éjection du sang dans l'aorte), diabète, amylose rénale, atrophie progressive de la rétine (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; nettoyer et surveiller les oreilles.
Coût : prix d'achat 600 à 1 200 € ; entretien annuel 500 à 800 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/6 Kg | 30cm |
| M | 2/6 Kg | 30cm |
Origine : Singapour. Race reconnue vers 1984. (Le plus petit chat du monde.)
Vivant à Singapour à l'état semi-sauvage, se nourrissant la nuit dans les poubelles des restaurants et dormant le jour, le Singapura fut remarqué en 1974 par deux touristes américains, Hal et Tommy Meadows, séduits par trois chats qu'ils ramenèrent chez eux malgré les difficultés administratives, le gouvernement de Singapour n'étant pas encore conscient de la richesse de ce patrimoine national. Tord et Susan Svenson reprirent ensuite le flambeau et obtinrent, en 1984, la reconnaissance de la race par les grandes fédérations félines américaines ; en relation avec le Singapura Cat Club local, ils réussirent à importer d'autres chats mariés à des Burmese, à l'origine de presque tous les Singapuras d'aujourd'hui.
Caractère : Chat vif et agile qui se déplace avec une grande aisance, voire une puissance surprenante pour sa taille ; aime aussi la compagnie de congénères ou d'autres animaux.
Santé : pas de maladies héréditaires ou génétiques connues.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine ; attention aux courants d'air, il y semble sensible.
Coût : prix d'achat 1 000 à 1 800 € ; entretien annuel 200 à 350 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 2/4 Kg | 25/30cm |
| M | 3/5 Kg | 25/30cm |
Origine : probablement l'Égypte. Race reconnue vers 1978. (Race ancienne.)
En 1963, Mary Mailling, éleveuse d'Abyssins, introduisit en douce un « poil long » à l'exposition féline de Calgary. Le juge, loin de rejeter le chaton, tomba sous le charme et demanda à Mary de le lui confier. Au même moment, aux États-Unis, Evelyne Mague commençait aussi à sélectionner des « poil long » ; la route fut longue vers l'acceptation, car les éleveurs s'obstinaient à nier la présence du poil long dans leurs lignées. La variété fut tout de même reconnue par la Cat Fanciers' Association en 1978.
Caractère : N'aime pas la solitude, esprit vif, alerte, joueur et dynamique ; son propriétaire doit s'occuper de lui en permanence ou quasiment, soit par des caresses, soit en jouant avec lui, ses partenaires de jeu étant à ce titre ses semblables ; parfois turbulent, s'apprivoise le mieux par le jeu ; s'entend parfaitement bien avec les autres animaux.
Santé : amyloïdose (contractée entre 1 et 5 ans, entraîne une insuffisance rénale irréversible), atrophie rétinienne progressive (test génétique disponible), isoérythrolyse néonatale féline, maladie parodontale (gingivite), déficit en pyruvate kinase (test génétique disponible).
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 1 000 à 1 500 € ; entretien annuel 200 à 300 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 4/6 Kg | 30 cm |
| M | 4/6 Kg | 30 cm |
Origine : le Canada. Race reconnue vers 1985. (Race nue.)
Tous les Sphynx actuels descendent d'une portée de chatons nus née en 1966 à Toronto. Deux chattes, Pinkie et Paloma, furent importées aux Pays-Bas par le Dr H. Hernandez qui les reproduisit avec des Devon Rex. En 1983, le Français P. Challain acheta une portée à H. Hernandez ; en 1984, les cinq chatons présentés au public lors de l'exposition féline de Baltard, plus de 20 000 personnes se pressèrent pour les découvrir et leur apparition déclencha une émeute. En 1985, Aline et Philippe Noël importèrent à leur tour deux chatons de Hollande, Mogwaï et Gizmo, dont la fille Aménophis Clone servit de base au premier standard de la race.
Caractère : Caractère unique, calme et affectueux, aime la compagnie des enfants, demande sans cesse des câlins et n'est heureux que dans les bras ou sous la couette, accepte de partager son territoire.
Santé : très sensible aux maladies de la peau et aux brûlures des rayons du soleil, cardiomyopathie hypertrophique.
Entretien : Laver une fois par semaine au maximum, et quotidiennement avec un lait hypoallergénique si nécessaire ; crème solaire du printemps à la fin des beaux jours ; alimentation de qualité (absence de poils = grande dépense calorique pour maintenir sa température corporelle) ; nettoyer les oreilles une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 900 à 3 000 € ; entretien annuel 300 à 600 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 30cm |
| M | 3/5 Kg | 30cm |
Origine : les États-Unis. Race reconnue vers 2016. (Nouvelle race.)
L'histoire du Toyger débute aux États-Unis au début des années 1980 avec Judy Sugden, dont la mère, Jean Mill, est la fondatrice de la race Bengal. Elle remarque que son chat, Millwood Sharp Shooter, possède deux taches de marque tabby sur la tempe, et pense alors pouvoir développer un chat au véritable motif circulaire de la tête du tigre. Les deux chats fondateurs de la race furent un chat domestique mackerel tabby à poils courts nommé Scrapmetal et un Bengal à ossature robuste nommé Millwood Rumpled Spotskin. En 1993, Judy importa également Jammu Blu, un chat de rue du Cachemire et d'Inde. Le premier Toyger fut importé en France en 2009.
Caractère : Chat exceptionnellement sociable qui aime la compagnie humaine, s'entend bien avec les autres animaux, très intelligent, aime interagir avec son adoptant et jouer à toutes sortes de jeux comme rapporter une balle qu'on lui a lancée, dynamique mais calme à la fois, proche de son adoptant dont il a besoin pour rester équilibré.
Santé : pas de maladies héréditaires ou génétiques connues.
Entretien : Prévoir des activités ; brossage une fois par semaine.
Coût : prix d'achat 800 à 1 400 € ; entretien annuel 300 à 500 €/an.
| Sexe | Poids | Taille |
|---|---|---|
| F | 3/5 Kg | 35 cm |
| M | 4/7 Kg | 35 cm |
Source : ASTUVET, d'après le LOOF.
Bâillements, léchage des babines, tête ou regard détourné, patte avant levée, halètement hors effort, oreilles en arrière, queue basse.
Corps figé, fixation du regard, poils hérissés, grognement, babines retroussées. Ce sont des avertissements : il faut arrêter ce qui se passe.
Éloignez le chien de la situation, donnez-lui de l'espace, notez ce qui l'a déclenché pour en parler au vétérinaire.
Punir ces signaux : le chien pourrait ne plus prévenir avant de mordre.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Après une vraie bagarre, séparez les chats dans des pièces différentes, chacun avec ses ressources, pendant quelques jours et jusqu'à ce qu'ils soient calmes.
Échangez les odeurs, nourrissez-les de part et d'autre d'une porte, puis laissez-les se voir à travers une barrière en associant ce moment à des friandises ou au jeu.
Faites de courtes rencontres sous surveillance et terminez-les avant toute tension. Gardez un objet (coussin, carton) à portée pour faire écran si un chat se fige ou fixe l'autre.
Multipliez les ressources et les cachettes ; un diffuseur de phéromones peut aider. Si les bagarres reprennent, demandez une consultation de comportement.
Remise en contact des chats — Objectif : Présenter un nouveau chat, ou réintroduire des chats en conflit, sans créer de tension durable. Comptez plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
À éviter : Mettre les chats directement face à face, ou les laisser « régler ça entre eux ».
Zone de repli en cas de relation difficile — Objectif : Que chaque chat dispose d'un lieu où il est tranquille.
À éviter : Obliger les chats à partager un espace restreint.
Disruption et redirection vers le jeu — Objectif : Interrompre une séquence d'attaque avant qu'elle ne démarre.
À éviter : Intervenir avec les mains.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
La dénomination suit un ordre précis, en anglais : couleur de base + (éventuellement) tortie + amber + silver/smoke + motif + patron + panachure blanche.
Un chat au pelage uni est dit « solide ». Il existe 9 couleurs de base : blanc (white), roux (red), crème (dilution du roux), cannelle/cinnamon (brun-roux), fauve/fawn (dilution du cannelle), chocolat (plusieurs variations de brun), lilas/lilac (dilution du chocolat, beige rosé très pâle), noir, et gris/bleu (dilution du noir). La couleur noire se traduit différemment selon le type de robe : « black » pour le silver/smoke, « brown » pour le tabby, « seal » pour le point, le mink et le sepia.
Il faut deux chromosomes X pour être tortie : il s'agit donc presque exclusivement de femelles (les rares mâles tortie ont une formule chromosomique anormale XXY). Le pelage est roux et noir, ou chocolat, ou cinnamon, à l'effet marbré (on parle de « tortie diluée » pour le blue, le fawn et le lilac). Un chat tortie dont les deux couleurs séparent le visage s'appelle un chimera. Une écaille de tortue avec du blanc s'appelle calico ; avec des rayures, torbie.
Cette mutation provoque une couleur évolutive dans le temps, identifiée pour l'instant uniquement chez le Norvégien et le Burmese : le chaton naît brown tabby (tigré noir), commence à changer de couleur vers 2 mois et demi, pour apparaître roux vers 18 mois.
Les bandes claires des poils deviennent argentées. On parle de silver (argent) chez le chat agouti, et de smoke (fumée) chez le chat non agouti, où la racine du poil est très blanche alors que le reste du poil est coloré.
Le chat tigré (tabby) se repère au « M » sur le front ; le pourtour des yeux, les patons (à l'implantation des moustaches) et le menton sont plus clairs. Un chat agouti a des poils tiquetés (alternance de bandes pigmentées et de bandes claires) ; un chat non agouti a un poil uni. Chez un chat agouti, la couleur peut être repoussée sur 1/3 de la longueur du poil (shaded) ou sur 1/8 (shell). Quatre motifs existent : blotched (grandes boucles sur les flancs, larges anneaux sur queue et pattes), mackerel (fines rayures façon maquereau sur les flancs, anneaux plus étroits), spotted (motif blotched ou mackerel découpé en îlots individuels) et ticked (légères rayures sur tête/queue/pattes, corps uniforme).
Les extrémités (museau, oreilles, pattes, queue — zones froides) sont colorées, le corps (zone chaude) est clair. Le point présente un contraste très marqué entre extrémités et corps, avec des yeux bleus. Le mink a un contraste moyennement marqué, avec des yeux aigue-marine. Le sepia a un contraste peu marqué, avec des yeux verts à or.
Si un chat uni ou tortie présente des zones blanches, on ajoute cette description en fin de nom de robe. Si le blanc est limité aux pattes : mitted. Blanc van : plus de 80 % de blanc. Blanc arlequin : 50 à 80 % de blanc. Blanc blanc : moins de 50 % de blanc.
Source : LOOF (Livre Officiel des Origines Félines).
Les chiens ne pouvant pas communiquer leur douleur verbalement, il est important de savoir reconnaître les changements qui l'évoquent.
Changements de comportement (agressivité, anxiété, agitation), refus de manger ou de boire, troubles du sommeil (difficulté à dormir, somnolence accrue, réveils fréquents), baisse d'activité, difficulté à se déplacer ou évitement de certains mouvements, sourcils froncés ou yeux plissés.
Oreilles aplaties contre la tête, yeux fermés ou plissés, museau tendu ou froncé, langue pendante ou bave excessive.
Respiration rapide ou saccadée, mouvements lents ou hésitants, tressaillements musculaires ou tremblements, grognements ou gémissements.
Changements de posture, vocalises, réactions hostiles au toucher, interactions modifiées avec les humains (retrait, agressions), mobilité modifiée (boiterie, réticence au mouvement), diminution de l'appétit.
Chaque chien réagit différemment à la douleur, et certains la cachent ou l'expriment de façon subtile. Une surveillance attentive du comportement et de l'expression de votre chien permet de détecter tout changement inhabituel pouvant indiquer une douleur.
La stérilisation consiste à retirer chirurgicalement les organes reproducteurs de l'animal (ovariectomie ou ovario-hystérectomie chez la femelle, castration chez le mâle), sous anesthésie générale. Elle prévient les chaleurs et les grossesses non désirées, réduit le risque de certaines maladies (tumeurs mammaires, pyomètre, tumeurs testiculaires...) et peut atténuer certains comportements liés aux hormones (fugues, marquage urinaire, agressivité entre mâles). Votre vétérinaire vous conseillera sur le moment le plus adapté selon l'âge, la race et le mode de vie de votre chien.
L'intervention se déroule sous anesthésie générale et l'animal peut généralement rentrer le jour même. Laissez-le au calme, donnez-lui un peu d'eau s'il a soif, et réalimentez-le progressivement dans les heures qui suivent.
Après la stérilisation, on observe souvent chez le chien un ralentissement du métabolisme et une modification du comportement, qui le prédisposent à l'embonpoint. Un aliment adapté (souvent moins calorique) et une pesée régulière durant les mois suivant l'intervention permettent de limiter ce risque. Demandez conseil à votre vétérinaire pour adapter la ration.
Le suivi de chaleurs permet de détecter précisément le jour de l'ovulation et de déterminer le moment idéal de la saillie (48 heures après l'ovulation) : une erreur dans le choix des jours peut conduire à une chienne vide ou à une portée de petite taille. Il est indispensable en cas de chaleurs avec peu ou pas de pertes sanguines, de chienne refusant la saillie même en œstrus, ou d'insémination en semence réfrigérée ou congelée ; il permet aussi de connaître plus précisément la date de mise bas.
Suffisants sur des chiennes sans problème de fertilité en saillie naturelle : le nombre de jours de chaleurs (2/3 des chiennes ovulent entre le 9e et le 15e jour, encore faut-il que les premiers jours soient visibles), l'acceptation du mâle par la femelle (variable selon les individus), l'acceptation de la femelle par le mâle (certains mâles s'accouplent même hors chaleurs), et le changement de couleur des pertes vulvaires (variable selon les chiennes).
Indispensables en cas de problème de fertilité ou d'insémination en semence réfrigérée/congelée : la résistivité du mucus vaginal (chute brutale au moment de l'ovulation, mais non détectable chez 20 % des chiennes), les frottis vaginaux (méthode simple et peu coûteuse, suffisante en l'absence de trouble de fertilité), les dosages de progestérone (l'ovulation est certaine au-delà du seuil de 10 ng/mL), et l'échographie ovarienne (réservée aux cas complexes nécessitant un matériel et un opérateur expérimentés).
Quelle que soit la méthode, une seule mesure ne suffit pas : c'est le suivi dans le temps qui permet de déterminer précisément le moment de l'ovulation. L'idéal est d'associer frottis vaginaux et dosages de progestérone.
C'est un médicament permettant d'atténuer l'excitabilité des neurones afin de diminuer le risque de déclenchement d'une crise.
L'antiépileptique est d'abord donné à une posologie initiale, adaptée à l'animal, sa race, ses crises et son quotidien, en général de 1 à 3 fois par jour selon le médicament, idéalement à heure relativement fixe.
Le traitement est actif dès le premier jour d'administration, mais sa pleine efficacité peut être obtenue après une semaine, voire après plusieurs mois selon la molécule utilisée, une fois que la concentration du médicament dans le sang est stabilisée. Des effets indésirables peuvent être observés ; ils sont souvent transitoires et disparaissent en quelques semaines. Le traitement initial est ensuite ajusté selon le contrôle de l'épilepsie (crises encore trop fréquentes, effets indésirables importants et persistants, etc.), car les antiépileptiques ne sont efficaces qu'à partir d'une certaine concentration sanguine. Pour une même dose administrée, chaque animal aura une concentration sanguine différente selon des facteurs individuels (alimentation, prise de poids, métabolisme...). C'est pourquoi le vétérinaire proposera une analyse sanguine pour vérifier l'efficacité du traitement et le réajuster si nécessaire.
Soyez vigilant et informez votre vétérinaire si la fréquence ou l'intensité des crises augmente.
Fréquence respiratoire au repos, appétit/énergie, toux, distension abdominale, prise/substitution des traitements, bilans de suivi : que noter et quand consulter.
Le syndrome brachycéphale touche les races à tête courte, face aplatie et nez écrasé (Bouledogue, Carlin, Cavalier King Charles, Shih Tzu…). Leur conformation entraîne fréquemment des difficultés respiratoires et digestives, liées à plusieurs anomalies associées : narines sténosées (trop étroites), voile du palais allongé et épaissi qui gêne la respiration, malformation du larynx obstruant partiellement l'entrée de la trachée, et parfois hypoplasie trachéale (trachée trop étroite).
Ronflements, respiration bruyante, difficultés respiratoires notamment à l'effort, halètements même au repos, intolérance à la chaleur, syncopes ou malaises, vomissements ou régurgitations de nourriture. En l'absence de prise en charge, l'espérance de vie est nettement diminuée.
Une chirurgie de correction des malformations est fortement recommandée, dès l'âge de quelques mois : rhinoplastie (élargissement des narines) et/ou palatoplastie (réduction de la taille du voile du palais). Une prise en charge précoce permet d'éviter le risque de complications, comme une insuffisance cardiaque.
Narines d'un chien brachycéphale : avant (B) et après (D) rhinoplastie. Source : Dupré, Findji et Oechtering, 2014.
Le syndrome de Cushing (ou hypercorticisme) est une maladie hormonale assez fréquente : les chiens atteints produisent en excès du cortisol, sécrété par les glandes surrénales (situées au-dessus des reins), une hormone impliquée notamment dans la régulation de la glycémie. Il est souvent secondaire à une tumeur de l'hypophyse (zone du cerveau qui contrôle entre autres les surrénales) ou directement des glandes surrénales. Il touche surtout les chiens de petite race de plus de 10 ans.
Selon l'origine de la maladie : traitement médical à vie (comprimés à base de trilostane, qui réduit la production de cortisol) ou traitement chirurgical (retrait de la glande surrénale concernée en cas de tumeur surrénalienne). Des prises de sang régulières permettent d'adapter la dose du traitement.
Le pronostic est bon une fois le traitement mis en place, sauf si la tumeur à l'origine de la maladie est maligne.
Le syndrome de féminisation du chien mâle est l'équivalent de l'hyperoestrogénisme chez la femelle non stérilisée. Il est provoqué par des tumeurs testiculaires qui sécrètent de l'œstrogène en quantité anormale, déréglant la balance hormonale. Il existe trois types de tumeurs testiculaires chez le chien ; le syndrome de féminisation est le plus souvent lié à l'un d'entre eux, pouvant toucher un testicule bien positionné ou un testicule cryptorchide (non descendu), ce dernier sécrétant alors davantage d'œstrogène.
Alopécie bilatérale, symétrique et progressive (épargnant tête et pattes), hyperpigmentation ventrale, épaississement de la peau, pelage fin et terne, séborrhée ; complications de pyodermite (infection bactérienne) provoquant des démangeaisons ; gonflement des mamelles, prépuce de taille diminuée et pendant ; attirance des autres chiens mâles ; diminution de taille du testicule non tumoral ; dermatose linéaire entre prépuce et scrotum. L'excès d'œstrogène peut aussi provoquer un gonflement de la prostate (difficultés à uriner ou déféquer) et, plus rarement, une aplasie médullaire (diminution de la production des cellules sanguines).
Historique de l'animal et signes cutanés, échographie des testicules (recherche de tumeur) et dosages hormonaux, échographie abdominale (prostate, testicule non descendu tumoral). En cas de tumeur, des examens complémentaires (radiographies thoraciques, analyses sanguines) recherchent une éventuelle dissémination, bien que ces tumeurs se propagent peu.
En l'absence de tumeur disséminée, le traitement curatif est la castration bilatérale (avec chirurgie abdominale en cas de testicule non descendu) ; les testicules sont ensuite analysés pour préciser le type de tumeur et le pronostic. Les complications (infections cutanées, aplasie médullaire) sont traitées en parallèle. En l'absence de dissémination ou d'atteinte sanguine, le pronostic est bon, et les signes cutanés disparaissent en général quelques mois après la chirurgie.
Le syndrome de dilatation-torsion d'estomac (SDTE) est une affection digestive grave et assez fréquente chez les chiens de grande race. Il survient lorsque l'estomac se distend (gros repas ou prise de boisson excessive) puis se gonfle et finit par tourner sur lui-même. L'entrée et la sortie de l'estomac sont alors bloquées, le gaz continue de s'accumuler et la circulation sanguine est comprimée, pouvant entraîner un état de choc rapide ; la rate, proche de l'estomac, peut également se tordre.
Le chien essaie de vomir sans y parvenir (œsophage bloqué), son abdomen est gonflé et douloureux, il bave beaucoup à cause des nausées, est agité, halète, n'arrive pas à s'allonger et tourne en rond.
Une intervention chirurgicale en urgence est nécessaire. Le chien est d'abord stabilisé (antibiotiques, antidouleurs, perfusion intraveineuse) avant d'être anesthésié ; la chirurgie consiste à dégonfler puis détordre l'estomac, le replacer dans sa position d'origine et le fixer par des points de suture pour prévenir les récidives.
Une hospitalisation de plusieurs jours suit l'opération, avec des examens de contrôle (échographie, analyses sanguines). Pour limiter le risque de récidive : fractionner l'alimentation (2-3 repas/jour), éviter l'exercice dans les 3 heures suivant le repas ou une prise d'eau excessive, utiliser des gamelles anti-glouton. Le pronostic est réservé : sans chirurgie rapide, le décès est quasi certain, et des complications graves peuvent survenir même après l'opération.
La toxoplasmose est une maladie due à un parasite microscopique, Toxoplasma gondii (le toxoplasme). Les crottes des chats porteurs contiennent de nombreux oocystes (sorte d'œufs du parasite), très résistants, qui se disséminent dans l'environnement : sol, herbe, points d'eau, bacs à sable...
Il existe deux sources de contamination pour l'Homme : l'ingestion d'oocystes via des végétaux souillés ou des mains mal lavées, et l'ingestion de viande crue ou peu cuite provenant d'un animal lui-même contaminé. En France, on estime que l'ingestion de viande crue ou peu cuite est la source de contamination principale — bien avant le contact avec les chats.
Le risque principal de la toxoplasmose pour l'espèce humaine est la contamination de l'enfant pendant la grossesse : il peut alors souffrir de malformations des yeux, du cerveau ou des poumons. En France, les femmes enceintes font l'objet d'un dépistage sérologique systématique pour savoir si elles ont déjà été exposées au parasite. Les femmes séronégatives, non protégées, font l'objet d'un suivi médical rapproché et doivent suivre certaines précautions.
Le lavage soigneux des mains est indispensable après manipulation de terre ou d'aliments potentiellement souillés par des oocystes, ainsi que des ustensiles de cuisine après découpe de viande.
Non : même séronégative, une femme enceinte n'a pas besoin de se séparer de son chat. Il est simplement conseillé d'instaurer temporairement certaines précautions :
Source : ESCCAP France.
Il faut toujours effectuer la transition sur une semaine lors d'un changement d'alimentation, afin d'éviter de perturber le système digestif de votre chien.
N'hésitez pas à demander à votre vétérinaire de calculer avec vous la quantité journalière adaptée au poids actuel et au poids idéal de votre chien.
Un arrêté du 22 juillet 2019 limite le transport routier d'animaux vivants sur le territoire national à certaines heures lors des épisodes de canicule (niveau de vigilance 4) : le transport est interdit de 13h00 à 18h00, en complément de la réglementation européenne 1/2005 sur la protection des animaux en transport.
Cette interdiction ne s'applique pas lorsque le véhicule est équipé d'un système de climatisation ou d'un double dispositif de ventilation et de brumisation permettant de réguler la température, lorsque le transport concerne 3 animaux ou moins, ou lorsque le déplacement est rendu nécessaire pour des raisons vétérinaires ou de protection animale.
La température doit être maintenue autour de 30 °C maximum (± 5 °C).
Plus d'informations : www.interbev.fr/canicule
Choisissez une caisse qui s'ouvre par l'avant et par le dessus, avec un couvercle qui s'enlève facilement : le vétérinaire pourra examiner votre chat dedans s'il s'y sent bien.
Laissez la caisse ouverte à la maison, avec un plaid, des friandises ou un jouet, pour qu'elle devienne un coin familier et pas seulement le signal du vétérinaire.
Mettez le chat dans la caisse calmement et couvrez-la d'une serviette. Portez-la à deux mains contre vous, sans la balancer, et calez-la bien dans la voiture.
Ses friandises préférées, un plaid ou un vêtement qui sent la maison, une alèse ou un linge de rechange en cas de petit accident.
Posez la caisse en hauteur, loin des chiens. Dites au vétérinaire ce que votre chat aime ou n'aime pas, et s'il a déjà eu un médicament pour faciliter la visite.
Il peut rester inquiet ou distant plusieurs jours : laissez-le se remettre au calme et offrez-lui un repas qu'il adore. Si vous avez plusieurs chats, réintroduisez-le prudemment, car son odeur a changé.
Si le médicament est difficile à donner, parlez-en : il existe souvent une autre forme (liquide, pommade, gélule aromatisée).
Habituation à la caisse de transport — Objectif : Que la caisse devienne un lieu de repos familier.
À éviter : Sortir la caisse seulement pour aller chez le vétérinaire.
Habituation aux soins courants vétérinaires — Objectif : Préparer le chat aux manipulations vétérinaires.
À éviter : Maintenir le chat de force pendant les séances d'entraînement.
Fiche du cabinet. En cas de difficulté, une consultation de comportement permet de construire un plan adapté à votre animal.
Les trichures (Trichuris vulpis en Europe) sont des vers ronds d'environ 3 cm, hématophages, de la famille des nématodes. Le ver adulte parasite le chien et le renard, et vit dans l'intestin grêle.
La femelle pond des œufs en forme de citron, évacués par les selles, qui se développent 1 à 2 mois dans l'environnement jusqu'au stade larvaire infestant. La transmission se fait par ingestion d'aliments souillés, d'herbe, de terre ou de selles.
Généralement absents. En cas de forte infestation : diarrhée avec sang rouge et mucus, diminution de l'état général, anémie.
Antiparasitaires en pipette ou en comprimé selon l'espèce, le poids et le mode de vie, éventuellement associés à un shampoing pour éliminer les œufs du pelage. Rythme de vermifugation : chiots dès 2 semaines puis 4, 6 et 8 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; chatons dès 3 semaines puis 5, 7 et 9 semaines puis mensuel jusqu'à 6 mois ; adultes tous les 3 mois (toutes les 4 à 6 semaines en présence de jeunes enfants ou de personnes fragiles) ; femelles reproductrices en même temps que leurs petits. Demandez toujours conseil à votre vétérinaire.
Les tumeurs mammaires sont fréquentes chez les chiennes âgées non stérilisées : une masse se forme autour de la mamelle, cancéreuse (maligne) dans environ 50 % des cas et pouvant métastaser vers d'autres organes (poumons, reins, foie…). On estime qu'environ une chienne non stérilisée sur quatre présentera une tumeur mammaire au cours de sa vie. Toute masse détectée doit être prise en charge le plus rapidement possible.
Localement : petites masses autour des tétines, d'abord de la taille d'une perle, qui grossissent progressivement et peuvent devenir rouges/violettes et se percer. En l'absence de métastases, il n'y a souvent aucun autre signe ; en présence de métastases, des symptômes respiratoires, digestifs ou neurologiques peuvent apparaître.
Il dépend du type de tumeur, de sa taille et de la présence éventuelle de métastases : chirurgie (retrait rapide recommandé, avec parfois retrait complet de la chaîne mammaire pour prévenir de nouvelles masses, les tumeurs étant ensuite analysées pour connaître leur nature ; une seconde intervention pour l'autre chaîne mammaire peut être programmée par la suite), chimiothérapie en complément chez les chiennes présentant des tumeurs malignes métastasées (pour limiter le développement d'autres masses et améliorer le confort de vie), et traitements adjuvants (anti-cyclo-oxygénase, corticoïdes…) selon les cas.
La stérilisation précoce est le meilleur moyen de prévenir ces tumeurs ; évitez les contraceptifs, qui en favorisent l'apparition. Le pronostic est plutôt bon en cas de tumeur bénigne, plus sombre en cas de tumeur maligne avec métastases. Seul le retrait chirurgical suivi d'une analyse permet de savoir si la tumeur est bénigne ou maligne ; d'autres examens (analyses sanguines, radiographies, échographie) recherchent d'éventuelles métastases.
Les tumeurs testiculaires sont fréquentes chez les mâles non castrés, en deuxième position après les tumeurs de la peau. On en distingue trois formes principales selon le type cellulaire concerné. Leur fréquence est plus élevée chez les chiens atteints de cryptorchidie (testicule non descendu), et le risque de propagation à d'autres organes reste faible. Certaines races y sont prédisposées : Shetland, Berger Allemand, Braque de Weimar, Boxer...
Un testicule de taille augmentée et dur, l'autre pouvant être de taille réduite. La sécrétion anormale d'hormones sexuelles peut entraîner une anémie sévère, des lésions des glandes périanales, un syndrome de féminisation (perte de poils progressive et symétrique, peau sombre, gonflement des mamelles, diminution de la taille du pénis), ou des anomalies de la prostate provoquant des difficultés à uriner et du sang dans les urines, pouvant se compliquer en hernie périnéale.
Historique de l'animal et signes cliniques, complétés par une échographie des testicules et parfois des biopsies ou ponctions. Une échographie abdominale recherche également une atteinte de la prostate ou un testicule non descendu tumoral. En cas de tumeur, des examens complémentaires (radiographies thoraciques, analyses sanguines) évaluent une éventuelle dissémination, bien que celle-ci reste rare.
En l'absence de tumeur disséminée, traitement chirurgical par castration bilatérale (associée à une chirurgie abdominale en cas de testicule non descendu). Les testicules sont analysés en histologie pour préciser le type de tumeur et le pronostic. En cas d'anémie sévère, une transfusion sanguine et des antibiotiques peuvent être nécessaires. Le pronostic est bon en l'absence de tumeur disséminée ou d'atteinte sanguine, réservé à très réservé dans le cas contraire.
La cornée forme la partie superficielle et transparente de l'œil. Suite à une anomalie, un traumatisme ou une infection par certaines bactéries, de petits cratères appelés ulcères peuvent s'y former, superficiels ou profonds selon la gravité et la durée d'évolution — l'ulcère profond étant plus grave. L'ulcère cornéen est une affection très fréquente et douloureuse.
Si votre chien ferme un œil, contactez un vétérinaire pour un rendez-vous le plus rapidement possible, voire un service d'urgence : un ulcère peut s'aggraver rapidement et entraîner, comme d'autres maladies de l'œil, une perte des fonctions de l'œil concerné en l'absence de traitement.
Examen ophtalmologique sous anesthésie locale, avec des gouttes colorant en vert fluo les lésions pour identifier les ulcères ; d'autres maladies de l'œil doivent être exclues, et des examens complémentaires peuvent être réalisés.
Selon la profondeur de l'ulcère : une gestion médicale suffit pour les ulcères superficiels (antibiotiques locaux, larmes artificielles, anti-douleurs, autres collyres), avec cicatrisation en quelques jours. Une chirurgie sous anesthésie générale est nécessaire pour les cas avancés (ulcères profonds ou aux bords décollés empêchant la cicatrisation). Une collerette est à porter pendant la cicatrisation, dont le vétérinaire vérifiera le bon déroulement lors du contrôle.
Les différentes maladies contre lesquelles la vaccination peut protéger votre chien :
La primovaccination du chiot puis les rappels sont adaptés au mode de vie de votre chien (accès à l'extérieur, voyages, contact avec d'autres animaux…) : demandez conseil à votre vétérinaire pour établir le protocole adapté.
Un chien épileptique doit conserver une vie la plus normale et habituelle possible par rapport à sa vie « d'avant les crises » : changer ses habitudes peut provoquer un stress néfaste à son équilibre.
Les jeux, les promenades, les interactions avec les humains et les congénères, les câlins, l'éducation, et les activités sportives (à une fréquence et une intensité raisonnables).
La régularité des repas, la prise des médicaments à heures fixes, l'alimentation (attention à la prise de poids et aux « à côtés » qui pourraient perturber l'assimilation du traitement), le suivi du traitement chez le vétérinaire, et le suivi des crises.
Restez vigilant et informez votre vétérinaire si la fréquence ou l'intensité des crises augmente.
À partir de 8 mois, un chien peut être classé en 1ère catégorie s'il présente des caractéristiques morphologiques assimilables aux chiens de type American Staffordshire Terrier (« Pitbull »), Mastiff (« Boerbull ») ou Tosa, sans être inscrit à un livre généalogique reconnu par le Ministère de l'Agriculture (loi du 6 janvier 1999).
Demande à faire en mairie avec : carte d'identification de l'animal, certificat de vaccination antirabique à jour, attestation d'assurance responsabilité civile, certificat de stérilisation, pièce d'identité, résultat de l'évaluation comportementale réalisée par un vétérinaire inscrit sur une liste départementale, et attestation d'aptitude issue de la formation des maîtres. La vaccination antirabique, l'assurance et, si prescrite, l'évaluation comportementale doivent ensuite être renouvelées.
Les infractions (détention illégale, défaut de permis, de stérilisation, de vaccination ou d'assurance, absence de laisse ou de muselière, accès aux lieux publics...) exposent à des amendes pouvant atteindre 15 000 € et 6 mois de prison, ainsi qu'à des peines annexes : confiscation, voire euthanasie du chien, et interdiction de détention pouvant aller jusqu'à 5 ans.